Maison des médias libres
Olivier Legrain, après avoir pris possession du bâtiment le 14 novembre 2025, voulait créer au 70, boulevard Barbès, à Paris, la « Maison des médias libres » afin de mutualiser, à partir de 2027, les bureaux de Politis, Basta !, Regards, Blast ou Alternatives économiques. Dans l’optique de la présidentielle, le milliardaire de gauche comptait investir, selon La Lettre, 15 millions d’euros dans cette opération.
Déjà financeur du trimestriel féministe La Déferlante et présent au capital du média antifasciste StreetPress, Olivier Legrain se voit pourtant contraint de s’éloigner du projet après des accusations de harcèlement sexuel relayées par un article de Mediapart en janvier dernier. La responsable d’un média a déposé plainte contre lui le 7 janvier 2026, lui reprochant des avances répétées alors qu’elle cherchait des financements.
Olivier Legrain, ancien PDG de la société de construction Materis, filiale du groupe Lafarge, s’était reconverti depuis 2015 en tant que « psychothérapeute de la médecine du travail » à Neuilly-sur-Seine.
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Henry Rousso et le Musée-mémorial du terrorisme
L’ouverture du Musée-mémorial du terrorisme est désormais visée fin 2029-début 2030 pour un budget de travaux d’environ 50 millions d’euros. Le projet, initialement prévu sur le site de Suresnes (Hauts-de-Seine), jugé trop coûteux, a été définitivement abandonné en septembre 2025 au profit d’une partie inoccupée de la caserne Lourcine, dans le XIIIᵉ arrondissement de Paris.
Alors que le projet avait été abandonné début décembre 2024 à l’initiative du gouvernement Barnier, Emmanuel Macron l’avait réaffirmé dès janvier 2025. Président de la mission de préfiguration et initiateur du projet, l’historien Henry Rousso réfute les critiques : « Ouvrir un musée du terrorisme est une forme de résistance intellectuelle [...] Dès 1942, à Jérusalem, quelques intellectuels juifs ont imaginé de construire un mémorial et un musée. En apparence incongrue, cette initiative manifestait la volonté de conserver les traces de l’impensable. »
Inventeur du terme « négationnisme » (Le Syndrome de Vichy, 1987), Henry Rousso est né en 1954 au Caire au sein d’une famille juive expulsée d’Égypte après la crise du canal de Suez en 1957 et la déchéance de nationalité de son père.
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Audiovisuel israélien
Le producteur et animateur Arthur (de son vrai nom Jacques Essebag) s’associe au milliardaire franco-israélien Patrick Drahi pour entrer au capital de la chaîne de télévision israélienne Reshet 13. Le spéculateur américain John Paulson, surnommé « le sultan des subprimes » pour avoir bâti sa fortune en pariant sur l’effondrement du marché hypothécaire américain en 2007 et sur la faillite de la Grèce en 2010, se joint également au projet de rachat. Propriétaire de la chaîne i24News basée à Tel-Aviv et largement favorable au Premier ministre Benyamin Netanyahou, Patrick Drahi aurait bénéficié de l’appui de ce dernier auprès de l’actionnaire majoritaire d’origine ukrainienne Len Blavatnik, selon le quotidien TheMarker.
Le Syndicat des journalistes d’Israël a contesté la légalité de l’accord, soulignant un risque de fusion éditoriale forcée avec i24News et qualifiant l’opération de « plan directeur du gouvernement Netanyahou pour capturer les médias ». Deuxième chaîne la plus regardée en Israël, Reshet 13 diffusait, jusqu’à sa suppression par Blavatnik en 2024, l’émission d’investigation à succès Ezor Milhama, connue pour ses révélations sur la corruption politique israélienne et sur les alertes du renseignement ignorées par les autorités avant l’attaque du 7 octobre 2023. Dans leur communiqué transmis à l’AFP, Arthur, Drahi et Paulson ont souligné « leur attachement aux valeurs sionistes, au renforcement de l’économie israélienne et au maintien de médias puissants, libres et influents ».


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