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Les Chroniques de Youssef Hindi #70 – L’Amérique hors la loi

Pour bien comprendre la politique de l’hégémon américain, il faut non seulement adopter une approche anthropologique et sociologique, mais aussi théologico-politique. C’est l’un des apports du travail de Youssef Hindi.

 

Au sommaire :

00:00 – Le sujet du jour : L’Amérique hors la loi et le nihilisme
01:37 – Le nihilisme selon Emmanuel Todd
02:12 – Le nihilisme passif et le nihilisme actif
03:45 – La religion zéro
05:41 – Gustave Le Bon, le précurseur
11:30 – Les aspects du nihilisme américain
13:07 – L’Amérique, vierge et dépourvue de loi
15:30 – L’Amérique selon les philosophes
16:26 – L’Amérique selon les théologiens
19:25 – L’Amérique, Éden et nouvelle Jérusalem
21:40 – L’Amérique, terre de rédemption et d’espérance messianique
22:43 – L’Amérique se transforme en hégémon mondial messianique
23:23 – L’Amérique abolit la loi dans le monde pour le « sauver »
24:18 – L’Amérique et l’Antéchrist
25:23 – Aux origines religieuses du nihilisme juridique
32:09 – L’Amérique évangélique et nihiliste
35:20 – Lgbtisme et nihilisme actif : désaccord avec Emmanuel Todd
36:05 – Les deux messianismes nihilistes : démocrate et républicain
36:30 – Le nihilisme comme force historique
37:20 – Compléter l’approche d’Emmanuel Todd par la théologie politique
38:22 – Le nihilisme israélien et la religion négative
39:06 – Soutenir mes travaux

 

 

Les Chroniques de Youssef

 
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4 commentaires

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  • Toute la typologie des structures familiales d’Emmanuel Todd est la reprise de celle de Frédéric Le Play (familles souches, etc.), emprunt qu’il ne reconnaît pas parce que c’était un auteur ... de droite, donc c’est pas étonnant qu’il ait aussi plagié Gustave Le Bon et qu’il ne veuille pas l’avouer.

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  • #3614940
    Le 21 mai à 17:28 par ProtégeonslaPalestine

    Le droit international est une ramification de la gouvernance imperceptible (soft power) de l’État Profond, qui vise à l’instauration d’un État-monde régulé par un protocole de guerre et de coopération unanimement acceptés. Les rédacteurs en chef du droit international, USsraël, ne sont pas soumis au joug des règles qu’ils imposent au concert des nations : ils sont hors la loi car ils sont la loi, comme Dieu est le Verbe. Cet exceptionnalisme judéo-protestant s’inscrit dans la filiation idéologique d’une destinée manifeste échue à une race choisie de Blancs supérieurs, censés porter un fardeau moral : une mission civilisatrice envers les Blancs secondaires et les humains simiesques du tiers-monde. C’est ainsi que Rudyard Kipling, auteur du Livre de la jungle, décrivait « le fardeau de l’homme blanc » et que Jules Ferry justifiait l’impérieuse nécessité de l’épopée coloniale.

    L’entité capable de revendiquer « la loi, c’est moi » occupe de facto un statut extra judiciaire, se dote de pouvoirs démiurgiques qui lui autorisent tout et ne la rendent comptable de rien : la loi mosaïque, forme inaugurale de la loi du père qui avait vocation à juguler la tyrannie des potentats tribaux et à endiguer l’obscurantisme des atavismes culturels, subit une réécriture par deux nations mères qui sentent investies d’une autorité divine pour codifier et modéliser le monde selon les contours de leur cartographie ethno-culturelle.
    Ainsi l’obsession des judéo-protestants et de leurs affidés évangélistes pour la pureté permet-elle d’entrevoir une archéologie primitive commune entre le protestantisme et le frérisme. L’Amérique perçue comme un Eden prélapsaire par les Pères fondateurs entretient des analogies ténues avec l’obsession des clans pré-islamiques et judaïques pour la virginité féminine : le protestantisme et le wahabisme sont deux déclinaisons d’un puritanisme en guerre contre lui-même, car honteux de se reconnaître dans le miroir que lui renvoie son corollaire proche oriental.

    Les évangélistes sont les fréristes du Pacifique, les salafistes sont les évangélistes du Levant et les judaïstes sont la synthèse de ce cabalisme des ténèbres qui a force de loi : la guerre est bien métaphysique et spirituelle, comme l’a pressenti l’excellent Youssef Hindi en remettant à l’honneur le terme de messianisme. Les USsraël s’envisagent comme le messie du monde libre (de leur obéir sans réserve), comme le phare éthique et la boussole politique des nations.

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  • #3614943
    Le 21 mai à 17:58 par ProtégeonslaPalestine

    (suite) Je suggère à Youssef Hindi d’approfondir cette relation initialement antagoniste, puis devenue partenariat symbiotique, entre judaïsme et protestantisme : la biographie édifiante d’IMMANUEL TREMELLIUS, que l’on peut rétrospectivement considérer comme le 1er Sayan de l’histoire, est relatée dans un ouvrage de l’historien Kenneth Austin, intitulé From Judaism to Calvinism.

    On y apprend comment Immanuel Tremellius, alors professeur d’études hébraïques et traducteur de l’Ancien Testament du cyriaque vers le latin, au XVIème siècle, se convertit par opportunisme au catholicisme, dans l’intention de judaïser les préceptes : l’entrisme religieux de ce Sayan au sein de la cour royale d’Angleterre y favorisa l’éclosion du calvinisme, influença le proto-sionisme de Oliver Cromwell, avant de semer les ferments devant mener au schisme religieux de la couronne avec Rome, la réformatrice Anne Boleyn ayant servi de Jézabel dans la couche du roi Henry 8 : le judéo-protestantisme, qui est l’axe géopolitique contemporain en temps de guerre et de paix, est donc né des oeuvres et manœuvres d’Immanuel Tremellius.

    À ce jour, nous n’avons pu exhumer aucune trace ni aucun vestige de l’existence d’un prétendu judéo-christianisme : il appartient dorénavant aux historiens de défier et réviser l’état actuel de nos connaissances, afin de mettre à jour cette réalité, si tant est qu’elle existe

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  • #3615100

    Les Israéliens (et les doubles-nationaux vivant hors d’Israël) expliquent en permanence pourquoi Israël et ses colonies (principalement les U.S.A. et l’Europe) n’ont pas besoin de respecter le "droit international" :
    Le seul droit qu’ils reconnaissent, ce sont le Talmud et la Torah qui ne sont valable que pour eux, puisqu’ils sont les seuls à être entièrement des humains, le reste de l’Humanité n’étant que des animaux à forme humaine destiné à les servir.
    Tout ça caché derrière les lois noahchiques, destinées à faire croire aux "gentils" que le but du Judaïsme est de faire le bien de l’Humanité entière et est donc universel égalitaire, plutôt que suprémaciste ethnico-religieux.

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