"Illuminati : de l’industrie rock à Walt Disney, les arcanes du satanisme"
20 août 2013 15:40, par GotfriedIdées de titres de bouquins pour monomaniaques :
"Les Illuminatis et l’invention du cheval à bascule"
"Dans les cuisines de Satan, ou comment le cumin pave la voie vers le Nouvel Ordre Mondial"
"Diodore de Sicile, Molière, Mariah Carey : typologie des sacrificateurs d’humains au travers des âges"
"Le Grand Bouleversement - les influences talmudiques dans la rubrique électroménager du catalogue La Redoute"
Je commence à en avoir par dessus la tête de ces théories. Sous prétexte que trois déclarations de mecs un peu célèbres convergent dans le sens d’un "complot", bim, il y en a qui se mettent à crier à qui veut les entendre que le complot est là, effectif et implacable. Si ces déclarations peuvent mettre la puce à l’oreille, je le concède, le gros du travail n’est pas leur compilation, mais la démonstration que le complot a été mis en place, et surtout de sa portée réelle. Il s’agit d’exhumer assez précisément les moyens humains et financiers dont il est doté, les buts exacts qu’il vise, les médiations diverses sur lesquels il s’appuie, les processus de prise de décision, de transmission et d’exécution des ordres, etc...
Il faudrait aussi élucider pour de bon une question de fond : par satanisme, est-ce qu’on entend une idéologie et une activité purement humaine, ou faut-il supposer l’existence d’entités d’une nature inconnue de la science et qui, d’une manière ou d’une autre, influenceraient le cours des événements ? Si c’est cette dernière option que l’on privilégie, il faut être capable de faire indiscutablement la différence, sur des critères définis et précis, entre une entité "bonne" qui serait Dieu, et une entité "mauvaise" qui serait Satan, et leurs influences respectives. Il faudrait être capable de prouver l’implication de l’entité "mauvaise" dans tout ce que l’on qualifie de satanique autrement que par des soupçons, des suppositions et des théories, mais selon une méthodologie rigoureuse permettant une reproductibilité des résultats (bonne chance).
En attendant de se soumettre à ce genre de démarche rigoureuse, ceux qui avancent ces théories sont au mieux des naïfs (de croire qu’ils ne méritent pas qu’on ridiculise leurs théories), au pire des personnes souffrant réellement de problèmes psychologiques, et qui ont en tout cas un problème de discernement entre le fantasmé/imaginé et le réel.
Alain Soral et E&R
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