Ce monstre, c’est Heinrich Himmler, Heini pour les intimes, Reichsführer-SS de son état, qui régnait sur le cruel corps noir, la garde impériale du Führer, la quintessence du régime nazi, qui fit tant de mal en Allemagne et en Europe.
Images intéressantes du monstre, parce que colorisées et nanties de reconstitutions en numérique.
Pour ceux qui n’étaient pas nés en 1920, la SS terrorisa les adversaires (jusqu’à la SA), puis les ennemis d’Hitler. Les adversaires c’était en interne, communistes, socialistes, démocrates, juifs, et francs-maçons : l’ennemi c’était en externe, judéo-bolcheviques, Français, Anglo-Américains, bref, tout le monde sauf les Ritals et les Japs.
Nous sommes en 2024 et nous reprenons un article de Blick, un site suisse (les Suisses sont pas tout blancs pendant la guerre). Leur article est sympa mais un peu trop cucul : quand on parle d’Himmler, on peut se lâcher. On commence par leur résumé, après on passe à notre interprétation.
Henrik Lenkeit menait une vie sans histoire. Pendant 49 ans, cet Allemand à la fois conseiller conjugal et pasteur, a vécu dans l’ombre d’un énorme secret qui pesait sur sa famille. Jusqu’à ce qu’un jour, en août 2024, il découvre l’impensable : il est le petit-fils du chef des SS et bras droit d’Hitler, Heinrich Himmler. Après s’être muré dans le silence, il raconte son histoire pour la première fois au « Telegraph », le mercredi 29 octobre.
On imagine les larmes, le mec qui se jette par terre en demande pardon (à qui ?), les hurlements, comme le militant de l’UEJF pendant une conférence sur la Palestine.
Il faut savoir qu’Henrik n’est pas l’héritier officiel de Heini, mais qu’il vient de la branche fondée par la maîtresse d’Himmler, Hedwig. Ce petit coquin voulait pour ses SS une vie droite et digne, et lui s’amusait avec deux femmes. Déjà, là, on est dans le mal, pas encore absolu, nous dirons relatif. Henrik, comme il fallait s’y attendre, surtout de la part d’un pasteur, joue les outrées. Il découvre les lettres de sa grand-mère, donc la maîtresse d’Himmler, que ce dernier surnommait Bunny. On imagine leurs jeux... Exemple d’horreur trouvée dans une lettre : « Je vais à Auschwitz. Baisers, ton Heini ».
Ensuite, on monte d’un cran dans l’horreur. Que les lecteurs sensible sautent ce paragraphe ou le papier tout entier.
Puis des détails sordides commencent à faire surface. Comme la rumeur selon laquelle la grand-mère aurait vécu entourée de mobilier fabriqué à partir de peau humaine. Ou encore que le médecin ayant assisté à la naissance de sa mère serait Karl Gebhardt, celui qui a mené des expériences chirurgicales sur les femmes au camp de concentration de Ravensbrück. Henrik Lenkeit ne veut pas y croire.
Sérieusement, si quelqu’un nous apprend, au hasard d’un docu sur Arte, qu’on est le petit-fils caché d’Himmler, on sable le champagne. Pas pour valider les crimes nazis, mais parce que la moindre lettre peut se négocier des milliers d’euros, disons des centaines, et pour nous, cela représente quelque chose. De plus, du mobilier en peau humaine, avec tous les adorateurs d’Hitler ou collectionneurs d’objets nazis qui traînent sur eBay ou Le bon coin, on est riches : c’est le chalet à Chamonix au milieu des mafieux ukrainiens, la villa au Cap-Ferret à côté des Canet-Cotillard, le castel à Deauville avec le Sentier, le château dans le Sud près des Jolie-Pitt, la belle vie, quoi.
On a mis Sacha parce qu’il est un juif d’origine russe et que c’est bien fait pour Himmler. On aurait pu mettre Bruel mais faut pas déconner, un minimum de sérieux et de qualité sont requis sur ce site. Et puis c’est un petit hommage discret à Brigitte, Bardot, pas Macron, qui s’en va doucement...
Iakov, le fils de Staline, n’avait pas renié son père, lui. Il est mort crânement, aux mains des nazis. Le petit-fils d’Himmler se chie dessus à l’idée que quelqu’un pourrait lui trouver un bout d’ADN nazi, et on n’est pas loin, pour compenser cette tare originelle, des déclarations pro-Israël, pro-génocide. S’acquitter d’un génocide en vantant un autre génocide...
Aujourd’hui, en 2025, que reste-t-il de l’œuvre d’Himmler, ou d’Himmler ? Déjà, une descendance, puisque Hitler n’en a pas vraiment, à part un fils aux États-Unis.
On va vous dire un secret : quand on a vu cette image de Gudrun, sa charmante fille, née en 1929, on s’est dit qu’on aurait pu tomber amoureux d’elle (une fois majeure, eh oh). Si elle nous avait avoué être la fille d’Himmler, on ne l’aurait pas crue. Et si elle nous avait donné les preuves de sa monstrueuse ascendance, on lui aurait pardonné et on lui aurait confirmé notre amour.
On est chrétiens ou on ne l’est pas, et tant pis si Heini n’aimait pas les chrétiens. C’est souvent comme ça : les beaux-pères, ça n’aime pas trop les gendres qui leur enlèvent leur fille chérie. Mais c’est ça ou pas de descendance, coco. Et quand les petits-enfants naissent, Himmler ou pas Himmler, SS ou pas SS, papy est heureux de ouf, et il fait la paix avec son gendre !


et
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