On appelle ça une bouée de plomb. Léa Salamé, qui s’est fait offrir une place de porte-parole de la propagande au 20 Heures de France 2, a tenté de remonter son audience avec les images de détresse des familles de victimes de l’incendie de Crans-Montana.
Ça fait beaucoup de de, mais c’est pas interdit. Pas interdit non plus de montrer la souffrance humaine, mais avec celle qui parle de « moments », soit des pics d’émotion, on n’est plus depuis longtemps dans l’information.
Léa Salamé prend le « 20 Heures » de France 2 : quand la journaliste expliquait ne pas chercher à restituer la vérité des faits mais à créer des "moments" pour faire le buzz. pic.twitter.com/ZmZmEU63jc
— Observatoire du journalisme (Ojim) (@ojim_france) June 20, 2025
Pour nous, l’émotionnalisation de l’info, c’est de la pornographie. Il n’y a pas de différence entre montrer un couple en pleins ébats et une scène de détresse – pour en faire un tire-larmes et un attrape-empathiques – qui n’apporte rien à l’information.
On remarquera que plus il y a d’info, moins il y a d’émotion, et réciproquement : loi du couple (n,1-n). Avec la Salamé-Glucksmann, on est sur du 95/5, soit la désinformation totale, ou l’info pour les idiots.
Et après, on voit la Ernotte qui ne trouve rien à redire à sa catastrophe industrielle devant la commission et son interrogateur du NKVD (de droite), Charles Alloncle. On rappelle qu’Ernotte, c’est la PDG perchée qui a sorti cette crétinerie gauchiste :
France télévision coûte des milliards aux contribuables pour nous manipuler ?
Delphine Ernotte, avoue sans honte appliquer la propagande d’Etat : « On ne représente pas la France telle qu’elle est mais telle qu’on voudrait qu’elle soit. »
Un commentaire ? pic.twitter.com/wv9GwHNAu4— Fil Rouge France (@FilFrance) June 22, 2025
Ceci étant dit, passons au sujet envoyé par Salamé sur les familles éplorées de Crans-Montana.
Précisons qu’avant cela, on est tombés sur un sujet vidéo de France Info qui a été trappé : seul le texte est resté, les images d’un père effondré, à genoux, ne sont plus trouvables (jusqu’à preuve du contraire).
Sur les images, la détresse et l’indicible douleur d’un père, ses jambes ne le portent plus. Son fils était dans le bar le soir du drame. On ignore s’il est blessé ou décédé. Une mère témoigne. Elle aussi est très éprouvée. Elle recherche sans relâche son enfant. Partout, elle diffuse la photo de Thomas, 16 ans, dont elle est sans nouvelles depuis le réveillon. Elle raconte son histoire devant toutes les caméras dans l’espoir d’enfin savoir ce qui est arrivé à son fils."Mais même si j’étais dans un hôpital (...) même s’il est à la morgue, je dois être à côté de mon enfant. Je n’ai pas à être ici. Je ne sers à rien là. Je ne peux pas attendre. Je suis une maman, je veux être auprès de mon enfant, mort ou vivant. Je dois être auprès de lui. Je l’ai mis au monde", déclare Laetitia Brodard-Sitre, mère d’Arthur, porté disparu.

- Où est passé ce « moment », Léa ?
Il reste l’image du père effondré en vignette du sujet, mais ensuite, ça parle de l’enquête, qui n’a plus rien à voir avec le titre : « Drame de Crans-Montana : l’insoutenable attente des familles ». Un texte, ça fait tout de suite moins voyeuriste que la vidéo... Heureusement Salamé pourra lancer ça sur la douleur des victimes :
« Un témoignage digne entre tristesse et colère », ose la présentatrice, alors qu’il s’agit d’un reportage indigne, entre tristesse et colère de notre part. Mais on ne doit pas être les seuls.


et
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