Boulouque, le crasseux de service (public), fait le procès de la victime
16 février 19:10, par koussikoussa negro spirit"Pour comprendre cela, il faut revenir à ce que le jeune frère ici a appelé le nègre de maison et le nègre des champs du temps de l’esclavage. Il y avait deux sortes d’esclaves : le nègre de maison et le nègre des champs.
Les nègres de maison vivaient dans la maison avec le maître, ils étaient plutôt bien habillés, ils mangeaient bien parce qu’ils mangeaient sa nourriture – ce qu’il laissait. Ils vivaient dans le grenier ou la cave, mais ils vivaient près de leur maître ; et ils aimaient leur maître plus que le maître ne s’aimait lui-même. Ils auraient donné leur vie pour sauver la maison du maître – plus vite que le maître lui-même. Si le maître disait : ’Nous avons une bonne maison ici’, le nègre de maison disait : ’Ouais, nous avons une bonne maison ici.’ Chaque fois que le maître disait ’nous’, il disait ’nous’.
Dans la même plantation, il y avait le nègre des champs. Les nègres des champs – c’était les masses. Il y avait toujours plus de nègres dans les champs que de nègres dans la maison. Le nègre des champs en arrachait. Il mangeait des restes. [...] Le nègre des champs était battu du matin au soir ; il vivait dans une cabane, une hutte ; il portait de vieux vêtements usagés. Il haïssait son maître. Je dis bien qu’il haïssait son maître. Lui, il était intelligent.
Quand la maison prenait feu, il n’essayait pas de l’éteindre ; ce nègre des champs priait pour qu’un vent se lève, une brise. Quand le maître tombait malade, le nègre des champs priait pour qu’il meure. Si quelqu’un venait voir le nègre des champs et lui disait : ’Séparons-nous, fuyons’, il ne demandait pas : ’Où va-t-on ?’ Il répondait : ’N’importe où, c’est mieux qu’ici.’"
Alain Soral et E&R
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