Pas si vite. L’Inde n’a jamais cessé un seul instant d’acheter son pétrole à l’Iran, en dépit de l’embargo imposé par les Américains. Puisque L’Inde est potentiellement le cheval de Troie des BRICS, je vous laisse imaginer quel type de loyauté elle manifestera envers Israël en cas de catastrophe : méfiez-vous des ralliements de surface.
Modi et Erdogan n’ont ni ami ni allié : le 1er œuvre exclusivement pour les intérêts de l’Inde, empire continental régnant sur 1 milliard 470 millions de vies et qui sera un géant économique dans 15 ans. Le second n’est fiable que dans la limite des intérêts turcs uniquement, car Byzance est un empire historique don’t la Turquie moderne ne désespère pas de restaurer la grandeur.
Rachid Achachi semble a parfaitement intuitionné la meilleure façon d’aborder l’analyse de cette guerre : puisque nous ne sommes pas dans la tête des psychopathes et n’avons pas de lisibilité des stratégies des États, l’approche spéculative reste la plus fiable. Il s’agit d’émettre, à partir des indices dont nous disposons, des conjectures réalistes, des constructions hypothétiques sous forme de scénarios vraisemblables. Achachi a raison d’explorer le champ des possibles, vu que nous ne savons rien de manière définitive.
Voici mes conjectures. Ni nécessairement vraies ni radicalement fausses, elles attendent le verdict du temps :
1- En apparence, les USA + Israël + les Emirats + l’Europe sont l’axe du bien, unis, contre l’Iran, désigné comme la menace.
2- En réalité, Israël + les Emirats + l’Europe + l’Iran sont dans le même camp : ils veulent tous, mais alors tous précipiter l’effondrement des États-Unis et du dollar.
3- Indice A : Aucun pays d’Europe ne répond aux appels de Trump pour le rejoindre dans sa guerre. Le gros Donald passe alors pour la Cassandre du Pacifique, le Desperado qui aboie comme un vieux chien édenté.
4- Indice B : Les Emirats ne semblent pas en vouloir à l’Iran des représailles sur leurs sols respectifs, car ils se réjouissent que les bombes iraniennes ciblent exclusivement les bases militaires américaines qui leur sont imposées comme des verrues et les rendent co-belligérents, à leur corps défendant. Comprenant la trahison des Saoud, Trump fut pris d’un moment de poésie : « Ben Salam peut toujours causer à mon c*l ».