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Judith Godrèche ou le marketing du viol

Qu’on ne s’y méprenne pas : le viol est un crime, mais certaines relations sont dans un flou artistique, si l’on peut dire. La relation, par exemple, entre une actrice, jeune et jolie, et un réalisateur à succès.

 

C’est vieux comme le monde, mais ça fonctionne toujours. Quand ça va, tout va, mais quand ça va pas, ça va plus du tout. Le réal jette sa muse, et la muse s’en va chercher un autre amuseur. Si elle ne le trouve pas, gare au premier amuseur !

C’est ce qui arrive à Benoît Jacquot, qui, 35 ans après sa relation 14-40 avec Judith, est devenu un violeur. Il a été mis en examen en 2024. On est toujours sur cette frontière du 14-15 ans, qui détermine le délit ou le crime : mais si la majorité sexuelle, elle, est à 15 ans, une fille de 15 ans reste une mineure. Donc une relation non consentie est une agression ou un viol.

La question devient : sa relation était-elle consentie avec son amuseur ? En d’autres termes, à 14 ou 15 ans, une fille est-elle suffisamment consciente pour avoir une relation avec un homme mûr ? Peut-elle sortir ou a-t-elle envie de s’extraire de la fascination qu’elle éprouve pour un homme qui la forme, surtout quand son environnement familial est pourri ?
Notez bien qu’on ne parle pas en tant qu’hommes, même si ce site est à domination masculine (rhô), mais avec la distance nécessaire pour traiter un tel sujet. Qu’on a déjà traité par ailleurs.

Le 6 février 2024, Judith Godrèche a porté plainte contre le réalisateur Benoît Jacquot pour viols avec violences sur mineure de moins de 15 ans. Avec le cinéaste de vingt-cinq ans son aîné, qu’elle a rencontré en 1986 sur le tournage du film Les Mendiants, la comédienne, alors âgée de 14 ans, a vécu une relation intime jusqu’en 1992. À l’époque, cette histoire était connue, affichée, assumée par les deux parties. Mais, avec le temps, notamment après l’éclosion du mouvement #MeToo, en 2017, et la parution du livre Le Consentement (Grasset), de Vanessa Springora, en 2020, Judith Godrèche a repensé son expérience d’adolescente puis de jeune adulte auprès de Benoît Jacquot. (Le Monde)

Le sujet du jour, c’est l’extrait dans Le Monde du livre de Judith sur ce viol, car c’est le terme employé par le journal et l’auteur, pardon, l’autrice. Le récit est très mal écrit – on dirait une lycéenne exhibitionniste –, forcément revanchard (le verbe puer revient souvent), les faits datent d’il y a 38 ans, et l’amour d’hier s’est transformé en haine. La chose a quand même duré de 14 à 20 ans...

« Envie de vomir. L’entendre pleurer, être responsable de l’anéantissement de l’ogre, je me mets à transpirer d’angoisse, puis vient la tachycardie, se taire, serrer les poings, prier, il reste une chance pour que tout s’arrête. Ne supplie pas, je t’en prie, ne supplie pas, ça me dégoûte. J’ai peur de tes coups, peur de ta faiblesse, peur de tout ce qui émane de toi, je vais gerber, BJ, ce ne sera pas le vomi d’une muse, crois-moi, mais il est trop tard, il redit... »

« J’étais sous son emprise mais c’était quand même une emprise extrêmement inspirante... »

Notez bien que dans l’interview de Catherine Ceylac, on est sur du 15 ans. Et en 1995, pour son premier livre sur cette relation, Judith parle d’« amour ». Elle a alors 23 ans. Peut-être que l’âge aidant, elle est devenue lucide. Mais de là à étaler son histoire, au lieu de se reconstruire hors caméra, comme il se doit en cas de traumatisme, il y a un pas que nous ne franchissons pas. La couverture du livre, ce n’est pas elle à 53 ans, mais elle à 15 ou 20 ans, un souvenir d’elle. On sent qu’elle veut au-delà de tout vendre ou revendre son image, quitte à changer les termes du passé et passer, désormais, pour la victime d’un type qui a aujourd’hui 80 piges.

Pour ce qui est du viol, la justice tranchera. Mais pour le marketing du viol, il n’y a pas de doute. Et il n’y a aucun doute non plus que des Judith de 15 ou 18 piges continuent à faire l’amour avec des Benoît de 40 piges, on ne voit que ça sur les réseaux. Sans compter la montée du sugardaddysme, cette prostitution à la limite de la pédophilie autorisée, organisée, assumée. Dans nos recherches sur TikTok, on tombe sur des séries hallucinantes d’allumeuses qui draguent le tonton sans vergogne.
Au moins Jacquot a-t-il enchanté le regard de Judith, elle le dit elle-même. On n’est pas sûrs que les clients des filles paumées des centres sociaux de l’ASE aient la même chance, si l’on peut dire...

 

 

Pour une fois, Libé a fait le taf sur la pédophilie, mais du bon côté. Comme quoi, on peut se reconstruire.

 

La godrèchisation des esprits

 
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29 commentaires

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  • #3586865
    Le 10 janvier à 04:41 par Fred

    Les victimes de contrainte sexuelle ont dû très certainement apprécier ce qualificatif d inspirante dont elles n auront pas saisi ni reçu la teneur...
    Les parents ont donné leur fille mineure.
    Elle s est trompée de cible .
    Pour moi,le père n a pas fait son rôle de protection,quitte à ruiner des rêves d actrice.
    Et même si je comprends qu un homme de 40 balais peut être fier de façonner une gamine et d en faire le trophée de sa bite,je trouve cela dégueulasse.
    Parce que c est une gamine.
    Et parce qu il n est pas foutu de se narcisser autrement.
    Maîtriser son instinct pour prendre ,pour du pouvoir,et se les vider,c est ça aussi avoir des couilles .

     

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  • #3586867
    Le 10 janvier à 04:54 par Kal

    Godrèche, c’est le syndrome d’un certain type de gonzesse d’une époque : coucher pour exister et dénoncer voyant qu’elle n’existe pas.

     

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    • #3586990
      Le 10 janvier à 12:45 par anonyme

      Loin d’être le propre d’une époque, ce comportement est universel.

    • #3587123
      Le 10 janvier à 22:44 par observateur

      Ce genre de gonzesse est de TOUTES les époques : voyez cette pute de Joséphine qui est sortie des bras de Barras pour se jeter dans ceux de Bonaparte quand il est devenu l’homme fort du Directoire . Toutes des traînées prêtes à se vendre au plus offrant, au "mieux disant"...

    • #3587716
      Le 13 janvier à 21:43 par Knokke

      Loin d’être le propre d’une époque, c’est plutôt le sale d’une époque. Les courtisanes vendaient leurs charmes pour grimper rapidement dans la société les échelons qu’elles n’auraient jamais pu gravir autrement. C’était une sorte de deal : ma vertue en échange d’une position sociale.

      Mais là, on en arrive au sommet du mercantilisme : Une lolita qui veut devenir actrice s’amourache du réalisateur ; apparement, ça lui convient très bien tant que ça rapporte. Une fois vieille et ayant perdu la possibilité de gagner sa vie avec son cul plutôt qu’avec son talent, il ne reste plus que le moyen judiciaire pour essayer d’obtenir une réparation (pécuniaire). Car c’est bien ce genre de réparations que l’on réclame dans la tribu, une fois qu’on s’est fait shoahtiser le cul à 15 ans.

  • #3586879
    Le 10 janvier à 06:02 par Ursus arctos

    En vrai, Judith Godrèche, sans l’ascenseur social de ses mecs, elle serait au SMIC à scanner des yaourts chez Mammouth. Zéro talent, elle a juste passé sa vie à être pistonnée. Aujourd’hui elle gratte le buzz et le billet sur son passé pour exister. La honte, zarma.

     

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    • #3587016
      Le 10 janvier à 14:59 par Léon du Lot

      Vous avez tout dit...
      Je rajoute ceci : le parasitisme a vie vaut bien une pipe !

    • #3587039
      Le 10 janvier à 16:07 par Zuleya

      C’est ton mépris pour les caissières qui m’inquiète ici.
      Les petites caissières sont infiniment plus respectables que cette starlette hasbeen menauposée, et ce serait un honneur pour cette derniere que d’être comparée aux premières.

    • #3587169
      Le 11 janvier à 08:29 par Esteban

      @Zuleya : il n’est pas en train de dire que sans piston elle ferait un métier que LUI méprise...elle ferait un métier que ELLE méprise. Nuance.

  • #3586904
    Le 10 janvier à 08:12 par Screenager

    On doit s’émouvoir de l’emprise subie par Judith Godrèche, ainsi que l’agression dont elle a été victime en tant que mineure. Soit. En revanche, quand on évoque le couple Macron, curieusement, emprise et agression disparaissent : il s’agissait simplement d’un amour extraordinaire d’une femme de 38 ans envers un jeune Jupiter de 14 ans. Et si l’on affirme que ce n’est rien de moins qu’un détournement de mineur semblable à celui de Godrèche, on risque de ramasser une amende ou même de finir en taule.

    L’émotion à géométrie variable selon ce qu’exigent les médias ou les politiques, on en a soupé.

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  • #3586910
    Le 10 janvier à 08:33 par Heydrich

    C’est vrai que ça prête à confusion tout ça. D’un côté, on fait tout pour sexualiser les enfants le plut tôt possible, et d’un autre, quand ça arrange ses propres intérêts il paraît que ce serait la fin du monde ! Quand je parle de "ses propres intérêts" c’est tjs concernant les intérêts d’une personne devenue femme en question. Et ça dans une période où des femmes (généralement des profs) se font arrêtées par dizaines suite à des relations avec des jeunes gamins sans encourir les mêmes risques pénales que les hommes. Quelle suprise !

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  • #3586981
    Le 10 janvier à 12:17 par nanothermite

    Le patronyme m’interpelle Godrèche ; soit il manque la voyelle adéquate entre la 3e et la 4 consonne, soit c’est une francisation de God Reich, voire encore autre chose. Quant à savoir si elle pratiquait ce genre d’objet à sec, God seul le sait.

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  • #3587134
    Le 11 janvier à 00:45 par luc27

    Le plus interessant c’est qu’elle pense peut etre reellement ce qu’elle dit ! Elle est donc pour le patriarcat !

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  • #3587241
    Le 11 janvier à 12:14 par Harley

    Une chose que je sais sur Jacquot quand nous étions en terminale à Paris, c’est que le gars ne parlait que de cinéma et voulait faire que du cinéma, et qu’il fréquentait pas mal les petites sauteries ou boum du16è.

     

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    • #3587296
      Le 11 janvier à 17:05 par Isaac

      Les petites sauteries et les surpboums des quartiers chics devaient probablement servir de pépinières de jeunes filles en fleurs. On appelait aussi ce genre de réunions appelés aussi « rallyes » mais étaient plus axés pour la continuation de l’espèce aristo-bourgeoise de l’époque qui a tendance à disparaître sous cette forme maintenant l’ambiance est beaucoup plus populo-médiatico-artisto-politique mais pas encore partout dans Paris (16/7/8/Neuilly et autres où la faune éthique n’est pas encore trop bariolé et ne pose pas trop de problèmes aux daltoniens qui croient qu’ils sont encore à Paris et c’est temps-mieux, mais qu’on est loin de revoir de vieux militaires de grands dignités au bras de leurs dulcinée qui n’ont pas changé leur style en 70 ans. Et maintenant malheureusement Paris est devenue Paris racaille, Paris couteau mécanique. En espérant que la France ne vire pas à gauche, s’en est fini de la France créolisé par le docteur Mengélenchon avec ses expériences maléfiques de métissage forcé, mais n’oublions pas que Darko avait eu le même langage sur le mélange des genres obligatoires !! Oui mesdames et messieurs Sarkozy a tenu un langage similaire. La ruée sur le bon qu’on d’un prisonnier est incompréhensible et présage un horizon bien sombre.

  • #3587258
    Le 11 janvier à 13:21 par Harley

    Son père en provenance de Pologne n’aurait pas dû francisé son nom en Godréche mais garder son patronyme d’origine Goldreich, ça a plus de gueule.ce qui signifie « riche en or » en allemand.

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  • #3587298
    Le 11 janvier à 17:14 par Arsène

    Pour ceux qui ont connu Jacquot ils ne pouvaient pas manquer de remarquer un côté légèrement sardonique dans son visage et en particulier dans son regard.

     

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    • #3587884
      Le 14 janvier à 21:04 par A

      Bonsoir,
      Sardonique, un nouveau mot devant ma conscience grâce à vous. Pour l’ordonnancement qu’il implique désormais dans mon esprit au lieu du flou, aussi la fulgurance dans ses conséquences, je vous remercie, vivement. Quant aux sardines, ne mangez que celles de La Belle-Iloise.
      Aymeric