C’est dit un peu rapidement en titre mais ça résume l’action. Il s’agit d’une chicore entre deux humoristes de sexe faible, une gauchiste et une sioniste, toutes deux de service public. Enfin presque.
La première s’appelle Julie Conti, la seconde Sophia Aram. Mi-mars, Julie fait sa chronique sur l’islamophobie, et Sophia pleurniche parce qu’elle est citée en tant qu’islamophobe, ce qui saute aux yeux de tout le monde. Au lieu de tout écrire, on préfère vous passer les explications de la méchante. Ensuite on passera à la gentille.
"J'ai décidé de quitter France Inter." @Julieconti
Soutien total à JulieGuillaume, t'as pas une ptite place sur Nova ? pic.twitter.com/OQitmTdNHM
— Jacques Renardiere (@JRenardiere) March 30, 2026
Résumé de la chronique de la méchante islamiste
« Le 15 mars, c’est la journée de lutte contre l’islamophobie. Joyeuse fête en avance à tous les musulmans ! J’avais peur de ne pas être légitime pour traiter ce sujet parce que je ne suis ni musulmane, ni islamophobe. Du coup pour avoir une vraie expertise sur le thème, j’ai écrit cette chronique avec Yacine, mon pote humoriste musulman. J’aurais bien aussi voulu avoir l’avis d’un humoriste islamophobe mais Sophia Aram ne passe que lundi sur Inter. C’est dommage. »
En bonne sionarde débusquée, Aram torche alors ni une ni deux une pleurniche dans Le Point, le journal du multimillionnaire BHL financé par le multimilliardaire Pinault. C’est pour situer le niveau moral, si vous voulez. Elle qui chaque semaine étale sa haine sur la tartine LFI dans « BHL Hebdo », invoque sans surprise la « haine » et le terrorisme (islamiste, pas sioniste, hein). On précise que la bafouille, qui n’a pas un gramme d’humour (c’était pourtant le moment d’en mettre), est adressée à Nagui, le patron de l’émission.
« Jeudi dernier, l’humoriste Julie Conti m’a publiquement accusée d’être “islamophobe”, et ce, avec tes plus vifs encouragements. Une accusation grave, qui aurait mérité d’être argumentée, d’autant que, tu le sais, depuis "Charlie", Paty et Bernard, cette accusation a déjà fait couler beaucoup de sang. Un rappel pénible, mais nécessaire, dans la mesure où je ne peux distinguer, dans les accusations de la chroniqueuse de ton émission – ni dans la jubilation qu’elles ont provoquée chez toi –, ce qui relève de la fausse naïveté ou de la haine assumée à mon égard. »
Une retranscription de la pleurniche figure sur le site ozap.com.
Sois drôle ou tais-toi
Julie, sous la pression, décide donc d’émigrer ailleurs, peut-être Nova, qui récupère tous les vrais humoristes (Meurice et Omiri ont beau être de gauche, ils sont humoristes) et qui cartonne avec, tandis qu’Inter a perdu un demi-million d’auditeurs selon les chiffres 2025. Pas la peine de revenir sur ce coup perdant des autorités de la station faussement publique, actuellement sur la sellette grâce à la commission Alloncle (on préfère l’appeler ainsi).
On écrivait que c’était le moment de répondre avec humour, pour la haineuse du Point. Malheureusement, elle en est dépourvue et le prouve par là-même. C’est donc une lettre assez suicidaire, pour celle qui se dit humoriste. Mais fais-nous rire, même si tu es sionarde, Sophia ! C’est ça, le pouvoir du rire, bordel. Ensuite, on regardera ta cause avec un peu plus d’indulgence, tu ne crois pas ? Quand on se fait vanner, on réagit par une contre-vanne, pas par une chialerie.
Dans le même genre, on est tombés sur l’humoriste bien-pensant que Sophia Aram a remplacé dans les médias : Stéphane Guillon. Il passait il y a trois mois chez Michel Cymes dans une émission médicale, mais people. On peut même dire politique.
La lutte contre l’antisémitisme, refuge des faux humoristes
« En instance de divorce » (selon nos informations, la jeunette qui a remplacé Muriel Cousin n’a pas tenu longtemps), Guillon, cet agent du Système déguisé en humoriste (il a vomi sur Soral et Dieudonné, ça montre le courage du bonhomme) met tout le monde mal à l’aise, animateur, chroniqueurs et public compris.
Jamais drôle, il rappelle qu’il « combat le racisme, l’antisémitisme » et cherche à faire le marrant supercool avec une vannasse censée illustrer la dégradation de la liberté d’expression : « Tu peux plus bouffer du chien en enculant ta sœur ». Pure transgression gauchiasse, qui ne fait rire personne, les gens aimant les chiens et les petites sœurs.
Il tente alors de se mettre ce public rétif dans la poche avec son imitation de Luchini qu’il traîne depuis vingt ans, et là, il devient le SDF qui fait la manche dans le métro avec une mauvaise chanson. Peine perdue : quand on n’aime pas les gens, les gens ne vous aiment pas.
L’époque est dure pour tout le monde, on le sait. On n’est pas les seuls à en chier, sur E&R, même si on est en première ligne. Mais on n’est pas des faux-culs, et l’époque a ceci de bien qu’elle démasque les faux-culs, qui parfois se démasquent tout seuls. Les people sont rentrés dans leur tanière, depuis les Gilets jaunes et le covid, où ils ont aimablement trahi pour le compte des forces du mal. On ne les entend plus, difficile de revenir après une trahison. Bruel, après des années à échapper aux gouttes, se prend un shit storm tardif. Honnêtement, on aurait préféré qu’il plonge pour son sionisme déguisé en antiracisme plutôt que pour ses histoires de cul. Mais on ne nous a pas demandé notre avis.
En politique, Lang a mis cinquante ans à mordre la poussière et certains Rothschild sont dans la nasse epsteinienne. Il se passe aujourd’hui des choses impensables il y a encore un an.
L’époque est à la purge, à ceci près que nous ne sommes pas Staline et que la purge se fait toute seule, sous la pression des réseaux sociaux (le nouveau tyran collectif ?). C’est le monde à l’envers, on dirait : le pouvoir réel est en train de changer de camp. Certes, on n’est pas à l’Élysée, mais avec l’affaiblissement de tous les pouvoirs officiels, le rapport de force nous est de moins en moins défavorable. La répression, on le rappelle, n’est pas un signe de force mais bien de faiblesse. La preuve, le pouvoir de Tel-Aviv et le pouvoir de Washington, qui tabassent le Proche-Orient et brûlent l’Iran, sont en train de vaciller.


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