Toute la planète se demande ce qu’il y a dans la tête de Trump : est-il un sioniste fervent, un chrétien sioniste, un chrétien antisioniste, un hitlérien fervent, ou rien du tout ?
Et s’il était un simple opportuniste qui fait gagner des montagnes de fric à ses fils et à ses proches, dans une accumulation de délits d’initiés qui fait un peu désordre ?
Des sites qui permettent de parier sur des événements d’actualité...
Le Financial Times révèle que 15 minutes avant le post du président américain annonçant sur Truth Social des « discussions sérieuses » avec l’Iran, 580 millions de dollars de contrats pétroliers ont été opportunément vendus sur les marchés américains. Après l’annonce de Donald Trump sur le début des négociations avec l’Iran, les indices boursiers sont repartis à la hausse et les acheteurs de ces fameux contrats pétroliers – dont le Financial Times ne connaît pas l’identité – ont donc potentiellement réalisé une énorme plus-value. De nombreux analystes financiers font part de leur « malaise » et de leur « frustration » face à ces mouvements boursiers devenus récurrents dans la presse américaine. [...]
Il y a trois semaines, Polymarket a annoncé recourir à une intelligence artificielle pour détecter les flux financiers suspects liés à des rencontres sportives. La mission a été confiée à Palantir, la société de Peter Thiel, historique de la « mafia Paypal », milliardaire de la tech américaine au centre des réseaux Trump et proche – notamment – du vice-président JD Vance. (Public Sénat)
On nous a envoyé l’enregistrement d’une conversation entre Nixon, peu avant son explosion dans le Watergate, et le révérend Billy Graham. Là, on n’est plus devant les micros, en conférence de presse, et malheureusement pour Dick, cette conversation intime est enregistrée. Le lien entre cet aveu – non pas d’antisémitisme mais de conscience du problème juif à la tête de l’État – et le Watergate n’est pas fait, mais le doute subsiste.
Les bandes en questions ont été rendues publiques en 2010, et le NYT s’en est délecté : Dick n’est pas tendre avec les juifs, les Noirs, les Irlandais et les Italiens. On peut donc dire qu’il n’est pas exclusivement antisémite, puisqu’il a une dent contre à peu près toutes les minorités de l’époque. On rappelle que les Latinos ne pesaient pas encore le poids qu’ils pèsent aujourd’hui. Ce sont les seuls à réchapper du massacre.
En résumé, les Irlandais sont débiles quand ils picolent, les Italiens farfelus, mais sur les Noirs, ça dévisse carrément. On se permet de recopier un paragraphe du Monde :
Richard Nixon se démarque tout d’abord de son secrétaire d’État William Rogers, qu’il accuse d’avoir « une sorte d’aveuglement pour ce qui est des Noirs ». « Il dit qu’ils sont en train de progresser et qu’après tout, au bout du compte, ils vont renforcer notre pays, parce qu’ils sont forts physiquement et que certains d’entre eux sont intelligents, explique-t-il. Mon sentiment, c’est que je crois qu’il a raison si on parle de 500 ans. Mais je crois que c’est faux si on parle de 50 ans ».
Gloups, faut surtout pas que Bagayoko entende ça, sinon c’est l’émeute à Saint-Denis. Sur les juifs, Dick se rapproche d’un moustachu célèbre. On va demander aux juifs présents dans notre audience de sortir deux minutes, parce que ça va déchirer légèrement.

- Kissinger était le sherpa de Nixon, comme Attali l’était pour Mitterrand...
Quant à Henry Kissinger, qui était alors son conseiller à la sécurité nationale, il rejette lors d’une conversation les appels demandant à Washington de presser les autorités soviétiques de permettre aux Juifs d’émigrer pour échapper aux persécutions. « L’émigration des Juifs d’Union soviétique n’est pas un objectif de la politique étrangère américaine, affirme-t-il. Et s’ils mettent les Juifs dans des chambres à gaz en Union soviétique, ce n’est pas une affaire américaine. Peut-être une affaire humanitaire ».
Là, c’est Reynouard qui va pas apprécier. Maintenant, quel lien y a-t-il entre Dick et Don ? Le POTUS joue-t-il actuellement le même jeu que Nixon avec ses « amis » juifs ? Mais dans ce cas, pourquoi aller aussi loin dans l’accompagnement des crimes israéliens, à Gaza avec la fourniture de bombes et en Iran ? C’est ça qui nous chagrine.
Quelle que soit la réponse, et on met au défi quiconque de la détenir, une chose est sûre, et à 100 % : le monde entier déteste Israël, et ce, depuis le 8 octobre 2023 et Gaza. Les oligarchies flanquées de leurs larbins journalistes sont une chose, les peuples en sont une autre. Les foules sont sentimentales, disait Souchon : c’est ce qui les sauve de l’abjection morale.
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Pour Faits et Documents, Pierre de Brague met en lumières au micro de Paul Verbeke les néo-réactionnaires américains du Dark Enlightenment.


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