En 1900, en effet, seuls les riches mangeaient de la viande tous les jours. C’est regrettable, en effet, que de nos jours les pauvres aient ce privilège-là. Et puis quoi, une Afrique alphabétisée, sans famine, sans guerre inutile et soignée ? On se demande où va le monde.
T’aurais vécu en 1900, surtout parmis ceux qui ne mangeaient pas de la viande toutes les semaines, t’en aurais bien voulu de cette merde. Tu l’aurais même réclamé, et très légitimement, au nom de la justice sociale. Nos ancêtres avaient faim, nous mangeons. Ce qu’ils voulaient, on l’a obtenu. Et ce qu’on veut aujourd’hui, en partie nos descendants l’auront, et ils trouveront, comme nous, le moyen de s’en plaindre. Du fond de nos tombes, on les traitera de sales petits cons gâtés, qui ne connaissent pas leur chance.
Il nous est légitime de réclamer plus de transparence, l’application du principe de précaution, et un strict et incorruptible contrôle, afin que jamais la rentabilité ne menace la santé. Mais cracher dans la soupe, ça c’est impardonnable.