Le Talmud 1/3
Il y a en réalité deux Talmuds :
Le Talmud de Jérusalem (Yerushalmi), la tradition attribuant sa rédaction à Rav Mouna et Rav Yossi vers la fin du IVe siècle.
Le Talmud de Babylone (Bavli), qui comprend la Mishna et la Guemara, dont la compilation est attribuée à Rav Achi et Ravina, début Ve siècle.
La loi exposée dans les deux compilations est globalement identique.
C’est à Paris, en 1240, que le premier procès du Talmud se déroula, lorsque, après avoir été expulsé de l’école juive, Nicolas Donin, qui s’était converti au christianisme et devint franciscain, dénonça les principaux passages antichrétiens du texte, ceci dans une confrontation publique avec le rabbin Yehiel de Paris qui était alors le responsable de l’école talmudique (yeshiva), confrontation où furent présents Eudes de Châteauroux chancelier de la Sorbonne, ainsi que Moïse de Coucy, Juda ben David et Samuel ben Salomon. Faisant suite à sa démonstration, qui épouvanta les examinateurs et théologiens ecclésiastiques dans laquelle Donin cita des passages entiers du Talmud, dont il prouva qu’il était devenu pour les juifs une autre loi (alia lex) quasi supérieure à celle de la Torah, montrant qu’il contenait d’horribles blasphèmes, encourageait à la haine envers les chrétiens et autorisait les juifs à se jouer des « goyim », de les voler voire les tuer, 24 charrettes remplies de manuscrits talmudiques furent brûlées en place de Grève le 20 juin 1242.
« Les Juifs n’ayant pu anéantir le peuple chrétien
en tuant le Christ,
ont voulu le bafouer par la rédaction du Talmud,
un tissu d’horreurs anti-chrétiennes. »
Martin V, Sedes Apostolica, 1425.
« Le Talmud contient des blasphèmes contre Dieu le Christ et la Vierge Marie. » Innocent IV (Impia Judaeorum perfidia, 1244).
Dans la lettre Impia Judaeorum perfidia, Innocent IV exhortait Saint Louis à brûler et faire brûler publiquement le Talmud, livre abusif, dans son royaume, devant le clergé et le peuple.
Nicolas IV dans sa bulle Turbato corde (5 septembre 1288) : « De très nombreux chrétiens, reniant la Foi catholique, l’échangent pour le rite judaïque, chose digne de condamnation… Contre tous ceux qui ont commis pareille chose, comme contre les hérétiques et aussi contre ceux qui les favorisent, les protègent ou les défendent, procédez avec acharnement. » (Turbato corde, 1288, soit 580 ans avant Vatican II).
« Que le Talmud, mentionnant Jésus Christ ignominieusement soit damné et brûlé » Jules III, Cum sicut nuper (1554).