Il est le directeur adjoint de la rédaction du Figaro, donc le second responsable et incarnation de l’idéologie du journal. Son éditorial du 27 novembre 2023 vaut le détour. Mais commençons par celui du 7 novembre 2025.
Méfaits de la drogue sioniste : Yves Thréard en plein délire
Chasse aux juifs, ça commence très fort. La suite est pas mal non plus. Notre devoir d’information nous oblige à diffuser le pâté entier.
Les responsables de la chasse aux Juifs qui se répand chaque jour un peu plus dans le monde sont politiques. Combien de temps va-t-on encore accepter l’antisémitisme d’atmosphère, idéologiquement transmissible, instrumentalisé et téléguidé par une partie de la gauche ? Celle qui, dans notre pays, porte aujourd’hui le visage de La France insoumise, ainsi que l’a courageusement répété Raphaël Enthoven. Celle qui, de New York à Paris en passant par Londres et Bruxelles, empêche les artistes juifs de se produire sur scène, comme aux plus sombres heures de l’histoire. Celle qui cultive le filon électoral de la licence antisioniste, nouveau cheval de Troie de la judéophobie, pour draguer les voix arabo-musulmanes, victimes, forcément victimes de l’oppresseur capitaliste judéo-chrétien. Celle qui exploite le malaise et la misère des peuples en leur désignant un ennemi, un bouc émissaire, cause de tous leurs malheurs, et qu’elle repeint aux couleurs du nazisme, du génocidaire.
Yves réagit donc à l’affaire du fumigène brandi lors du concert de l’orchestre israélien à Paris, une petite lumière un peu moins dangereuse tout de même qu’un bombardement sur un hôpital de Gaza. Mais n’envenimons pas les choses. Yves termine sa diatribe sur la sortie de Manon Aubry, qui fait face à un sacré hypocrite. Mais nous sommes sur CNews, la version française d’i24NEWS.
L’eurodéputée LFI, Manon Aubry, sur la perturbation du concert d’un orchestre israélien par des militants propalestiniens hier soir : « Je ne condamne pas ce qu’il s’est passé à la Philharmonie de Paris », dans #LaGrandeInterview pic.twitter.com/mE7uUpVsNh
— CNEWS (@CNEWS) November 7, 2025
Cet adepte de Radio J tourne désormais ses canons contre LFI, une organisation qu’il n’est pas loin de qualifier de terroriste. Ici, malgré la majorité anti-LFI et pro-Israël en plateau, il se fait reprendre de volée par Bompard. On est sur BFM TV mais on pourrait aisément être sur i24NEWS ou CNews.
Yves Thréard est un répondeur automatique, un menteur professionnel. Calomnier la FI est une constance chez lui…pic.twitter.com/KvBeEQP2yH https://t.co/ISUwbhNEfQ
— ClémencEspoir (@ClemencEspoir) September 10, 2025
Yves, qui a été chroniqueur sur Radio J en 2023, montre qu’il a de la constance dans ses idées fausses. Retour en arrière, au 27 novembre 2023 et à l’édito du numéro 2 du Figaro.
L’idéologie est une façon de voir le monde, et chacun a la sienne, ce qui n’est pas contestable. Le problème, c’est quand une idéologie refuse certaines informations qui la contrarient. Il y a donc conflit ou contradiction entre l’idéologie et l’information. Pour être plus précis, on dira des faits et leur interprétation plutôt que des informations.
Tout l’édito de Thréard est fondé sur des informations partielles, plutôt que de fausses informations. C’est de l’idéologie déguisée en information. Au bout du compte, tout en haut de ce château de cartes truquées, il arrive à une conclusion forcément erronée. Mais c’est le but. Dès le départ, il prend la tangente avec la réalité :
L’antisémitisme est évidemment l’affaire de tous les Français, quelles que soient leurs origines. Mais c’est aussi à l’État d’assumer ses missions pour que triomphent partout la laïcité, la liberté et la tolérance.
La première phrase est un vœu pieux doublé d’une injonction : l’antisémitisme n’est évidemment pas l’affaire de tous les Français, puisque la plupart s’en foutent, malgré le carpet bombing médiatique. Une propagande qui heurte les esprits et qui provoque d’ailleurs une série de défenses naturelles : le refus, l’indifférence, et parfois la colère, qui, elle, est assimilée à de l’antisémitisme. On ne doit pas critiquer la lutte contre l’antisémitisme, fût-elle douteuse, sinon on est soi-même un antisémite.
Voilà pourquoi la pseudo-lutte contre l’antisémitisme produit naturellement de l’antisémitisme, au sens où les responsables l’entendent.
Les Français pensent à leur santé, à leur famille, à leurs enfants, à leur argent, à leurs problèmes de boulot, pas à l’antisémitisme, qui est l’obsession d’une minorité. En ce sens, l’écrasante majorité des Français n’est pas antisémite : elle s’en fiche.
Depuis l’offensive de l’armée israélienne contre les terroristes du Hamas, beaucoup de Français juifs se sentent exposés aux insultes, à la détestation, à l’agressivité d’une partie de la société. Sur les réseaux sociaux, l’antisémitisme coule à flots continus. Le « cri des consciences » lancé à l’occasion de la marche du 12 novembre organisée par les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale n’a, bien sûr, pas arrêté cet effarant déversement de venin.
« Beaucoup de Français juifs se sentent » : on est bien là dans le ressenti, et le ressenti inchiffrable (« beaucoup »), ce qui permet aux médias de multiplier ce ressenti, de le solidifier et de le transformer en fait, en grande partie imaginaire. On ne reviendra pas ici sur les cas d’auto-antisémitisme, ou d’auto-sémitisme, qui font florès. La presse tombe à chaque fois dans le panneau, pourtant énorme : on dirait qu’elle n’a pas le choix.
Et ce que Thréard appelle l’antisémitisme qui « coule à flots continus » sur les réseaux sociaux, c’est tout simplement le débat, démocratique, qui donne force à la majorité, eh oui, en confrontant les opinions. La France n’est pas Israël. Et ce n’est pas de notre faute si le rapport est de 99/1 ! Le débat est donc devenu antisémite, comme la résistance à la propagande des médias mainstream, dont Thréard fait objectivement partie avec son Figaro.
Leçon numéro un : résistance = haine
Pour eux, la résistance au mensonge s’appelle « haine », on l’a vu avec la résistance antivax, qui a été traînée dans la boue, jusqu’à obtenir une victoire totale sur les forces du Big Pharma et de son armée, pourtant richissime, omniprésente et suréquipée. Aujourd’hui, tous les responsables du covidisme meurtrier pour la population se cachent.
Pr @raoult_didier : « Les vaccins #Covid c’est le plus gros bénéficie de l'histoire de la pharmacie. Jamais on a vendu autant que les 2 vax covid #Pfizer #Moderna . L' #OMS ? Il faut s’en débarrasser et créer une alternative » ITW réalisé Octobre en 2025 par @Antenneatv #Macron pic.twitter.com/DwLIrOyMYL
— LE GÉNÉRAL Officiel (@leGeneral_off) November 4, 2025
Avec la « haine », on est évidemment dans une inversion totale, mais les agents ne veulent pas le voir, ils préfèrent rester dans leur mensonge, et l’augmenter.
Si de nombreux porteurs de haine sont animés par la même fièvre exterminatrice que les islamistes du 7 octobre à l’aube dans le sud d’Israël, d’autres sont habités par l’ignorance. Ils avalent et colportent les éternels préjugés et clichés qui associent les Juifs à la richesse et au pouvoir.
Pour lutter contre ces « clichés » nauséabonds, nous associerons désormais les juifs à la pauvreté et à l’impuissance.
On ne commentera même pas la première phrase, d’une stupidité confondante pour un hiérarque des médias. On se contentera de souligner ces misérables guillemets, qui remettent en cause une oppression que tout le monde voit, de l’humain le plus sous-informé au porte-parole de l’ONU :
Les mauvais jeux de mots aux relents antisémites à peine cachés fusent, sur fond de défense des Palestiniens « oppressés par l’État sioniste ».
Finalement, Yves, hommes d’idées, propose une piste pour lutter contre l’antisémitisme. On sent l’imagination de haut niveau :
Comment lutter contre cet antisémitisme ? C’est évidemment l’affaire de tous les Français, quelles que soient leurs origines. Mais c’est aussi à l’État d’assumer ses missions pour que triomphent partout la laïcité, la liberté et la tolérance. À l’école, notamment, où l’enseignement du génocide des Juifs n’est plus, depuis longtemps, un rempart suffisant pour lutter contre l’antisémitisme. Il est urgent de trouver de nouvelles réponses pour que les Juifs n’aient plus peur et que cessent la lâcheté et l’indifférence de l’État.
Ainsi, pour lui, l’enseignement du génocide des juifs a été le moyen de lutter contre l’antisémitisme potentiel de nos enfants, tiens, tiens. Cela signifie que l’enseignement de ce génocide (il y en a d’autres) empêcherait d’avoir des pensées antisionistes.
Pourquoi alors ne pas enseigner également les autres génocides ? Pourquoi ne parle-t-on pas du matin au soir du massacre des Indiens d’Amérique ou des esclaves noirs d’Afrique ? Si nous n’avons pas d’Indiens d’Amérique chez nous, nous avons des Noirs originaires d’Afrique, et en plus grand nombre que les Français de confession juive.
Cela prouve que le but n’est pas d’enseigner un quelconque génocide, mais bien d’enseigner le sionisme, ou l’anti-antisionisme.


et
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