Concert d’éloges disproportionnés pour Edgar Morin, mort à 104 ans
31 mai 10:29, par SevCet article me fait sacrément plaisir, non pas parce que j’y apprend la mort de Morin, mais parce qu’il remet d’équerre la vérité sur Edgar d’une part et Einstein d’autre part. Me suis tartiné aussi quelques "ouvrages" du Morin et quelques bios d’Einstein ce qui remit à leur juste place les deux opportunistes habiles que furent, entre autres, ces deux-là.
Les conclusions et autres analyses de Morin ne m’ont jamais scotchée, celles de Laborit, si. De ce dernier, je retiens "L’Eloge de la fuite", adaptée au cinoche en 79 par Resnais sous le titre "Mon Oncle d’Amérique". Une époque où j’allais encore dans les salles de projection où le bifton ne coûtait que 5 Frs et où les spectateurs n’étaient pas encore un cheptel nourri au maïs ogm soufflé.
Le dernier petit livre de Raoult "La Société du factice" se lit vite et bien. L’homme se lâche depuis qu’il s’est libéré des contraintes de sa fonction institutionnelle. Rien de révolutionnaire dans ce petit livre si ce n’est qu’il concentre son analyse et son témoignage au milieu qu’il connait le mieux : la recherche médicale. Umberto Ecco avait déjà analysé la grande falsification du monde en 85 avec sa "Guerre du faux".
Trump avait parlé de "post-vérité"... fallait osé, il l’a fait. L’après-vérité a quelque chose de pervers, comme notre Petit Timonier courant sur le pont supérieur de notre France Titanic. La virtualisation du monde est bien engagée. Entre la fausse Intelligence de l’Artifice et la post-vérité, les lendemains ne seront plus qu’un spectacle planétaire...
... mais ne l’est-il pas déjà ? Avec ces "événéments sportifs" à dimensions globales où les "champions" ne tiennent que grâce à des cocktails chimiques de plus en plus indétectables, la falsification intégrale est un film permanent projeté via l’écran global incrusté dans chaque cerveau.
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