L’arrière cuisine de la gastronomie moléculaire
2 mars 2013 07:45, par papa« DEMAAAANDEZ SOLEIL VERT ! »
Franchement, je m’demande bien qui est chargé de suggestionner ces pompeux imposteurs... Par quels moyens subtiles, quelles réflexions, et autres phrases bien pourries mais si habilement tournées arrive-t’on à pousser ces égos en mal de reconnaissance à retourner leur veste et nous pondre tout cela ?
Je ne pense pas que ce soit le seul fait d’idéologues.
A-t’on déféqué dans leur cartable à la petite école ?
Un jour ou l’autre, nous ne nous étonnerons pas qu’excédé par toute cette entreprise méticuleuse de destruction culturelle, l’un d’entre nous éprouve le violent besoin de rappeler à ces gastronautes mal étoilés que nous ne sommes pas les cobayes d’un cours de chimie. Tout homme qu’ils soient, ces gastro-antéritonomes restent faits de chair et de sang... La boucherie a la côte ces temps-ci, et les ventres affamés sont peu regardant sur la provenance, au diable la valse des étiquettes ! Terminée la remballe, fini la viande avariée, et vive la traçabilité : devenons anthropophages !
Adieu :
[ ] veau ;
[ ] vache ;
cochons !
Après nous avoir vendu la cuisine comme le nouveau, voir le renouveau du dada des français, à grands coups d’émissions télévisuelles entre deux séances de bricolage afin de motiver les plus pouilleux d’entre nous à se ruiner pour des logements ayant tout d’une vitrine Hic & Ah... (60m² à souffler sur ses murs à la paille pour une peinture « à effet de style », ça laisse sans voix, mais ça donne faim, à moins que ce ne soit une nouvelle technique de yoga), voilà la cuisine « note à note »... Mais qui va la payer ?
Délicats philosophes de la Destruction avec leur beau tablier blanc et toque assortie, vraiment je trouve ces gens d’un goût zexquis. Mais ils se sont trompé de métier, leur goût prononcé pour le mortifère trahit l’erreur d’orientation professionnelle.
Ces croque-morts ont dépassé de loin leur Maître inventeur du croque-monsieur au jambon recomposé ; et bientôt nous sucerons les cailloux de présentation en guise de dessert, ceux-la même que les gens de si bon goût s’évertuent à disséminer avec tant de vulgarité sur leur table car c’est tellement -desiiiiign- . Pfiou.
Pour conclure un peu plus sérieusement ces cavalcades (pas d’blague hein, mon cheval, je l’aime, je le mange), je serais curieux de savoir ce que pensent leurs grand-mères de toutes ces trahisons, elles qui ont peut-être essayé de leur transmettre un certain respect des produits, du goût, et l’amour du travail bien fait, j’ose espérer.
Alain Soral et E&R
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