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Le Quai d’Orsay à voile et à vapeur sur le Venezuela

Il est bon de coincer la diplomatie dite française sur le cas vénézuélien, si encore il n’y avait que celui-là. Bâtie autour du double standard, selon lequel la Russie qui attaque l’Ukraine c’est mal, mais Israël qui attaque la Palestine c’est bien, elle fait en permanence un grand écart intenable.

 

Sur le viol du droit international par Trump, Macron s’est couché, et l’intendance – médiocre en Macronie – a tenté de rattraper le coup. Le résultat, comme toujours en Macronie, est pire.

Le tendre Pascal Confavreux, qu’on croirait sorti du nid, bégaye devant les relances pourtant simples du journaliste, qui en plus n’est pas foncièrement hostile – on est sur BFM TV, quand même : alors, intervention américaine illégitime ou pas ? Le seul « illégitime » que ce paumé arrive à déglutir, c’est sur le « régime » de Maduro. Imaginez la France représentée par ces tocards. Si encore c’étaient de bons menteurs, des diplomates de talent...

 

 

Ce qu’il y a de remarquable au lendemain des condamnations des dix vilains Français qui ont osé se moquer de la Première dame, éminemment risible, c’est là encore le double standard de la Macronie. Écoutez bien ce que dit Pascal pour justifier l’injustifiable, le viol de la souveraineté vénézuélienne :

« Premièrement il y a un régime du, de, de, de Maduro qui était illégitime [comme celui de Macron, NDLR], qui avait pas reconnu les élections de 2024 et qui n’en avait même pas publié les résultats, euh, il avait violé les doigts [!] et les libertés fondamentales du peuple, euh, du peuple vénézuélien et il avait ensuite violé plusieurs libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression avec des prisonniers politiques. »

Stop ! Et le procès de Brigitte contre les Dix ? La liberté d’expression du peuple français est violée, mais on attend encore la sortie du Confavreux, du Barrot et du Macron sur le sujet...

La police veille sur la liberté d’expression

 

Le double standard, ça veut dire qu’il y a un étage supérieur qui dicte les lois, et qui brouille le message, ici républicain. La république, comme le dit si bien le grand talmudiste Peillon, c’est le judaïsme, et là, on n’a pas de double standard. On trouve toujours un vaniteux pour balancer la vérité, et se balancer lui-même par la même occasion.

« Un jugement qui est logique puisque le cyberharcèlement a été reconnu et que l’ensemble des prévenus ont été déclarés coupables. Ce qui est important également c’est le fait qu’il y ait exécution provisoire pour les stages de sensibilisation et pour certains des prévenus, l’interdiction d’utiliser leur compte en ligne. »

Sacré Jean Ennochi, l’avocat des riches – qui possèdent, eux, la liberté d’expression – avec ses stages de sensibilisation à la transphobie et au respect des oligarques... Brigitte a gagné, la France a encore perdu.

 

La Macronie à l’agonie dans tous les compartiments du jeu

 
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21 commentaires

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  • #3586139

    Il est bon de coincer la diplomatie dite française...

    Vivement que Villepin vienne mettre de l’ordre dans cette boutique...

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  • #3586145

    C’est drôle , dans les merdias toujours le même refrain :

    Le dictateur Sadam Hussein
    Le dictateur Kadhafi
    Le dictateur Bachar El Assad
    Le dictateur Maduro
    Bientôt en cinémascope , le dictateur Colombien , Mexicain , Cubain , Danois , Chinois , etc
    C’est beau la démocratie qui fomentent des guerres partout , truande les élections , et respecte le droit , mais quand ça lui convient .

     

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    • #3586214
      Le 6 janvier à 16:08 par Thémistoclès

      Vous avez tout à fait raison.

      Ce que trop de gens ne comprennent pas, c’est qu’un blocus économique (et financier) entraine nombre de conséquences totalement anormales :

      1) Le pays s’appauvrit, mais pas de sa mauvaise gestion, il s’appauvrit de son manque de ressources.

      2) Nombre de jeunes (et de moins jeunes) fuient à l’étranger pour survivre, pas pour fuir un régime honni. On a hélas connu cela en Espagne, après la 2GM, quand la France et d’autres pays ont fait le blocus du "régime" de Franco. Résultat : 500 mille morts et nombre de nouveaux réfugiés en France (Lire Le Choc des deux Espagne du jeune réfugié de l’époque Roberto Buería Julián (2007)).

      3) Le gouvernement en place devient Implicitement responsable de TOUTES les conséquences du blocus imposé. L’opposition condamne "l’idéologie" du gouvernement. L’opposition s’en prend aux états qui soutiennent le pays blocussé. Comme le plus important auteur de blocus depuis un siècle est les USA, tous les pays qui soutiennent ces blocussés sont Obligatoirement communistes. C’était certes le cas de Cuba, mais Castro n’a jamais été communiste ; il était contraint de sympathiser avec ceux qui l’aidaient économiquement. Kadhafi n’était pas communiste, et en plus, la Lybie fonctionnait très bien économiquement. Ni Chavez ni Maduro n’étaient communistes, mais comme Kadhafi, ils voulaient le bien-être de leur peuple et de leur pays, ce qui n’est pas être communiste.

      4) Régulièrement, la corruption des USA provoque des tentatives de soulèvement, ou plutôt des manifestations, principalement estudiantines. En France, en 1968, des témoignages ont confirmé cette corruption financière des USA. L’objectif n’est pas le renversement "du régime", mais de faire passer un message : le gouvernement en place est rejeté, voire "honni" par la population.

      5) Evidemment, grâce à la presse, aux Agences de Presse, puis à l’Internet, le monde Occidental est abreuvé des "tares" évoquées ci-dessus.
      Et comment pourrait-il en être autrement ? Les pays blocussés, même s’ils survivent, ne peuvent quasiment pas importer des biens de consommation occidentaux (ou asiatiques) faute du blocus ou de moyens financiers. Tout cela crée des frustrations, même si l’on soutient le gouvernement en place.

    • #3586217
      Le 6 janvier à 16:13 par Thémistoclès

      Normal.

      Ce que trop de gens ne comprennent pas, c’est qu’un blocus économique (et financier) entraine nombre de conséquences totalement anormales :

      1) Le pays s’appauvrit, mais pas de sa mauvaise gestion, il s’appauvrit de son manque de ressources.

      2) Nombre de jeunes (et de moins jeunes) fuient à l’étranger pour survivre, pas pour fuir un régime honni. On a hélas connu cela en Espagne, après la 2GM, quand la France et d’autres pays ont fait le blocus du "régime" de Franco. Résultat : 500 mille morts et nombre de nouveaux réfugiés en France (Lire Le Choc des deux Espagne du jeune réfugié de l’époque Roberto Buería Julián (2007)).

      3) Le gouvernement en place devient Implicitement responsable de TOUTES les conséquences du blocus imposé. L’opposition condamne "l’idéologie" du gouvernement. L’opposition s’en prend aux états qui soutiennent le pays blocussé. Comme le plus important auteur de blocus depuis un siècle est les USA, tous les pays qui soutiennent ces blocussés sont Obligatoirement communistes. C’était certes le cas de Cuba, mais Castro n’a jamais été communiste ; il était contraint de sympathiser avec ceux qui l’aidaient économiquement. Kadhafi n’était pas communiste, et en plus, la Lybie fonctionnait très bien économiquement. Ni Chavez ni Maduro n’étaient communistes, mais comme Kadhafi, ils voulaient le bien-être de leur peuple et de leur pays, ce qui n’est pas être communiste. Et dans tous les cas de figure, le dirigeant du pays blocussé devient un DICTATEUR.

      4) Régulièrement, la corruption des USA provoque des tentatives de soulèvement, ou plutôt des manifestations, principalement estudiantines. En France, en 1968, des témoignages ont confirmé cette corruption financière des USA. L’objectif n’est pas le renversement "du régime", mais de faire passer un message : le gouvernement en place est rejeté, voire "honni" par la population. Normal, le gouvernement blocussé doit passer pour être une DICTATURE ! ! !

      5) Evidemment, grâce à la presse, aux Agences de Presse, puis à l’Internet, le monde Occidental est abreuvé des "tares" évoquées ci-dessus.
      Et comment pourrait-il en être autrement ? Les pays blocussés, même s’ils survivent, ne peuvent quasiment pas importer des biens de consommation occidentaux (ou asiatiques) faute du blocus ou de moyens financiers. Tout cela crée des frustrations, même si l’on soutient le gouvernement en place.

    • #3586314
      Le 7 janvier à 08:12 par momone

      C’est lié directement au dollard , l’histoire récente offre un petit guide pratique :

      En 2000, Saddam Hussein décide de facturer le pétrole irakien en euros. Trois ans plus tard, invasion, armes de destruction massive introuvables, régime démantelé, et retour discret au dollar. Le pétrole a retrouvé sa foi originelle.

      En Libye, Mouammar Kadhafi va plus loin. Il propose un dinar africain adossé à l’or, destiné à fixer le prix des ressources hors dollar et hors franc CFA. Selon des notes diplomatiques ultérieures, l’idée « inquiétait sérieusement les partenaires occidentaux ». En 2011, NATO intervient pour « protéger les civils ». Kadhafi est tué. Le dinar en or rejoint le musée des mauvaises idées.

      Retour au Venezuela.

      Sous Nicolás Maduro, des responsables américains parlent ouvertement de gel des avoirs, de redirection des flux pétroliers et de blocage des règlements non libellés en dollars, en particulier ceux impliquant la Chine. Le Trésor US résume la doctrine : « Toute tentative de contourner le système financier international aura des conséquences ». On appréciera la neutralité du ton.

      Pendant ce temps, les BRICS avancent. L’Inde, présidente depuis le 1er janvier 2026, soutient officiellement la dédollarisation et le commerce en monnaies locales. New Delhi parle de « souveraineté financière ». À Washington, on entend plutôt insubordination collective.

      La vraie question n’est donc pas : pourquoi le Venezuela

      Mais : que se passera-t-il quand ils seront trop nombreux pour être punis un par un

      Car jusqu’ici, le message a toujours été limpide :

      Vous pouvez critiquer le dollar.

      Vous pouvez le détester.

      Mais si vous cessez de l’utiliser, préparez-vous à découvrir une vérité fondamentale de la géopolitique moderne : la monnaie de la paix mondiale est livrée avec une option militaire intégrée.

  • #3586170
    Le 6 janvier à 12:32 par Louise

    Quelle bande de tocards,
    Quand Trump lui même déclare qu’il a récupéré les possessions
    américaines (le complexe pétrolier du Vénézuela)

    Et qu’il ne croit pas a un énieme ’régime change’ (révolution colorée)
    Qu’est-ce qu’il y a ajouter ?

    Tout le monde s’en fout des venezueliens, de la démocratie et tout le reste.
    Entre les attaques de bateaux, le piratage de pétroliers,
    et le kidnapping d’ un chef d’etat...

    C’est du terrorisme pur et simple.
    La loi du plus fort, l’abandon du droit international.
    On a beau enrober ca de toutes les facons, dépeindre Maduro
    comme un vilain (ce qu’il est probablement)
    Ca ne change rien aux faits.

    Et que la justice américaine entérine ca, et s’autorise a juger
    un responsable politique étranger... sans déclaration de guerre,
    ni formalité... c’est un précédent bien plus dangereux que la
    prétendue invasion Russe ou que le carnage a Gaza.

     

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    • #3586288
      Le 7 janvier à 04:32 par Chaud à nanas

      Le droit International est mort.

    • #3586510
      Le 8 janvier à 11:53 par Alençon

      A partir du moment ou Israël et sa smala ont affirmé être au dessus des lois , tous ceux qui sont militairement plus forts que l’ état juif n’ ont plus de raison de s’ y soumettre..
      une application sensée du droit international serait , avantages contre devoirs ; mais là encore , on voit bien comme cette logique ne s’ impose qu’ à l’ Iran ou aux adversaires du sionisme ; c’ est ça qui aura tué le droit international , pas Trump .

  • #3586171
    Le 6 janvier à 12:39 par Alençon

    Si j’ ai bien entendu (d’ une demi oreille seulement) , c’ est Marine qui a le mieux énoncé "une" position française , à savoir que.. le fait que Maduro soit ou pas un ’tas de merde idéologique sur pieds’ , ne devait pas être prétexte à ignorer la souveraineté des nations .
    Et elle a , tout à fait raison , à mon avis.. mais évidemment les mondialistes ce sont empressés de dénoncer ce principe (l’ anti ingérence), qui est la négation du "progrès" .

    Pour ménager ce qui reste de droit international , encore faudrait-il pouvoir peser sur ceux qui ne le respectent pas.. et là , on attend les sanctions visant Tel-aviv et Washington le sourire aux lèvres .

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  • #3586177
    Le 6 janvier à 13:04 par Escaich

    Selon Confavreux (...), c’est donc à la France de dire si un régime est légitime ou pas, et après ça, si le régime est illégitime, un autre État peut le renverser. Néanmoins il y a violation du droit international. Le "en même temps" dans toute sa lâcheté

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  • #3586187
    Le 6 janvier à 13:57 par Aymard de Chartres

    Il s’agit tout bonnement d’un procès purement politique organisé par les plus hautes sommités "des oripeaux crapuleux" de l’état français tout puissant qui a remplacé Dieu le père dans la croyance des sujets français qui ont oublié la France d’antan des grands ancêtres et qui ne comprennent pas à quelle sauce ils seront mangés par une élite autoproclamée gouvernée depuis l’extérieur par les grandes élites d’obédience anglo-américaine et sioniste semant par ailleurs la terreur sans fin dans les pays des états non-alignés ou chérissant la liberté respectable et intrinsèque à l’homme, l’honneur de l’esprit humain non-entaché et la dignité morale inclinant à la pureté du cœur et de l’esprit.

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  • #3586261
    Le 6 janvier à 19:56 par Screenager

    On peut trouver un avantage à ce qui arrive au Venezuela, c’est que cet évènement pourrait acter la fin prochaine de l’Union Européenne.

    Cette Union Européenne qu’on nous avait promis forte, unie dans l’adversité, prospère et prête à se défendre, apparaît aujourd’hui pour ce qu’elle est : une coquille vide qui n’a aucune raison d’être.

    Elle devait être puissante face à la dictature russe. En réalité, elle n’a pas endigué l’avancée de la Russie en Ukraine, ni fait effondrer son économie.

    Elle devait être une force contre l’hégémonie américaine : il s’avère que les Etats-Unis haussent les droits de douane, kidnappent un président, parlent d’attaquer le Groenland. Et l’Union Européenne s’écrase : elle ne peut en rien s’opposer, c’est une chienne qui lèche la main du maître.

    Elle devait être un rempart contre les produits chinois. Or, elle ne produit plus rien, et est obligé d’importer ce qui provient de l’empire du soleil levant.

    Que lui reste-t-il ? La LGBT et le twerk. Il semblerait que ce soit insuffisant.

    Lui reste un pouvoir de nuisance, de censure, de destruction, encore puissant. Mais elle pourrait bien s’écrouler sur elle-même dans son insignifiance et le mensonge que véhicule son idéologie. A suivre.

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  • #3586287
    Le 7 janvier à 04:00 par nanothermite

    Curieux que la vice-présidente ne lance pas un mandat d’arrêt international contre Trump, pour enlèvement, etc... Elle ne doit pas trop aimer les Américains, elle dont le père était Jorge Antonio Rodríguez, un leader socialiste vénézuélien. Il s’est fait connaître comme militant politique : il a été arrêté pour son rôle dans l’enlèvement d’un homme d’affaires américain en 1976 . Il est mort en détention policière (CIA ?).

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  • #3586376
    Le 7 janvier à 16:10 par bonnet Phrygien

    Macron ne sait pas ce que c’est d’être français.
    Il ne connaît pas l’histoire de France.
    Il a voulu jouer à l’américain...
    Etre copain avec l’anglais,l’allemand,le yankee...
    Mais en fait,il se fera remballer et trahir par tous...car tous le voient comme un français.
    A qui on peut raconter des histoires,à qui on peut tout acheter,à qui on peut tout faire croire ...du moment que çà rapporte.
    Il se retrouvera seul,sans comprendre,et une fois son mandat fini,rejeté-poliment-par tous.

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  • #3586396
    Le 7 janvier à 17:52 par Miles Davis

    L’essentiel c’est que ça passe...

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