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L'actualité en bref
Septembre 2010Source : almanar.com.lb
Le Premier ministre libanais Saad Hariri a affirmé avoir commis une "erreur" en accusant la Syrie d’être derrière l’assassinat de son père Rafic Hariri, dans une interview publiée lundi dans le quotidien arabe A-Sharq Al-Awsat.
"A un moment donné, nous avons commis des erreurs. Nous avons accusé la Syrie d’avoir assassiné le Premier ministre martyr. Il s’agissait d’une accusation politique, et cette accusation politique n’est plus à l’ordre du jour", a déclaré Hariri. "Il y a une cour qui fait son travail, et de notre côté nous devons réexaminer ce qui s’est passé", a-t-il dit en allusion au Tribunal spécial pour le Liban (TSL), chargé de l’enquête sur cet assassinat.
Saad Hariri et ses alliés avaient accusé le régime en Syrie d’être à l’origine de ce meurtre, ce que Damas a toujours nié. Le camp de Hariri avait aussi accusé la Syrie d’avoir planifié l’assassinat de plusieurs personnalités libanaises anti-syriennes, dont un ministre et trois députés, après celui de l’ex-Premier ministre. Le "travail du TSL n’a rien à voir avec des accusations politiques hâtives. Il y a une enquête et un tribunal qui ne se soucie que de preuves", a encore dit Saad Hariri.
"Les faux témoins ont détruit les relations entre la Syrie et le Liban et politisé l’assassinat, mais une nouvelle page a été ouverte dans ces relations depuis la formation du gouvernement libanais". "Nous avons procédé à une réévaluation de nos erreurs commises vis-à-vis de la Syrie et qui ont porté atteinte au peuple syrien et aux relations entre les deux pays", a encore dit le Premier ministre libanais.