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Trump contre l’Iran : le Gamelin Yakovleff retrouve sa lucidité

Parfois, un agent de la propagande télévisuelle s’éveille à la conscience, en général sous l’effet d’un choc. C’est le cas de Yakovleff, Yako pour les intimes, qui s’est dépassé lors d’une interview pour Le Figaro, face à un Trump en plein delirium (ou alors c’est encore une ruse).

 

Mais ce n’était pas sur l’Ukraine, sujet sur lequel il est obligé – OTAN oblige – d’intoxiquer le téléspectateur français. Il s’agit du théâtre iranien. On peut le dire, même si ça va faire mal à Moreau, qui en a fait son Gamelin numéro un : Yako a fait un sans faute !

On sent, dans ses attaques en piqué contre Trump et sa politique, puisqu’au final c’est ce dernier qui en endosse la responsabilité – même s’il accuse Graham, Kushner ou Rubio –, que Yako est un déçu du président américain.

Cela se comprend, le 47e POTUS a apporté un vent de fraîcheur antigauchiste pendant sa première année de second mandat, vent qui s’est radouci, puis réchauffé au moment de la crise iranienne.

 

 

Il a alors versé dans les pires travers de ses prédécesseurs, ces spécialistes des guerres foireuses, coûteuses en hommes, matériels et niveau de vie. Le seul objectif de l’Amérique, désormais, pour maintenir son rang, c’est de ramener ses ennemis à l’âge de pierre. Et si c’étaient eux, les néandertaliens ?

En espérant que les gardiens du Figaro ne vont pas trop farfouiller, on envoie les saillies les plus remarquables du Yako, qui nous avait vraiment habitués à pire. Comme quoi, rien n’est jamais définitif. Il faut croire en l’homme. D’ailleurs, Yako croit en Dieu, lui qui voulait être missionnaire, avant de devenir soldat.

Yako, branché, passe dans une émission LGBT le 12 mars 2026

Donald Trump a tenu hier sa première adresse officielle sur la guerre d’Iran depuis l’annonce de la mort de Khamenei, il y a un peu plus d’un mois. Pourquoi cette prise de parole ? S’agissait-il de réaffirmer la légitimité de la guerre menée par la coalition israélo-américaine ?

En partie, oui. Mais il y a aussi une contrainte institutionnelle très concrète : le chronomètre tourne. Soixante jours après le 28 février, Trump doit faire entériner la poursuite des opérations par le Congrès, faute de quoi celles-ci s’arrêtent, ce qui serait une première historique. Il est donc rattrapé par les mécanismes constitutionnels américains.
À cela s’ajoute une impopularité croissante. Cette guerre est très mal perçue par l’opinion, elle fragilise les marchés et, depuis son discours, le prix du gallon d’essence a bondi d’un dollar pour atteindre environ quatre dollars. Fait notable : ce sont les États républicains, qui ont voté Trump, qui en souffrent le plus, précisément parce qu’ils taxent moins les carburants. Une hausse du prix brut s’y répercute donc immédiatement sur le consommateur.
Ce sera un problème réel pour Trump à l’approche des midterms en novembre prochain. Mais surtout, je crois que Trump cherche désespérément une sortie. Il a compris que cette guerre ne mène nulle part, sinon à la catastrophe. Ses appels du pied aux Iraniens n’ont aucune chance d’aboutir.

Après cette violente charge sur le politique, Yako embraye sur la partie technique de la guerre.

Il a affirmé que les États-Unis étaient proches de remplir leurs objectifs de guerre. Quels sont-ils exactement, selon vous ?

Ma phrase de synthèse sur l’ensemble de cette campagne : « Avec des victoires comme celles-là, l’Amérique n’a pas besoin de défaites. » Trump se vante d’avoir éliminé plus d’une centaine de responsables iraniens. Mais tuer l’équipe dirigeante ne sert à rien si l’institution survit. C’est oublier la logique darwinienne : les plus résistants prennent la place des disparus, souvent plus déterminés encore. L’Iran se bat toujours, avec une compétence certaine. La première victoire annoncée par Trump est donc fictive.

Deuxième victoire revendiquée : la destruction de l’armée de l’air et de la marine iraniennes. Là encore, le succès est tactique et vide de sens stratégique. Les avions iraniens étaient obsolètes, les navires de guerre sans utilité réelle. La véritable puissance militaire de l’Iran, ce sont les drones et les essaims de petites embarcations capables de menacer tout débarquement amphibie, ainsi que les missiles qui frappent encore régulièrement des bâtiments dans le Golfe. Cette capacité est diminuée mais persistante.

En réalité, Trump a perdu cette guerre. Il croit qu’il peut l’arrêter quand il le décide. C’est faux. Il l’arrêtera quand les Iraniens le décideront. Et même s’il ordonnait un retrait immédiat, les États du Golfe – qu’il a plongés dans le chaos – réclameraient une protection continue. Il serait contraint de revenir. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les Iraniens ne négocient pas, quoi qu’en dise Trump. Ils le démentent publiquement et sans ambiguïté : ils attendent, convaincus d’avoir déjà gagné. Ce sont eux qui fixeront les termes du cessez-le-feu, et ils en profiteront pour imposer des conditions très dures : réparations, fermeture des bases américaines dans le Golfe. Traduire cela comme une victoire sera compliqué.

Sur l’annonce de Trump de frapper les installations civiles, Yako est encore plus dur avec le maître de la Maison-Blanche.

C’est illégal, immoral, et stratégiquement absurde. Les Iraniens ont d’ailleurs prévenu : toute frappe sur leurs centrales entraînerait des représailles sur les installations de dessalinisation de la rive sud du Golfe. Quarante-cinq millions de personnes pourraient se retrouver sans eau potable en quelques jours. C’est un scénario catastrophe d’une ampleur vertigineuse. J’espère qu’il existe encore des officiers américains capables de dire non. Commettre un crime de guerre en toute connaissance de cause devrait être une limite que même un aviateur de l’US Air Force ne saurait franchir.

Sa conclusion est sans pitié : l’Amérique risque de perdre le Golfe et l’Europe au profit de la Chine.

Les États du Golfe sont en première ligne des frappes iraniennes. Un découplage entre Washington et ces monarchies est-il en train de se préparer ?

Il est déjà en cours. Le grand gagnant de tout cela, c’est la Chine. Quand Trump mettra fin aux opérations, les États du Golfe tireront les conclusions qui s’imposent. Ils reprochent déjà aux Américains de prioriser la défense d’Israël sur la leur, alors que les drones s’abattent sur leur territoire et que les bases américaines sont chez eux.

Ces États vont se tourner vers la Chine, qui récupérera également les Iraniens. Trump lui-même, dans sa dernière stratégie nationale de sécurité, reconnaissait que l’Amérique n’avait pas d’intérêt direct dans la région. Il ira au bout de cette logique et les pays du Golfe vivront sans lui. Exactement comme l’Europe commence à se découpler délibérément de l’Amérique.

On s’excuse par avance d’avoir autant emprunté de cette excellente interview, mais pour une fois que Yako est audible, on ne va pas se gêner. Il termine sur le F-35, cette catastrophe industrielle, la pénurie de missiles côté américain (un tiers du stock de Tomahawk aurait été consommé), sans oublier les bases touchées, les radars et systèmes Thaad explosés. Allez, un dernier paragraphe et après on arrête :

La conséquence la plus grave, c’est l’effet sur la dissuasion globale. Une marine américaine qui n’ose pas s’approcher d’Ormuz, comment ferait-elle face à la Chine près de Taïwan ? Les États-Unis n’arrivent pas à plier l’Iran. Pourquoi Pékin aurait-il peur ? Le mythe de la toute-puissance militaire conventionnelle américaine ne s’est pas effondré, mais il est sérieusement ébranlé et c’est Trump qui en est responsable.

Exactement ce que proclame Youssef Hindi depuis des semaines : Yako lirait-il E&R ?

 

La géopolitique profonde, c’est ici

Trois analyses brûlantes sur la guerre de Trump

 
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27 commentaires

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  • #3604316

    Le but de Yako n’est-il pas tout simplement de critiquer Trump afin de rester dans la ligne gauche humaniste otaniste et rester cohérent sur l’intervention européenne en Ukraine ? Car soutenir Trump dans sa politique revient à supporter un politicien nationaliste patriotique, équivalent de l’extrême droite en France.

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  • #3604327

    On dit que le dôme de fer est un parapluie troué, moi j’en viens à me demander si il a déjà existé.
    Les USA et Israël sont comme l’empereur qui est nu, personne ne s’en ai rendu compte ou n’a osez le dire, c’est fou.

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  • Les US sont toujours de très gros producteurs de pétrole.
    Trump fait ce que les US ont toujours fait : Des guerres pour garder l’hégémonie américaine sur le reste du monde.

    Même s’ils en seront affectés, les US morflent moins que beaucoup d’autres pays/régions touchées par la fermeture du détroit d’Ormuz. Il l’explique très bien, il dit "c’est votre problème, vous n’avez qu’à le débloquer vous même !".
    Plus ils endommagent des raffineries et plus le détroit reste fermé, plus ça joue en leur faveur puisque ce faisant, ils peuvent devenir le numéro un de la production pétrolière mondiale, qu’ils revendront à prix d’or et à leurs conditions, la Russie étant elle même coupée de son allié historique européen.
    Les Européens paieront le prix fort, comme toujours.

    L’obèse Orange se fout de tuer des petites filles, il veut juste revaloriser le pétrole américain et par conséquent, le dollar.

    C’est diabolique mais les US et Israël sont les cancers de ce monde.

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  • #3604386

    Ça faisait longtemps qu’on avait plus vu Jacobleff.

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  • #3604393

    Discours de Trump :

    - On défend le peuple Iranien qu’on veut libérer.
    - Les nouveaux dirigeants sont beaucoup plus modérés et raisonnables que les anciens.
    - Les Iraniens veulent négocier.
    - Le programme Nucléaire Iranien est 100% détruit.
    - Les Iraniens sont inoffensifs : 100% de leur flotte est détruite et ils sont maintenant même à court de missiles...

    => Alors on va massivement bombarder leurs infrastructures civiles, leur couper l’eau et l’électricité, les génocider, et pour ce qui est des survivants, ils seront ramenés à l’Âge de Pierre ! :D

    Quant à Yakovleff, l’intro de la première vidéo dit bien que (comme son nom l’indique) son père était militaire d’origine Russe => pas étonnant qu’il montre autant patte blanche en prenant des positions radicalement anti-Russes...
    (Il me semble qu’il y en a d’autres dans le cas ; e.g. -j’improvise- Darius Rochebin qui se montre anti-Iran, Sophia Aram qui chie sur les Musulmans, Messiha contre l’immigration, aux USA, ils ont Marco Rubio qui veut faire la guerre à Cuba, etc...)

     

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    • Si son père, peut-être légionnaire, en tout cas soldat mercenaire apparemment puisqu’étranger, frappait l’actuel général lorsqu’il était petit, ou frappait sa mère (hypothèses sans fondement) le petit peut avoir développé une détestation des Russes.

      Autre hypothèse : pour le petit (aujourd’hui général) et pour son père, Russie signifie URSS, tout simplement, une URSS qui aurait laissé au père (un Russe blanc ou fils de Russe blanc) un souvenir de bureaucrates cruels, d’exil et de dépossession. La France soutenant largement le communisme dans les années cinquante et soixante, la détestation a pu croître d’autant chez les exilés, qui savaient à quoi s’en tenir..

    • #3605809

      @ xvz

      Yakovleff est aussi un nom qui sonne très israélite. Evidemment, ça ne signifie pas forcément que le prénom Jacob soit forcémment une "appelation d’origine contrôlée" ; mais ça pourrait être une explication de sa mise en valeur au sujet de l’Ukraine, vu le projet Israélien initial dans la zone.

  • #3604396

    "Retrouve sa lucidité"... mais à quoi jouez-vous vous-même ? Ce type est en service commandé, on a juste changé son programme. C’est plutôt cela qu’il faudrait commenter non ?

     

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  • #3604412

    Yakovlev vient d’être touché par la grâce de Pâques.
    Le Saint Esprit l’a visiblement inspiré !
    Je rigole !

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  • #3604443

    L’offensive sur l’Iran, ce qu’en terme d’analyse ésotérique-critique au plan métaphysique on peut appeler un meurtre pour vol de deux nations sur une autre, épuise les stocks de missiles hors de prix mais également, chez les non-belligérants, de ceux d’anxiogènes chez les ’’influenceurs’’ sur le réseau internet. Canulars, ’’analyses’’ de tous bords, prophéties findumondistes. On passe la surmultipliée. Voilà également les distributeurs de Padamalgame à l’ouvrage, bricolos de la dialectique, collectionneurs de rogatons ’’historiques’’, en quête dans l’immense casse qui la jouxte, de micros arguments rouillés ou sortis de la naphtaline, sans âge ou datés, localisés ou universels, pour exonérer la monstruosité de ses responsabilités. On finit, c’est normal, par ne plus savoir ce qu’il se passe réellement, mais le saura-t-on jamais..? Pendant ce temps, ici-maintenant, la spéculation ’’financière’’ (prédation) et le fisc, s’en donnent ouvertement à cœur-joie, les uns pour se goinfrer, les autres pour soi-disant faire (pour une fois) quelque chose d’utile avec les rentrées extraordinaires attendues de pieds ferme, comme si une hausse délirante ne déclenchait pas l’effondrement de la demande... Il va falloir une fois encore (ils ne se renouvellent guère) passer à la caisse des prédateurs et sous le joug des cerveaux malades, sous la férule d’un appareil d’état ennemi de la population.

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  • #3604518

    Yakovleff condamne logiquement l’ agression israélo-americaine contre l’ Iran comme il condamne logiquement l’ agression russe contre l’ Ukraine.
    Deux généraux qui eux sont de véritables p... d’Israël : Trinquant et Chauvancy.

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  • #3605794

    Yakovleff n’est pas là pour avoir un avis lucide sur la Russie ou sur Trump, il est là parce qu’il est payé par l’Oligarchie pour vendre de la guerre contre les Russes, maintenant que Trump ne peut plus la faire à notre place. Il est là pour nous détourner des vrais responsables de la Guerre d’Ukraine et pour détourner l’attention du public vers le pantin plutôt que vers le marionettiste.
    Il doit y a voir une guerre (réelle ou virtuelle) contre la Russie et l’Ukraine, en vertu du "Ni oubli, Ni pardon", pour les pogroms de la fin du XIXe Siècle sous les Tsars et du milieu de la première moitié du XXe avec le bandérisme, le Nazisme, le Vichyme, ainsi que les pogrom actuels en France liés au Goyisme qui obligent les Juifs français à fuir le pays et à aller se réfugier sous les missiles à Tel-Aviv (augmentation de l’antisémitisme de 1000% par an - soit 43,000% d’augmentation des actes antisémites depuis 1983).
    Le but principal des gens comme Yakovleff ou la tafiole Mandon est de convaincre les gens qu’ils doivent se laisser plumer par le gouvernement afin qu’il puisse nous protéger contre les hordes bolchéviques qui dévallent le couteau entre les dents sur les pentes de Montmartre comme en 1814 en hurlant "bistro ! bistro !". Tout cela étant de la faute de Trump qui a perdu la boule puisqu’il veut envahir le Groenland avant les Russes.
    On ne peut plus compter que sur des êtres d’élite exceptionnels, comme le Colonel Goya, Yakovleff ou Mandon, dirigé par d’autres êtres d’élites que le monde entier nous envie, tels que Jean-Noël Barrot, Séjourné, Thierry Breton et Gabriel Attal ainsi que le chef de guerre Macron qui chargera à la tête de nos troupe lorsque le temps viendra.

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