Ce très long article se fonde sur un principe, qui se dément rarement : les conflits proche-orientaux à venir suivent généralement les pics de livraisons d’armes US à l’État hébreu. Selon ce qui suit, l’Amérique de Trump devrait attaquer l’Iran de Khamenei. Mais en histoire, rien n’est jamais écrit.
On connaît peu de partisans des guerres inutiles, mais inutiles pour les Américains peut vouloir dire utiles pour les Israéliens. Le problème a été abordé dans l’ouvrage désormais célèbre Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine de Walt & Mearsheimer.
Trump, qui se présente en homme de paix, va-t-il risquer de déstabiliser la région pour abattre l’Iran, soutien de l’Axe de la résistance, fournisseur de drones à la Russie et de pétrole à la Chine ?
Pour Gérard nucléaire Chevrier, il n’y a aucun doute : l’Amérique prépare une attaque.
GÉRARD CHEVRIER : ISRAËL VA-T-IL FORCER L’USAGE NUCLÉAIRE CONTRE L’IRAN ?
L’industriel et analyste géopolitique français Gérard Chevrier lâche une prédiction explosive :
« Le lobby financier va financer une nouvelle guerre et offrir à la Russie et à la Chine… pic.twitter.com/unRbRV4RGv— Camille Moscow (@camille_moscow) February 20, 2026
Les Iraniens mènent actuellement des exercices conjoints avec les Russes au large de Bandar Abbas. En cas d’attaque, le détroit d’Ormuz sera sous le feu des missiles iraniens.
S’il y a bien une direction sur laquelle Donald Trump ne nous surprend pas c’est bien celle du soutien des États-Unis à l’Entité sioniste qui a exponentiellement accéléré son emprise militaire sur la Palestine et le Proche-Orient, semant partout chaos, mort et destruction, et menaçant ses voisins d’une guerre, pourquoi pas nucléaire. Une alliance qui ne se dément pas, Benjamin Netanyahu, le chef du gouvernement ultra-sioniste et ultra-orthodoxe, sera même le premier dirigeant étranger reçu par Donald Trump depuis son investiture.
À la différence de sa participation militaire et financière à l’OTAN, pour laquelle Trump a laissé filtrer sa volonté de la réduire et de faire payer les États européens, son soutien militaire à Israël ne semble pas sur la sellette. Cette aide militaire américaine à Israël, qui ne date pas d’hier et ne s’est jamais démentie depuis le milieu du siècle dernier, bat tous ses records. Et elle a atteint un niveau sans précédent depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza. L’oncle Sam n’a jamais été aussi généreux et si les Etats-Unis demandent régulièrement à l’Etat hébreu de faire preuve de plus de retenue dans ses opérations militaires, ils ne cessent de lui livrer des armes… Endossant ainsi avec Tel Aviv la responsabilité par complicité des diverses et manifestes atrocités récurrentes.
Ci-dessous un rapport effarant du Congrès sur l’aide américaine à Israël. Il serait intéressant de savoir s’il existe un rapport de 50 pages concernant la France quelque part dans la documentation du Congrès, mais on peut en douter. Vu la longueur du rapport, nous allons écourter l’introduction, juste deux graphiques – également basés sur les chiffres du Congrès. Nous avons renoncé à retranscrire le système de notes, le rapport est déjà assez long comme ça, long, mais c’est tranquillement la description des guerres actuelles et à venir : l’historique montre qu’il suffit de suivre le planning de livraison d’armes et on a les dates des prochaines crises et batailles, prochaine échéance, 2026, livraison de l’avion ravitailleur KC-46A.
Le présent rapport offre un panorama général de l’aide américaine à Israël. Il comprend un examen des programmes passés, des données sur l’année en cours et une analyse des questions actuelles.
En cumul, Israël est de loin le plus grand bénéficiaire d’aide américaine depuis la Seconde Guerre mondiale. Les administrations successives, en collaboration avec le Congrès, lui ont fourni une aide qui reflète à la fois le solide consensus interne qui existe aux États-Unis en faveur d’Israël et de sa sécurité, les objectifs stratégiques communs au Moyen-Orient, l’engagement mutuel affiché en faveur des valeurs démocratiques et les liens historiques qui remontent au soutien des États-Unis à la création d’Israël en 1948. À ce jour, les États-Unis ont fourni à Israël 158 milliards de dollars (en dollars courants ou non corrigés de l’inflation) sous forme d’aide bilatérale et de financement de la défense antimissile. À l’heure actuelle, la quasi-totalité de l’aide prend la forme d’une assistance militaire ; de 1971 à 2007, Israël a également reçu une aide économique importante.
En 2016, les gouvernements américain et israélien ont signé leur troisième protocole d’accord décennal sur l’aide militaire (MOU = Memorandum of Understanding), couvrant les années 2019 à 2028. Aux termes de ce protocole, les États-Unis se sont engagés à verser – sous réserve de l’autorisation de dépense du Congrès – 38 milliards de dollars : 33 milliards sous forme de subventions au titre du financement militaire étranger (FMF = Foreign Military Financing) et 5 milliards sous forme de crédit pour la défense antimissile.
Israël est le premier utilisateur international du F-35 Joint Strike Fighter, l’avion furtif de cinquième génération, considéré comme l’appareil le plus avancé au monde. À ce jour, Israël en a acheté 50 dans le cadre de trois contrats distincts, financés avec l’aide des États-Unis, et en a pris livraison de 36.
Dans le cadre du National Defense Authorization Act pour l’année fiscale 2023, le Congrès a autorisé 520 millions de dollars pour les programmes de défense conjoints États-Unis-Israël, dont 500 pour la défense antimissile (loi James M. Inhofe). Et dans le cadre du MOU, le Congrès a affecté 3,8 milliards de dollars à Israël (FMF et défense antimissile), ajoutant 98,58 millions pour divers programmes coopératifs civils ou militaires.
[FG : concernant le premier point, la loi James M. Inhofe, il faut comprendre que la défense d’Israël est un poste budgétaire de la défense américaine en tant que telle, au même titre que l’achat par l’US Navy d’un porte-avions par exemple].
Les données figurant dans ce rapport ont été compilées par le Congressional Research Service (CRS) à partir d’un certain nombre de sources, notamment le U.S. Overseas Loans and Grants de l’USAID ou « Greenbook », les communications du CRS avec le département d’État et l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), et les justifications budgétaires annuelles du département d’État et de l’USAID. Pour la terminologie et les abréviations utilisées dans ce rapport, voir l’annexe A.
Lire l’article entier sur jeune-nation.com


et
!






