"Ce sont les drogués qui pourrissent la vie des quartiers, sans leur demande de drogue - à laquelle les dealers ne font que répondre - il n’y aurait évidemment pas de trafic ."
Oui, bien sûr, les dealers vendent pour répondre à la demande, ils le feraient presque par altruisme... Sinon, t’as entendu parler du marché de l’offre et de la demande, du fait qu’un besoin ça se créé ?
Aucun côté n’est plus à blâmé que l’autre, encore que l’un le fait par avarice pure et l’autre par plaisir ou par dédain (souvent le cas des OPIACES, les anciens d’ER comprendront cette petite allusion discrète, rapport à une vieille histoire, toussa toussa, la fameuse "paix des opiacés" etc.). La drogue, c’est comme l’alcool, c’est un très grand sujet.
En revanche, prétendre que les drogués font venir les dealers ou vice-versa, c’est faux, c’est 50-50.
Ceux qui te mettent la faute sur l’un des deux camps, ils cherchent par défaut à protéger l’autre camp, point barre.
Les dealers se mettent à vendre à partir du moment où le rapport bénéfice\risque est intéressant, c’est tout, ils ne le font pas pour la gloire ou le plaisir de servir le client. Les drogués se mettent à consommer à partir du moment où le rapport plaisir\risque est intéressant, c’est tout, ils ne le font pas pour faire circuler le blé ou se donner un genre (hormis les ados attardés de 14piges).
Et pour finir sur qui pourrit la vie des quartiers, là encore c’est un ensemble. C’est pas le drogués qui squattent les halls d’immeubles, mais les vendeurs ; c’est pas les drogués qui menacent les gens quand ils rentrent dans les halls, c’est les vendeurs ; c’est pas les drogués qui pourrissent les commun pour installer leur comptoir, c’est les vendeurs ; c’est pas les drogués qui se pètent avec les flics, c’est les vendeurs ; C’est pas les fumeurs qui fument dans les couloirs des résidences, c’est les vendeurs ; C’est pas les drogués qui recrutent des jeunes avec la promesse de l’argent facile, c’est les vendeurs.
Tu veux que je continue la liste ou t’as ton compte ?