Ce pauvre Julien Pain est grillé, cela va sans dire. À force de raconter des conneries – lui appelle ça des fake news – sur le Net et dans son émission pour attardés mentaux sur France Info, il a perdu la guerre. Dénoncer les fake news, c’est bien, mais si tu peux éviter d’en diffuser en même temps...
Aujourd’hui, Julien est remplacé par Iannis, car la télé de propagande, c’est comme une équipe de foot : dès qu’un joueur prend un carton rouge, il est aussitôt remplacé par un nouveau, plus frais, qui n’a pas encore empilé les cartons, même si tout le monde sait qu’il va faire un max de fautes, parce qu’il fait partie de l’équipe de la propagande, qui ment prodigieusement.
Un exemple avec Barrot, qui ment tout le temps, justement dénoncé par Jacquemin-Raffestin :
"Cette guerre a été préparée, scénarisée depuis plus de 30 ans"
"Les instructeurs américains sont en Ukraine depuis 30 ans", mais peu savent que ce conflit était planifié depuis des décennies - Jean-Michel Jacquemin-Raffestin pic.twitter.com/dgtsaY5diZ
— Renard Jean-Michel (@Renardpaty) December 3, 2025
Iannis Roder, historien (de la Shoah) et prof (dans le 9-3) intervient donc au même poste que Julien, c’est-à-dire pour dénoncer les fautes de l’adversaire, quitte à mentir, puisqu’ils ont l’arbitre avec eux. En moins de deux minutes, Roder va faire un festival à l’occasion du leurre jeté aux pauvres par Macron, l’affaire de la labellisation des médias, qui est, comme chaque proposition macronienne, inapplicable.
Roder pleure parce que les jeunes à qui il enseigne ne gobent pas la propagande des médias mainstream. Au lieu de remettre en question la propagande, il veut changer l’esprit des jeunes, ce qui est impossible. Pour cela, il leur explique qu’il y a deux sortes de médias : les grands qui disent la vérité, et les petits qui mentent. On a bien rigolé quand il a sorti « vous avez du soft power qui vient de l’étranger, qui vise à manipuler ». On parle bien d’Israël, là ?
Ses pauvres élèves ont besoin des lumières de leur prof car « ils sont dans l’incapacité de trier ces informations, de les hiérarchiser ». Entre grands médias qui disent la vérité et petits qui mentent ? Et quand un élève lui oppose une info, il lui demande, inquisiteur, « quelles sont tes sources ? ». Mais il ne parle jamais des siennes, même si Wikipédia nous les donne en mille.
Iannis Roder, né en 1971, est professeur agrégé d’histoire. Il enseigne depuis 1999 dans un collège REP de Seine-Saint-Denis et est un intervenant pédagogique dans plusieurs instances, en ce qui concerne l’histoire de la Shoah, les génocides, la désinformation ou la laïcité.
On affichera cette citation en mode pieds dans le tapis qui entrera dans l’histoire de la Connerie mais peut-être pas dans la sonde Voyager 3.
« Si y a un label, ben c’est un média sérieux, si c’est pas un label, ben c’est pas un média sérieux ! »
"Les jeunes ne lisent pas la presse", selon Iannis Roder.
Historien et professeur, il constate que ses élèves ne parviennent pas à trier les fausses informations qu'ils consomment sur les réseaux sociaux, et n'est pas contre un label. #ToutEstPolitique #Canal16 pic.twitter.com/IqxAI5lKBq
— franceinfo (@franceinfo) December 3, 2025
Ce spécialiste de la Shoah et de la désinformation – on l’a pas fait exprès ! – pourra compter sur l’appui de Liste Noire Cohen, qui donne de plus en plus l’impression d’être sa propre parodie.
« Et si la lutte contre la désinformation se voit dénoncée comme une opération de propagande, eh ben les falsificateurs peuvent se friser les moustaches… »
A écouter.
Patrick Cohen explique bien pourquoi une partie de la presse, la droite, l'ext-droite -et d'autres encore- se couvrent de ridicule sur l'affaire de "la labellisation de la presse".*
De ridicule. Et de honte. pic.twitter.com/7DY7pXOLNB
— François Camé (@FrancoisCame) December 2, 2025
Résumé pour les enfants que nous sommes : l’info est de gauche, la désinfo de droite. Les grands médias disent la vérité, les petits mentent. C’est quand même facile à retenir, merde, pourquoi vous vous plantez tout le temps ?


et
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