Avec le recul, vous vous rendez compte que vous avez passé des centaines, parfois des milliers d’heures à regarder des séries, sans que ça vous rende plus intelligent, plus riche ou plus fort. On vous a volé, quelqu’un vous a volé ce que vous avez de plus précieux : le temps. Comment en êtes-vous arrivé là ? Nous allons vous aider à vous en sortir.
À quel moment arrêter une série ? Le serius interruptus
Prenons l’exemple de Homeland. On a failli arrêter à S01E06 quand l’héroïne, l’agent blonde survitaminée mais minée par un problème de bipolarité, couche avec le sous-off revenu djihadiste d’Irak. Premier accroc, mais on a décidé de donner une chance à la série.
Malheureusement, dès l’épisode suivant, le S01E07, elle insulte un néonazi dans un bar, un « white supremacist » qui porte un « 88 » tatoué sur son bras. Et là, on a dit stop. Ça commençait bien, ça s’effondre d’un coup en promo sionarde. Tant pis pour la suite. On n’a pas été vérifier qui a écrit cet épisode, mais on a quand même vérifié, par instinct : un certain Gideon Raff est dans le coup !
Raff Gideon est né à Jérusalem d’un père comptable au ministère des finances israélien. Entre ses deux et six ans, il vit à Washington où son père travaille comme conseiller économique pour l’ambassade. Après son service militaire de trois ans comme parachutiste à Tsahal, il fait des études de cinéma à l’université de Tel Aviv. [...] En 2009, il crée en Israël la série Hatufim. Cette série inspire une adaptation aux États-Unis, la série Homeland (2011-2020). Il vit avec son mari à Tel Aviv.
Euh, bon, OK, la totale. On a bien fait de lâcher en pleine saison. Le succès des séries US est pourtant basé sur la proximité avec le réel, pas avec la propagande bien-pensante, sioniste ou autre. On n’est pas sur France Télévisions, bordel !
En général, on arrête quand la série devient répétitive, quand les auteurs fatiguent, tournent en rond. Prenez Madmen, excellente première saison, parce qu’on apprend des choses sur le New York des années 60, le milieu de la pub, des grandes marques, du marketing (voir la scène culte avec le PDG de Lucky Stike), la montée en puissance du média télé, le changement dans les mœurs, le frontal entre la bourgeoisie culturelle de gauche et la bonne vieille la droite industrielle, etc. Un vrai cours de socio !
Ensuite, ça vire à l’empilage d’histoires de cul, un vrai fourrage généralisé. Machin couche avec Bidule, Bidule avec Machine, Machine regrette car elle aime Chose, qui lui est pédé mais elle le sait pas, etc. Par contre ça picole et ça fume grave, et ça, c’est autorisé. Un bon point, même si c’est pas bon pour la santé. Mais qui sur terre sait ce qu’est la santé, à part Béa Bach ?
Idem avec 10 %, la série française où Camille Cottin joue – formidablement d’ailleurs – un agent du showbiz. Tout est très vraisemblable, avec les turpitudes et habitudes pénibles des stars. C’est cruel, drôle, bien vu, malheureusement, au bout de trois ou quatre saisons, le LGBTisme fout tout en l’air avec la Cottin qui incarne, à l’écran comme dans la vie (c’est une activiste de la cause brouteuse), une lesbienne. Et là, tout l’intérêt de la découverte d’un milieu avec ses rapports complexes passe au second plan, derrière la promo de l’homosexualisme. Un gâchis. Notez bien qu’on dit pareil pour Homeland et l’hétérosexualité.
Une fois de plus, comme dans Homeland, la bien-pensance tue le game. Une bien-pensance qui n’aura jamais eu raison des Soprano’s, et ce, jusqu’au dernier souffle, ni de Breaking Bad, même si avec mister White on n’est pas dans la plus grande des vraisemblances. Cependant, autre intérêt de cette série de dealers, ça vérifie complètement la théorie de Ridal, on est contraints de le dire.
Le héros est un type sans relief qui devient quelqu’un, une star, en virant truand. Le rêve de tout petit fragile ! Tuer, voler, piller, mais pas violer. Ça manque un peu, pour le coup. Là on aurait aimé plus de popo, mais on pense que le créateur de la série avait une bonne dent contre les épouses, vu le portrait repoussant de Skyler, la femme de Walter White !
« Que Dieu nous éloigne de ce genre de femme ! »
À quand une bonne série bien trash avec du massacre hommes-femmes-enfants, du pillage et du viol de masse ? Ah, merde, pas besoin de série, c’est Gaza.
Pourquoi ne pas ressusciter Tarass Boulba, ou Attilia, la terreur de l’Asie centrale ? Qui aura les couilles ? Mais sans Camille Cottin, hein. Quoique, à l’époque, les lesbiennes ça devait pas exister…


et
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