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Concert d’éloges disproportionnés pour Edgar Morin, mort à 104 ans

On met au défi quiconque, dans le concert des pleureuses de la meute des médias mainstream, de nous donner UNE idée originale du génial – selon eux – penseur Edgar Morin.

 

Par certains côtés, il nous fait penser à l’escroc Cyrulnik, l’homme qui s’invente des diplômes, des métiers et des expériences, mais qui est le chouchou des médias incultes. Dans le même genre, on a Stéphane Bourgoin, le spécialiste des serial killers qui a tout volé aux Américains, et qui croyait tellement en son arnaque qu’il ne faisait plus la différence entre le rêve et la réalité.

Le problème, c’est que les médias, et le grand public derrière, n’ont pas couru : ils ont volé (là on parle du truc des piafs), au profit de ces malins. Et Morin – pseudo de Nahum – était un grand malin. Il a joué au penseur comme Einstein a joué au génie, pour les médias avides d’une caricature qui colle au fantasme populaire. Certes, Einstein était un vrai et un grand physicien, mais on sait aujourd’hui que sans l’apport des équations de Poincaré, il n’aurait pas été le génie du XXe siècle que les médias ont fabriqué.

De la même façon, Morin a été estampillé génie français mais personne ne sait vraiment dans quel domaine. En réalité, ceux qui ont lu ces deux auteurs le savent (et nous, on s’est tapé quelques unes des sommes peu inspirées de Morin) : Morin a pompé et retraduit Laborit pour le grand public. Le reste, c’est de la littérature. Morin a été à Laborit ce que Einstein a été à Poincaré, point à la ligne.

Quand la frivolité reçoit l’escroquerie

 

La gourde Quin, en tenue panthère de partouze, flanquée de ses deux chiens stupides, suit la meute et célèbre un homme dont elle n’a pas lu une page. Mais ça, en télé, c’est la norme : les animateurs lisent des fiches, pas des livres, ce qui donne une connaissance à la fois parcellaire et superficielle. La profondeur, c’est pas pour eux.

Le concert de louanges à la mort d’Edgar nous rappelle celui qui a accompagné la dépouille de Robert Badinter, autre truqueur mais dans le domaine de la justice. On lui doit quand même la racaillisation de notre société, un sacré legs, dans le genre inoubliable, et dont on mesure la portée chaque jour que Dieu fait.

 

 

C’est comme Patrick Bruel, le grand public saura un jour. Pour l’instant, on le prend pour un con (le grand public, pas Patrick). Ah, et ne faites pas de cette épitaphe un article antisémite : on a mis Stéphane Bourgoin dans le tas, et on aurait pu mettre Morandini pour le journalisme, ou Domenech pour le foot.

Les imposteurs sont partout, mais c’est le Système qui veut ça : entre le grand public, considéré comme un enfant, et la dominance, il faut un dispositif de mensonge pour empêcher la vraie connaissance de passer. Sinon, ce serait la fin de l’oligarchie. Les médias menteurs, l’école abêtissante, sont les deux assurances-vie du pouvoir.

Et le premier qui nous cite un concept original de Nahum-Morin, on lui paye un resto à viande à Paris.

 

 

Plus clair, plus fort, plus fin

Le penseur de la complexité pour les nuls

 
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40 commentaires

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  • #3616845

    104 ans ... Il à pas du se fatiguer beaucoup dans sa vie le sociologue / philosophe à une jambe , gageons que son alter-égo Onfray fera mieux comme branleur !

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  • Quand je pense que cette gourgandine de Marine Le Pen avait cité cet escroc communautaire lors d’un débat télévisé face à un communautaire qui l’a bien remise en place en lui sommant de s’abstenir de se référer à ce “grand” penseur…

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  • Je me doutais a l’annonce de sa mort et avec le concert de louanges qu’il a eu droit que c’était un charlatan.

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  • Thierry Breton vient de balancer sur CNews qu’Edgar Salomon Morhum était un autodidacte ! et vlan passe-moi l’éponge.

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  • Tout ce qui est sans hommage à Dieu et vain voir infernal....

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  • Cet article me fait sacrément plaisir, non pas parce que j’y apprend la mort de Morin, mais parce qu’il remet d’équerre la vérité sur Edgar d’une part et Einstein d’autre part. Me suis tartiné aussi quelques "ouvrages" du Morin et quelques bios d’Einstein ce qui remit à leur juste place les deux opportunistes habiles que furent, entre autres, ces deux-là.

    Les conclusions et autres analyses de Morin ne m’ont jamais scotchée, celles de Laborit, si. De ce dernier, je retiens "L’Eloge de la fuite", adaptée au cinoche en 79 par Resnais sous le titre "Mon Oncle d’Amérique". Une époque où j’allais encore dans les salles de projection où le bifton ne coûtait que 5 Frs et où les spectateurs n’étaient pas encore un cheptel nourri au maïs ogm soufflé.

    Le dernier petit livre de Raoult "La Société du factice" se lit vite et bien. L’homme se lâche depuis qu’il s’est libéré des contraintes de sa fonction institutionnelle. Rien de révolutionnaire dans ce petit livre si ce n’est qu’il concentre son analyse et son témoignage au milieu qu’il connait le mieux : la recherche médicale. Umberto Ecco avait déjà analysé la grande falsification du monde en 85 avec sa "Guerre du faux".

    Trump avait parlé de "post-vérité"... fallait osé, il l’a fait. L’après-vérité a quelque chose de pervers, comme notre Petit Timonier courant sur le pont supérieur de notre France Titanic. La virtualisation du monde est bien engagée. Entre la fausse Intelligence de l’Artifice et la post-vérité, les lendemains ne seront plus qu’un spectacle planétaire...

    ... mais ne l’est-il pas déjà ? Avec ces "événéments sportifs" à dimensions globales où les "champions" ne tiennent que grâce à des cocktails chimiques de plus en plus indétectables, la falsification intégrale est un film permanent projeté via l’écran global incrusté dans chaque cerveau.

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  • #3616951

    D’après plusieurs historiens de la physique, l’imposture Einstein irait (encore ) beaucoup plus loin. En relisant ses aphorismes, on a l’impression de se trouver en face d’un grand vide intellectuel.
    La philosophie n’est pas vraiment une science, même humaine, elle ne synthétise même pas l’apport de la psychiatrie, éventuellement elle utilise quelques bribes de sociologie. Mais elle ne peut pas expliquer la société, malgré l’utilisation d’un jargon plutôt critiquable.

     

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  • Et vous avez oublié la conception inquiétante des rapports entre les sexes de ce Salomon Nahoum ; il se vantait dans certains de ses écrits, de frotter son sexe quotidiennement sur des inconnues dans le métro, bref...

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  • Le concept de "bouc émissaire" de Girard est très bien pour comprendre les maniaques à théories de l’homme comme Morin, Girard ou Freud etc. :

    Contexte de fond : l’homme apparait comme un mystère complet dès qu’on s’essaie à en capter l’essence ; Hegel disait "l’homme est cette nuit". Ca vient du contexte Nature-Humain immanent à la philosophie et la pensée naturelle, qui permet de penser la Nature mais pas la Pensée car il faudrait s’extraire de la pensée avec de la pensée ce qui est logiquement impossible (il faut passer à un cadre matière-vie-pensée et tous les problèmes disparaissent, je peux y répondre à toute question mais ça n’interesse personne, ce qui intéresse les gens c’est la soumission, pas la Pensée, l’appel à la Philosophie c’est fondamentalement un appel à la Religion, au Grand, moins le surnaturel)

    Le gars semi-intelligent comme Girard va avoir une certaine perception du mystère mais pas de sa nature métaphysique profonde et encore moins des solutions (là il n’y a que moi, même Hegel est mauvais et triche comme un... :D). Il va donc avoir une énorme tendance à cristalliser, essentialiser, la moindre petite idée qui parait suffisamment profonde à son petit niveau : complexe d’Oedipe, bouc émissaire, la méthode (Morin) etc. idées donc je peux vous dire qu’elles restent très éloignées du véritable niveau métaphysique où ça se joue.

    En réalité l’idée de bouc émissaire n’a rien d’essentiel, c’est juste une idée facile de focalisation de la violence que peuvent avoir les gens pour se délester d’un problème social, quand des solution réglées de type juridique n’existent pas ou ne marchent pas.

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  • #3617120

    à Thebluehorse : non.
    Elle n’essaye d’ailleurs même pas.

     

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