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Qui a réduit la protection policière devant les locaux de Charlie avant le 7 janvier 2015 ?

Qui ? La réponse est simple : c’est la police. Mais pas la police d’en bas, qui ne détient pas la décision. Il s’agit de la police d’en haut, autrement dit, le ministère de l’Intérieur. Et qui tient le ministère de l’Intérieur ?

 

Avant de répondre à cette question brûlante (on dira le Président pour éviter les ennuis), revenons sur l’avant-attentat, presque dix ans de va-et-vient de l’équipe de Charlie dans et autour de Paris, au gré des menaces d’Al-Qaïda.

La nébuleuse djihadiste, comme toute nébuleuse, par définition, n’a pas de centre : elle peut être infiltrée par n’importe quel service un peu malin, avec des retournés ou des manipulés. Cela a par exemple été le cas des GIA dans les années 80 en Algérie par la Sécurité militaire. C’est pourquoi certains attentats sanglants contre des civils ne sont pas le fait des islamistes, mais de membres de la sécurité qui avaient ordre de punir un village qui avait mal voté (FIS).

Ce court documentaire revient sur un point essentiel de l’attentat : la protection policière. L’enquête est impitoyable pour les autorités. L’explication officielle de la baisse continue de la sécurité autour des locaux du journal est double : un, la menace avait baissé ; deux, cela coûtait trop cher en heures sup et en personnel. Pourtant Charb figurait sur la liste des dix personnalités à abattre dans le journal d’Al-Qaïda, au demeurant très professionnel. En 2013 par exemple, 125 postes sont supprimés ou non remplacés dans l’ensemble des forces de police de la préfecture de Paris, une espèce de petit État dans l’État policier.

Comme le dit l’ancien responsable Stemmelen, commissaire divisionnaire à l’époque, on passe d’’une « protection rapprochée » à un « accompagnement de sécurité », soit un dispositif léger, qu’il qualifie d’« incompréhensible », vu la précision de la menace sur Charb. Contacté, « le ministère de l’Intérieur n’a pas souhaité apparaître dans notre enquête mais affirme que la protection de Charb était à la hauteur de la menace ».

Passons sur les détails de la nouvelle adresse de Charlie au 10, rue Nicolas Appert dans le XIe arrondissement, visible sur les pages jaunes : un SAS de sécurité pourtant validé mais jamais construit (le journal, en difficultés financières, n’en avait pas les moyens) ; un immeuble ouvert aux quatre vents (quatre entrées en tout) ; des squatteurs réguliers et d’étranges visiteurs (Coulibaly aperçu dans les couloirs par un voisin, le grand frère Kouachi vu dans le quartier !) qui rôdent comme des requins autour des locaux ; la caméra non installée sur l’interphone, bref, tout semble fait pour que le drame survienne.

Sans oublier la menace directe faite par un automobiliste à un journaliste de Premières Lignes, la boîte de prod qui logeait à côté de Charlie. Un énorme faisceau d’indices qui faisait clignoter tous les voyants en rouge !

Le jour de l’attentat, il n’y avait pas de car avec cinq ou six policiers et des barrières de sécurité devant l’immeuble, soit la norme en matière de menace terroriste, mais une voiture avec deux patrouilleurs (partis chercher des sandwichs) qui tournait toutes les trente minutes, autant dire la porte grande ouverte. Le pire, c’est que le syndicat Alliance, par très charliphile dans l’âme il faut le dire, avait dans un tract demandé carrément de lever cette simple présence !

Toute la police d’en haut savait que ça allait « taper » (un commissaire nous l’a confirmé en décembre 2024), tous les indices indiquaient Charlie, et plus précisément Charb.

 

 

Un tel enchaînement de « négligences » ne peut se comprendre que d’une façon. De là à dire que l’ennemi de Charlie se trouvait à l’Intérieur, c’est franchir un grand pas que nous ne franchirons pas. La liberté d’expression étant interdite en France, nous arrêterons nos conclusions ici.

Il est tout aussi stupéfiant que Charlie 2 (le Charlie d’après l’attentat) ne se soit pas précipité dans cette faille, pour le coup béante. On peut comprendre leur réaction – émotionnelle – mais la piste (in)sécuritaire est si grosse, si éclatante, qu’on se demande pourquoi ils n’ont pas sauté de l’émotionnel à l’informationnel.

Charlie 2015, un basculement politique

 
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11 commentaires

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  • Et quand on sait que cet infâme torchon qu’était devenu Charlie
    - avait licencié Siné - dont la femme est juive... - pour antisémitisme, parce qu’il avait ironisé dans une chronique sur une éventuelle conversion au judaïsme de Jean Sarkozy,
    - avait été quitté par Olivier Cyran - adressant une cinglante lettre ouverte on ne peut plus explicative - en raison de son islamophobie délirante,
    était entre les mais de cloportes sionistes jusqu’à la moelle que sont Val - faisant partie des "Amis du Crif"... et Fourest - osant minimiser le nombre des enfants palestiniens assassinés... - il est permis de se poser des questions, là aussi...

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  • Il y’a une vidéo qui était sortie à l époque, que je n’ai pas retrouvé, en tout cas pas le passage qui m avait fait une drôle d impression..
    On voyait une des "terroristes" courrir sur le trottoir et sans regarder, sans s arrêter, achever un policier au sol avec un jet de poussière fesant penser à l impact d’une balle au sol, un peu loin de l homme à terre..

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  • Pour info Charb - qui se savait menacé - faisait du tir sportif, et avait demandé un permis de port d’arme. Refusé.

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  • L’émotionnel fait consommer et maintient le mougeon dans l’enclos (gouverner par la peur), il faut donc lui mentir et mentir encore ou bien omettre certaines vérités objectives pour éviter qu’il ne se réveille et reprenne du poil de la bete.

    C’est bien cette émotivité exacerbée de nos contemporains qui les fait fuir par exemple devant une énième attaque au couteau à la station Vésinet centre du RER A, au lieu de s’unir AVEC SANG-FROID pour taper-taper-taper l’intrus, je veux dire....

    Unidad ! Unidad ! Unidad ! comme disait Chavez et auj. Mercadal, rejoint par Papacito dans la guerre paysanne !

     

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  • "Impitoyable pour les autorités. L’explication officielle de la baisse continue de la sécurité autour des locaux"
    Et si on demandait leur avis aux policiers qui stationnent nuit et jour pour rien rue broca ?

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  • Cet article apporte une bonne analyse, effectivement, humainement, ces réseaux terroristes sont infiltrés par les services de renseignement, mais les réseaux terroristes de la nébuleuse décentralisée al quaida et surtout centralisé darch eux aussi ont des services de renseignement et de contre espionnage et opèrent dans une multitude de pays du monde au delà de leurs actions et frappes terroristes. Pour l attentat de charlie, il ne faut pas pousser au fantasmes, et comme le 11 septembre et comme le reste avant et après, c est bien l idéologie islamiste qui les a poussés a faire ces massacres contre les "jambons", les "fhams" ( "femmes") cad les impurs dixit les "mécréants" avec le djihad , la charia, et utilisant la taquiya pour se dissimuler . Et personne d autre. Et ce sont des redoutables "mentalistes" et serpents de dans le psychologisme avec la manipulation mentale, et arriver a des fins. Faire des analyses de repoussoirs comme quoi ces islamistes radicaux seraient manipuler et donc les rendent un peu victimes est une erreur et fait leur jeu. N oubliez pas les islamistes pour prendre le pouvoir en Iran ce sont appuyés sur les communistes, une fois installés, ils ont nettoyés en masse tous les communistes. L islamo gauchisme a déjà été une réalité de succès et ils connaissent techniquement le protocole pour se faire.

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  • "L’enquête impossible" de François Belliot est le livre à lire à ce sujet.

    On comprend rapidement que la version officielle ne tient pas à l’étude des faits que l’auteur rapporte et étudie minutieusement.

    Et le fait qu’aucun média, même indépendant, n’ose évoquer les zones d’ombre, prouve bien le malaise.

    Quant à essayer d’en discuter avec les gens du quotidien, alors là... Bonne chance, comme dirait l’autre.

     

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  • Autre question a resoudre, comment est mort le commissaire Fredou, soit-disant suicide a 37 ans. Vous vous en souvenez ?

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  • Il n’est de terrorisme que d’Etat !

    Et si c’était une vengeance ? Genre : Sarkozy aurait promis à Erdogan de créer le Rojawa en Syrie pour y parquer les Kurdes de Turquie contre une intervention à Tripoli ? Et que le successeur Hollande n’ait pas respecté la signature de la France ?
    Une vengeance turque menée par le proxy du Mossad (trop bien implanté en France) ? Le tout déguisé en "Allah-Wuakbar-Kino"...
    Hein ?
    Pour en savoir plus, il faudrait demander à Juppé... et/ou à Sarkozy pendant qu’il a un bracelet à la cheville...

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