L’alyah, qui a 15 écritures différentes, un peu comme les frontières du Grand Israël, ce sont les juifs de la diaspora qui montent en Israël, leur patrie d’origine, enfin, d’après un papier vieux de 50 000 ans (page 32 523, tout en bas, alinéa 146, écrit en corps 5, prévoir loupe).
« Vous êtes PRÊTS à DEVENIR ISRAÉLIENS ? »
C’est ce que nous avons voulu vérifier au Salon de l’Alyah de l’Agence Juive à Paris !
Doutes, fous rires… et surtout des réponses concrètes : oulpan, équivalences, boulot, villes… et même un petit quiz spécial !
Par où commencer… pic.twitter.com/69GHPS3vro
— jewbuzz (@jewbuzz) October 29, 2025
Le contraire de l’alyah, c’est le Yeruda, le retour en hébreu. Ce sont les Israéliens ou juifs israéliens qui se cassent pour de bon. Si les israélistes en charge de la propagande nous montrent en permanence des familles entières de juifs français, par exemple, qui débarquent à l’aéroport de Tel-Aviv le sourire aux lèvres, des survivants du génocide perpétré par LFI en France, la réalité est beaucoup plus nuancée, surtout depuis le 8 octobre 2023. Et encore plus depuis la guerre des 12 Jours avec l’Iran.
Là, ça a été panique à bord, principalement dans les grandes villes. On a vite fait le tri sur place entre les vrais et les faux patriotes. Tel-Aviv n’a pas seulement été touchée par les missiles iraniens, mais par la fuite de 20 000 de ses habitants, soit 14 % des départs en deux ans, depuis le début du génocide des Palestiniens. Écoutez bien les chiffres officiels, livrés par Le Parisien, le journal du ministère de l’Intérieur, lui-même sous surveillance étroite du CRIF :
Selon le rapport, quelque 59 400 Israéliens ont quitté le pays en 2022, et 82 800 l’ont quitté en 2023, un chiffre record, et près de 50 000 personnes entre janvier et août 2024, selon le rapport. À l’inverse, 29 600 Israéliens vivant à l’étranger sont revenus en Israël en 2022, 24 200 en 2023 et 12 100 au cours des huit premiers mois de 2024. Soit un solde migratoire net pour ces deux années et demie de moins 125 000 personnes.
Échec total de la politique de Netanyahou, qui cherche depuis 20 ans à « inquiéter » les juifs de la diaspora pour les rameuter en Israël. De là beaucoup de terrorisme sous faux drapeau : il a bon dos, l’islamisme ! On a vu ce que ça a donné en Syrie avec Jolani, l’obligé de Netanyahou, dont les soldats, des mercenaires djihadistes de différentes factions, étaient soignés dans des hôpitaux israéliens. Elle est belle la générosité juive, surtout envers les islamistes qui font du bon boulot !
Et encore, ce ne sont que des chiffres officiels : en général, on peut multiplier tout ça par deux pour approcher de la réalité.
On a voulu savoir où partaient ces Israéliens de branche, hélas, l’information devient rapidement très nébuleuse. On ne communique pas là-dessus, dans la presse dite internationale. Le problème, pour la caste raciste de Tel-Aviv, c’est que ce sont des forces vives qui partent, des gens de gauche, aisés, cultivés, avec des gros jobs. Politis ouvre une lucarne sur le problème :
Depuis le déclenchement de la guerre, le 7-Octobre, l’État hébreu fait face à une véritable fuite de population la plus à gauche. Un exil parmi les classes supérieures diplômées et les plus jeunes, sans promesse de retour. La principale destination reste les États-Unis, mais beaucoup partent aussi pour l’Europe (Allemagne, Portugal, Grèce, Pays-Bas), dans les pays où vivaient leurs ancêtres.
[…] « Un mois après le 7 octobre 2023, j’ai abandonné toute ma vie en Israël, car il n’y a plus aucun avenir dans ce pays », lance Guy G., un Israélien de 37 ans, depuis son appartement dans le centre de Lisbonne, au Portugal. Arrivé dans le pays sans parler la langue et alors qu’il menait une brillante carrière d’acteur en Israël, ainsi que tous ses amis et sa famille, il a décidé de reprendre sa vie à zéro.
Transition toute trouvée vers Steven Spielberg, qui a « filmé » le départ des juifs aisés de Varsovie en 1939.
À notre humble avis, si on nous permet de le donner, l’entité sioniste qui s’est installée sur la terre des Palestiniens n’est pas seulement non viable pour des raisons démographiques (on connaît la course à la natalité entre juifs et Arabes) : elle l’est désormais, et de manière éclatante, pour des raisons morales. Le racisme pathologique projeté à la face du monde éloigne ce pays du concert des nations, et isole ses habitants dans un ghetto.
Et un ghetto, que ce soit Varsovie ou Gaza, on sait comment ça finit. Heureusement, disent les sionistes, on a la bombe atomique. Pour quoi faire ? Exterminer tous ses voisins ? Jusqu’où ? Jusqu’à la France, le pays le plus cool du monde devenu, selon les sionistes, hostile aux juifs ?
Un Franco-Israélien menace la France :
« Il est temps pour Israël de traiter la France comme un pays hostile. Il doit y avoir des répercussions ! »
déclare Emmanuel Navon, enseignant franco-israélien diplômé de Sciences Po Paris. pic.twitter.com/YmWxwJdCUW
— The NEWS (@news_and_truth) October 29, 2025
Il va falloir qu’ils apprennent à gérer leur propre haine. Viendrait-elle d’un Dieu qui les maltraite ? Prochain article, celui de Gideon Levy dans Le Monde diplo sur une société israélienne en pleine négation du génocide, un retournement inattendu de l’Histoire.


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