Le temps est-il antisémite ? C’est une question qui se pose. On est tombés coup sur coup, sans le vouloir – les algo, vous savez ce que c’est –, sur trois de nos lumières divines qui donnent le tempo de la politique française depuis 40 ans. Le résultat n’est pas fameux fameux, mais nos trois amis, qui ont pourtant largement dépassé la limite d’âge, s’accrochent.
Ils ressemblent à ces octogénaires britanniques qui font les vigiles devant les magasins pour mettre un peu de beurre dans les épinards de leur retraite misérable. D’autres sont gardiens de musée. Et après on s’étonne que la Joconde disparaisse en cinq minutes sous leurs yeux.
Comprendre que le néolibéralisme, c’est l’insécurité à tous les étages, sauf en haut de la pyramide. Là, on est bien protégé, par la police payée par les travailleurs et par le pognon volé aux travailleurs. Populisme ? Parfaitement, on dit aussi vision d’en bas.
On commence par Jaquadit qui, pour une fois, ne parle pas du gouvernement mondial à Jésuralem mais de services publics. On va vite comprendre pourquoi. C’est quand la dépendance vous touche qu’on redécouvre les vertus du service public, par exemple celui de la santé, alors que toute sa vie, on a combattu le CNR à coups de libéralisme financier.
L’emploi, la croissance et l’éthique convergent pour faire de l’économie de la vie une priorité absolue de nos comportements personnels et collectifs. Il ne faut ne pas l’oublier en particulier au moment où la France patauge dans le vote de son budget. pic.twitter.com/MDmas8jWjx
— Jacques Attali (@jattali) December 1, 2025
La santé, c’est le vrai capital, plus fort que le grand capital, l’ami Jako. Au bout du compte, au bout du chemin, l’argent ne change rien : les riches meurent comme les pauvres. La mort rend philosophe.
Transition toute trouvée pour notre BHL national, euh, antinational, qui n’est pas non plus en très grande forme, même maquillé à mort. Jako a au moins le courage de se montrer au naturel, chez lui.
BHL, toujours fidèle à son rôle de prophète en papier mâché, s’extasie : “Zelensky est le chef d’État le plus populaire du monde libre”.
L’important, c’est que les français gobent ça. Le reste on s’en fout pic.twitter.com/VCL0Xb8t7J
— Camille Moscow (@camille_moscow) November 30, 2025
On n’a pas écouté ses habituelles salades, on a juste compris que ça n’allait pas, même au niveau du flow. Il n’y a plus cette énergie qui permettait de menacer et insulter en toute impunité les Français, ces antisémites, ces populistes, ces pas-sionistes.
Le dernier de la liste, qui avait pourtant rendu son rond de serviette à Radio France, revient en invité, vous voyez la malice. On a mis la photo, plutôt que la vidéo, parce que le mec est le porte-parole de l’axe américano-sioniste. Ici, c’est la maison de la raison et du constructif, pas de la déraison et de la guerre.
Ne vous escrimez pas à cliquer sur Bernard, c’est une image fixe (on est sûrs que quelqu’un va essayer).
Guetta, avec ses conneries, arrive même à faire douter la plus ignorante des journalistes du SPA. On peut lire dans son regard une profonde incompréhension (en même temps, elle, c’est tout le temps), mais à sa décharge, elle a le pistolet de la hiérarchie sur la tempe. Et la hiérarchie a le pistolet de l’oligarchie sur la tempe...
« Le "plan de paix" américano-russe s'est fait dans le dos des Européens mais ce sont les Européens qui l'ont arrêté en 48 heures. On a tenté de marginaliser les Européens mais ils ne se sont pas laissés faire. Ils ont renversé la vapeur. »
— @guetta_en pic.twitter.com/nvKqPhg1dG
— L’Europe Ensemble (@Ensemble_UE) December 1, 2025
Sur Guetta, qui nous bassine depuis trente ans sur le service public, on laisse parler Wikipédia, l’encyclopédie collabo, puisqu’elle sabote les portraits des résistants au Système. Le jour de la libération, il faudra remettre de l’ordre dans cette bible.
Il perçoit de France Inter un salaire mensuel de plus de 10 000 euros bruts, soit environ 500 euros par chronique. Ses chroniques pour les magazines Challenges et Internazionale lui rapportent par ailleurs entre 1 000 et 5 000 euros bruts mensuels chacune.
Le 29 juin 2018, Bernard Guetta décide de ne pas poursuivre à la rentrée cette chronique géopolitique de la matinale de France Inter qu’il présentait depuis 27 ans. Il est remplacé par Pierre Haski, cofondateur de Rue 89, journaliste à L’Obs, à Libération et président de Reporters sans frontières.
Compris : il ne poursuit pas ses chroniques, mais il est toujours là, en invité surprise numéro un. Pour info, le remplacement par Haski n’a rien changé au contenu. Ce qui compte, c’est que la case géopolitique sur le SPA reste sous contrôle. Haski a beau avoir 72 ans, pour ceux qui cochent les bonnes cases, il n’y a pas de menace d’éjection, même en cas d’homme blanc de plus de 50 ans !
Pour info, Haski est anti-Trump et anti-Poutine. Goldnadel le balance confraternellement, sur son lien avec Soros, pas sur l’essentiel :
« Donc pour "décrypter" leur enquête sur Cnews, "Complément d’Enquête" a choisi Reporters Sans Frontières. Mais ce que France TV cache, c’est que RSF est présidée par Pierre Haski, journaliste de France Inter qui a avoué le 21/3/18 avoir été payé par Soros pour surveiller le Net… pic.twitter.com/xpyOAR0WsT
— G-William Goldnadel (@GWGoldnadel) November 25, 2025
Au fait, Gilles-William a 71 ans. Voilà, c’était notre série place aux jeunes. Mais à condition de faire entrer le pluralisme sur les médias mainstream en général et sur le SPA en particulier !


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