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Colombie : opération contre la tumeur communiste réussie

Dimanche 21 juin 2026, Abelardo de la Esprilla est devenu le 48e président de la République colombienne ; par une avance ridicule comparée aux estimations, environ 13 millions de vote pour chacun des candidats sur 41 millions de votants possibles.

 

En 2022, le pays a connu avec Gustavo Petro le premier président communiste du pays, et son successeur Ivan Cepeda Castro devait prendre sa suite. Durant deux cents ans, le pays a été à "droite", sans savoir ce que cela veut dire.

On peut partager la fameuse sentence de Céline sur la démocratie.

On peut aussi en bon monarchiste, anarchiste, ou fasciste – des para synonymes –, se dire que tout est mieux ou pas pire que le communisme. La première décision que prit Petro fut d’enlever au nom de la laïcité, la chapelle de l’aéroport El Dorado de Bogota ; rappelant les premières lois, bien appliquées, des bolcheviques, qui furent de condamner de mort l’antisémitisme en octobre 1917. D’ailleurs Petro et Cepeda, présentés comme de brave athées à la sensibilité sociale et communiste par les journaux et l’IA, s’avèrent après quelques recherches, proches de l’hébraïsme. Castro, Cepeda ou Petrov, sont des noms relevant de cette religion en tout cas.

La Colombie est un pays inconnu, car incompréhensible pour un Occidental qui sait en gros qu’il y de la cocaïne et les plus belles filles du monde. Cela signifie qu’il s’agit d’un narco-État ou tout dépend d’un système économique parallèle caché de la majorité ; et que si le Français moyen savait ce que le pays offrait, la Française rentrerait vite dans le rang façon 1950 faute de plus aucun candidat. Cela signifie également que la plus grande partie du pays est gouvernée par des entités non étatiques, 70 % du pays environ, où il est dangereux de se rendre, et la présence de l’État résiduel. Un narco-État n’a aucun intérêt à développer un pays.

La carte des résultats est intéressante pour comprendre le pays, qui a voté pour de la Esprillia dans les zones étatiques, et pour Cépéda dans les zones non étatiques.

Passé un certain niveau de pauvreté, la démocratie consiste pour 80 % du pays à recevoir un bon morceau de cochon – lechona –, de l’alcool local – Aguardiente – et un billet de dix euros, en échange d’un vote bien mérité.

L’opération contre la tumeur communiste a néanmoins réussie, mais ce n’est qu’une étape insignifiante, le pays a toujours connu la violence, la corruption, il n’y a aucune raison d’espérer beaucoup mieux.

En rêvant, on peut attendre un scénario à la Bukele au Salvador. L’affiche de campagne était une copie affichée du président du Salvador.

Dans ce cas la Colombie, au potentiel infini, décollerait jusqu’aux étoiles. Mais il faut raison garder. Une expérience avec un petit pays, monté probablement par l’oligarchie qui avait peut-être aussi créé les bandes criminelles dites Maras, n’est pas comparable avec une grande nation ; la Colombie est une juxtaposition de régions très différentes ; sans aucune unité.

Qu’attendre du nouveau président descendant d’un famille noble des Asturies, et faisant partie de l’oligarchie latine depuis deux cents ans ? Sûrement aucun miracle. L’homme vit à Miami, dans l’opulence. Mais il a une tête normale, une famille apparemment normale. C’est déjà pas mal.

Cepeda vit avec une femme et la fille de celle-ci. Il proposait une vice-présidente communiste, indienne, totalement inconnue, répétant en bon communiste des promesses de progrès, auprès de la jeunesse, des Africains, des Indiens natifs. Voter ne sert à rien, mais il y a quand même l’anthropologie qui bloque ; l’aspect physique, biologique.

Petro avait une vie sentimentale et dit on sexuelle assez exubérante, sataniste disent certains. On l’appelait caca quand il était dans la guérilla car il déféquait sur les prisonniers dans des cages. Original. Veronica Alcocer, qui elle est juive certifiée, dernière femme de Petro portait cette robe originale par exemple.

Abelardo de la Esprillia est donc en place pour quatre ans, rien. L’Amérique latine par vase communiquant du déclin de l’Occident, des pays blancs donc, a un énorme potentiel. Impossible de dire dans quelles directions elle ira, mais avec le communisme, on était sûr d’aller dans le mur.

Sur le commerce de la coca, il n’y aura aucun changement. Il y a toujours sept bases militaires américaines dans le pays, la Banque centrale reste sous contrôle. Pour l’immigration européenne et chinoise limitées, les services de santé, la sécurité, l’éducation, qui vivra verra.

 

Dérive gauchiste de la Colombie

 
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35 commentaires

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  • #3621780
    Le 22 juin à 23:26 par Barbudo de la derecha

    Faudra bien que ça pète un jour, partout et le plus vite possible...

     

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  • #3621823

    Toute cette Amérique du Sud fait penser au général Tapioca dans l’Oreille cassée de Tintin.

    Plus sérieusement, l’Amérique latine est l’arrère cours des puissances occidentales.

    Pour faire simple, ça n’existe pas en tant qu’entité politique.

     

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  • #3621915
    Le 23 juin à 13:49 par Saturnin Pompier

    « la Colombie est une juxtaposition de régions très différentes ; sans aucune unité. »

    À l’époque, j’étais tombé sur une phrase d’un auteur colombien (j’ai oublié le nom). Quelque chose comme : « Colombia es la suma de sus regiones » (la formule était peut-être plus complète). C’était dans un article de la fin des années 80 sur la violence politique, les guérillas et le narcotrafic. Cette idée m’avait paru une évidence, presque une lapalissade, et pourtant, en un instant, j’avais compris tout ce qu’elle impliquait.

    En Colombie, c’est un véritable lieu commun du débat public. Observateurs locaux comme étrangers ne cessent de le répéter. Je crois que le président élu lui-même l’a récemment reformulé : « Colombia es la suma de sus diferencias, de sus regiones, de sus historias y de su gente. »

    Un historien colombien a d’ailleurs publié un ouvrage majeur intitulé "Historia de Colombia. País fragmentado, sociedad dividida" (2002). Il y décrit le pays comme « un archipel de régions ». La topographie — cordillères imposantes, vallées isolées, zones côtières éloignées — a façonné une histoire marquée par la fragmentation territoriale, des économies régionales très différenciées, des cultures particulières et une faiblesse chronique de l’État central. Il en résulte de fortes rivalités régionales et, au final, une nation traversée de divisions profondes : culturelles, ethniques, sociales, locales et politiques.

    En définitive, la notion de la Colombie comme un pays mal intégré, formé de régions hétérogènes et souvent isolées — dotées d’une forte identité locale mais d’une faible unité nationale —, est récurrente chez les historiens, essayistes et penseurs colombiens.

    Au-delà de cela (et en partie à cause de cela, sans s’y réduire), la Colombie est un pays excessif, d’une violence extrême, où la vie explose en toutes directions avec une intensité presque insoutenable. C’est un pays qui ne vaut rien et qui vaut tout à la fois : fascinant et terrifiant, où la mort rôde en permanence, où l’on peut devenir fou, où les odeurs et les saveurs (la mangue, disait l’autre imbécile) vous submergent, où la sensualité est partout. On se croit un moment au paradis et, l’instant suivant, on voudrait être près de son clocher. De l’extase à la panique. Du frisson de la joie physique à la chair de poule de l’effroi.

    J’ai compris alors pourquoi c’est la Colombie, et non la Suisse, qui a donné naissance à un García Márquez — et pourquoi la Suisse n’en produira jamais.

     

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    • #3621997
      Le 23 juin à 22:24 par Saturnin Pompier

      Je recommande aux amateurs un ouvrage de Hermann von Keyserling, "Méditations sud-américaines".J’avoue que, à la première lecture, de beaucoup de choses m’avaient échappé. Les Allemands sont déjà souvent complexes à lire (celui-là était en plus germano-balte, ce qui ne simplifie rien. Tiens, comme Alfred Rosenberg, pour ceux qui le connaissent).

      Une relecture, quelques temps plus tard, accompagnée de fréquents retours sur certains passages, m’a cependant beaucoup éclairé. J’y ai retrouvé des intuitions que je portais en moi, que je sentais et pressentais sans parvenir à les formuler. Keyserling les a exprimées avec une profondeur et une justesse remarquables.

      Je copie de l´IA :

      « L’ouvrage analyse l’esprit du continent sud-américain à travers une réflexion sur les origines telluriques, la nature et les instincts de l’humanité.

      L’idée centrale : Keyserling oppose la modernité technologique et intellectualiste (dominante en Europe et en Amérique du Nord) à la profondeur tellurique, émotionnelle et spirituelle qu’il attribue à l’Amérique du Sud.

      La primauté de la Terre : L’auteur soutient que le paysage et les forces naturelles d’Amérique du Sud façonnent profondément l’âme humaine, l’amenant à une forme de sagesse primordiale et instinctive. »

      Je dois dire que j´ai lu le livre bien après certaines expériences personnelles, sinon j´aurais encore moins compris.

    • #3622004
      Le 23 juin à 23:20 par Saturnin Pompier

      En parlant des femmes colombiennes (et, plus largement, des femmes hispano-américaines), il faut souligner une réalité frappante. Leur beauté, souvent remarquable, résulte fréquemment d’un métissage ancien où prédomine l’apport européen (principalement espagnol, mais aussi italien, allemand ou d’autres origines blanches). Ce n’est pas un mélange massif, mais un dosage mesuré dans lequel l’élément blanc reste dominant.

      Ces femmes portent généralement une grande fierté de cet héritage. Cette fierté les conduit, dans la très grande majorité des cas, à éviter de former des couples avec des hommes au phénotype nettement plus foncé. Elles sont attachées à préserver les traits physiques qui, à leurs yeux, incarnent une certaine noblesse d’origine. Dans un environnement où elles côtoient quotidiennement des populations au phénotype plus indigène ou africain, elles perçoivent leur beauté comme un privilège racial qu’elles ne souhaitent pas diluer.

      Ce phénomène contraste fortement avec ce que l’on observe parfois en Europe, où de belles femmes blanches peuvent s’unir à des hommes basanés ou noirs. En Amérique hispanique, un tel choix reste extrêmement rare. Là-bas, la beauté physique, chez la femme comme chez l’homme, revêt une importance capitale : elle est perçue comme la marque visible d’une origine européenne, donc d’une appartenance à l’élite dans un continent marqué par une laideur souvent généralisée. Avoir de petits métis, comme ces connasses de blanches européennes qui soupirent pour les cafres du Monomotapa, ne viendrait jamais à l´idée pour ces femmes blanches d´Amérique du Sud.

      Personnellement, j’ai toujours eu un physique plutôt agréable (sans jamais atteindre les standards d’un Alain Delon). En Europe, cela ne m’a pourtant valu qu’une quasi-invisibilité auprès des femmes. En Amérique du Sud, la donne change radicalement : on m’a très souvent trouvé « intéressant ». Cette différence de perception tenait, avant tout, à une seule chose : j’étais blanc de peau, aux yeux verts (la couleur des yeux est chose très importante dans ces pays).

      Dans ce contexte, ma blancheur européenne constituait un atout visible, perçu comme un signe de distinction dans un environnement où l’héritage européen reste valorisé.

      Européens, si vous voulez être valorisé en tant que blancs, partez en Amérique du Sud. En Europe vous serez bientôt des parias, la cible de toutes les haines et de toutes les discriminations.

    • #3622098
      Le 24 juin à 11:10 par Martin Hingis

      Saturnin Pompier,
      Oui ils sont encore normaux, la propagande adoration de l’africain n’a aucun sens. Seul le blanc européen, n’a pas conscience qu’il a tout produit.

  • #3621923
    Le 23 juin à 14:36 par Général Pinochet

    j’ai pas suivi cette élection... mais il est clair qu’il y a une vague droitarde en Amérique latine... et tant mieux !

    Le gauchisme latino-américain est vraiment calamiteux... c’est du merluchonisme radicalisé... ça fait vraiment pitié...

    pour faire bref, le gauchisme privilégie la quantité sur la qualité... c’est facile de gagner les zélections en promettant du pognon à tout le monde... mais après, forcément, ça coince : soit le mec renonce (et c’est le tournant de la rigueur) soit le mec s’entête (et c’est la dictature socialo-mafieuse). Le socialisme ne fonctionne pas. Les pays communistes qui réussissent (Chine, Viet-Nam, etc.) ont adopté le capitalisme économique.

    Comme disait Pinochet : "le jour où les gens comprendront l’arnaque qu’est le socialisme, ils seront très en colère". Apparemment, les latino-américains en ont marre du socialo-communisme en ce moment. Et ils ont bien raison ! Ils redresseront leurs pays et leur civilisation en renouant avec les bases : personnalité, liberté, propriété. C’est en rendant à chacun la responsabilité de sa vie (et la liberté qui va avec) que les choses repartiront dans le bon sens. C’est un phénomène humain universel.

     

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    • #3621962

      Pinochet qui n’a jamais posé un orteil au Chili.
      Non, ce n’est pas “universel”. C’est un prêt-à-penser idéologique qui ignore l’histoire, les urnes et la dignité humaine. Si vous voulez parler d’arnaque, parlons de celle qui consiste à vendre la liberté sans protections, et à faire croire que les dictateurs étaient des sauveurs. Ça, c’est une arnaque.
      Et votre triptyque “personnalité, liberté, propriété”, on le connaît : c’est le catéchisme ultralibéral qui a transformé certains pays en parcs d’attraction pour multinationales, avec des inégalités parmi les pires du monde.

    • #3622240
      Le 24 juin à 21:43 par Général Pinochet

      @ Maurice

      Si, c’est un universel... précisément lorsqu’on rend à l’être humain le respect de sa personne, de ses libertés et de ses propriétés, la réussite des nations est au bout du chemin... heureusement que Deng Xiao-Ping a compris cela, et qu’il a permis au peuple chinois de passer de l’enfer maoïste à la prospérité croissante aujourd’hui.

      Pinochet reste très populaire au Chili. Les Chiliens ont d’ailleurs rejeté en 2023 la "constitution de gauche" et ont préféré conserver la "constitution de Pinochet". Pinochet a permis à son peuple d’avoir la prospérité, et d’être, au prorata, la seconde économie latino-américaine à la fin de son mandat. En outre, le renversement d’Allende a été demandée par une résolution écrite votée à la majorité du parlement chilien. Pinochet a protégé l’église catholique et la culture chilienne.

      Dans les années 1970, les gauchistes conspuaient la "dictature Pinochet" (3000 morts) et adulait le "Cambodge démocratique de Pol-Pot" (2 millions de morts). Voilà... la Russie de Poutine est infiniment plus enviable que la Russie de Staline... eh bien pour Pinochet c’est pareil.

      Pinochet préfigure parfaitement les grands dirigeants des pays émergents actuels : autorité politique, liberté économique et identité nationale.

    • #3622419

      Sur le plan macroéconomique, la croissance annuelle moyenne entre 1973 et 1989 du Chili a été qualifiée de "médiocre", atteignant seulement 2,9% La prospérité des années 1990 : La forte croissance économique des années 1990 (environ 7% par an) qui a permis une réduction significative de la pauvreté, s’est produite après le retour de la démocratie, sous des gouvernements de centre-gauche Patricio Aylwin qui ont toutefois conservé et réformé les bases économiques héritées
      En 2023, les Chiliens ont rejeté un projet de constitution rédigé par la droite conservatrice, ce qui a maintenu en vigueur la Constitution de 1980, héritée de la dictature de Pinochet . Cependant, il est crucial de remettre ce vote dans son contexte : ce rejet n’était pas un plébiscite en faveur de Pinochet.

    • #3622432

      "Project FUBELT" : La CIA a mené des opérations sous le nom de code Project FUBELT pour promouvoir un coup d’État militaire et saper le gouvernement Allende. Un financement secret a ainsi été accordé à des partis d’opposition chiliens pour les aider à s’opposer à Allende, qu’il s’agisse des élections ou des campagnes politiques.
      Le coup d’État du 11 septembre 1973 a renversé le gouvernement démocratique de Salvador Allende, instaurant une dictature de 17 ans marquée par une répression brutale, des milliers de morts et de disparus, et l’interdiction de toutes les libertés publiques . C’est dans ce silence imposé qu’a pu avoir lieu l’expérience économique. Une "révolution capitaliste" : Cette expérience a été menée par les "Chicago Boys", un groupe d’économistes chiliens formés à l’Université de Chicago, auprès du lauréat du prix Nobel Milton Friedman . Ils ont mis en œuvre un programme radical de privatisations, de dérégulation et de démantèlement de l’État-providence, privatisant 400 entreprises publiques et démantelant les secteurs de la santé, de l’éducation et des retraites .Une implantation antidémocratique : Ce modèle a été verrouillé par la Constitution de 1980, imposée par un plébiscite frauduleux. Ce modèle, présenté comme un "miracle" par ses défenseurs pour sa croissance et sa réduction de la pauvreté, a engendré un profond malaise social, qui a fini par le décomposer politiquement. Derrière les chiffres de croissance, les inégalités sont restées structurellement très élevées. En 2015, l’indice de Gini était de 0,54 point, et 28% des revenus totaux étaient concentrés entre les mains de 1% de la population, faisant du Chili l’un des pays les plus inégaux du monde . Ce décalage entre la réussite macro-économique et la réalité sociale est à l’origine du "malestar". Le slogan "Le Chili est le berceau du néolibéralisme, et il en sera la tombe" est devenu le cri de ralliement d’un rejet populaire du modèle hérité de la dictature. Le néolibéralisme, en se décomposant, ne laisse pas place à un vide neutre : il se transforme en un système rétrograde, inefficace et destructeur, dont les effets sont désormais documentés dans le monde à tous les niveaux.

    • #3622613
      Le 26 juin à 13:23 par Général Pinochet

      "bla bla bla le néolibéralisme". La réalité est qu’Allende avait foutu le pays dans la misère avec son programme gauchiste avec une inflation de dingue et des commencements de pénurie...

      L’intervention de l’armée a été effectuée à la demande expresse et écrite d’une résolution du parlement chilien contre ce qu’ils appelaient eux-mêmes la tentative de mise en place d’une dictature politique et économique par Allende...

      Les Chiliens se sont épargnés les "joies de la prospérité collectiviste" avec famines, pénurie, répression, goulag, millions de morts, corruption et privilège de la nomenklatura... Les Chiliens sont passés directement à la phase Poutine / Deng Xiao-Ping en s’évitant la phase Staline / Mao... eh bien moi je dis bravo !

      La répression a fait 3000 morts pendant la dictature militaire (les propres chiffres publiés par les gauchistes). A comparer avec le 2 millions de morts par le Camarade Pol-Pot dans le "Cambodge démocratique" à la même époque.

      L’école économique libérale chilienne remonte au moins au XIXème siècle (notamment sous influence française), et est d’essence catholique (droit naturel). Les catholiques espagnols, héritiers de l’école de Salamanque, n’ont pas attendu le juif américain Friedman pour penser la liberté économique ! Par contre, ils ont refusé la doctrine des juifs germano-anglais Riccardo et Marx.

      Quant au principe de la dictature militaire de modèle hispano-catholique, il a été théorisé au XIXème siècle par Juan Donoso-Cortès. Ce n’est nullement une importation américaine, mais une conception politique endogène. C’est un mélange de conservatisme royal et de dictature romaine : son but est précisément de préserver la société contre les abus d’un état utopiste. Et cela a parfaitement fonctionné : la dictature Pinochet a rempli sa fonction de préservation de la société chilienne.

      Le projet de constitution de 2022 était de gauche, et largement soutenu et relayé par la presse de gauche mondiale, et a été rejeté à 62%. Les électeurs ont ensuite rejeté le projet de droite à 56% Quoi qu’il en soit, les Chiliens ont donc préféré conserver la "Constitution Pinochet" de 1980. C’est d’ailleurs assez remarquable de voir que cette constitution adoptée sous la dictature militaire demeure fonctionnelle sous la démocratie. Ce qui montre qu’elle se situe probablement au-dessus des partis, ce qui est le rôle d’une constitution.

    • #3622666

      @GP
      Qu’est-ce qui est pire, un rapiéçage ou un trou ?

    • #3622670

      @GP
      Le chiffre que vous citez (environ 3 000 morts) correspond presque exclusivement aux victimes directes de la répression (exécutions, disparitions forcées). Cependant, il omet les quelque 40 000 prisonniers politiques torturés et les plus de 200 000 Chiliens qui ont dû s’exiler. Par ailleurs, le rapport de la Commission Valech (2004-2011) fait état de plus de 40 000 victimes de violations des droits de l’homme, incluant la torture. Comparer ces chiffres à ceux du Cambodge (qui sont le fruit d’une tout autre logique génocidaire) est un procédé rhétorique qui ne rend pas compte de la réalité de la répression systématique menée par la DINA (Direction nationale du renseignement) .
      Il est exact que l’École de Salamanque a une influence historique. Cependant, les réformes économiques menées sous Pinochet (dès 1975) sont directement inspirées par les "Chicago Boys",
      Donoso Cortès était en effet un penseur conservateur espagnol. Son influence, comme celle du corporatisme, a pu imprégner certains cercles militaires chiliens. Mais la dictature de Pinochet ne peut être réduite à un "conservatisme catholique".
      S’il n’est pas incorrect de dire que Pol Pot a étudié à Paris et dans les cercles gauchistes. Mais cela ne fait pas de la France la responsable du génocide cambodgien, pas plus que la formation de Pinochet dans des académies militaires chiliennes ou américaines ne le dédouane de ses crimes.
      Un peu d’air frais, je suis communiste libertarien, tout comme eux dans l’absolu je suis pour l’abolition pure et simple de tout État. De n’importe quelle obédience politique. L’économie de marché autoritaire n’est pas la liberté.

    • #3622684

      Isoler Pinochet de ce double contexte – la doctrine Monroe comme matrice impériale et l’Opération Condor comme mécanisme continental – est une amputation historique qui rend le phénomène incompréhensible.
      Guatemala 1954 (renversement d’Arbenz), Brésil 1964 (coup d’État contre Goulart), Chili 1973 (renversement d’Allende), Argentine 1976 (dictature de Videla), Uruguay 1973 (dictature de Bordaberry). Bolivie 1971 (dictature de Banzer).
      isoler Pinochet, c’est le rendre "présentable" – c’est un tour de passe-passe idéologique.

    • #3623045
      Le 28 juin à 14:11 par Martin Hingis

      Maurice, vous dites " Je suis communiste libertarien". Vous cochez donc toutes les cases voulu par les dominants, ces mots étant inventés par eux, pour nous. Les libertariens, toute une philosophie.
      Être indépendant mais sans toucher aux banques.
      Projet Amish ou rien.

    • #3623546

      @generalpinochet
      tu me fais doucement marrer avec ton anti communisme primaire. cite moi donc quels pays résistent à l’empire américain depuis les années 60 sans jamais plier, avec des sanctions et un blocus économique total qui sapent la monnaie et l’économie de ces pays (inflation , pénuries etc etc) : Cuba et la république de Corée du nord. les deux pays se sont développés malgré des embargos sur TOUTE importation et l’impossibilité de commercer librement etc. et pourtant ces deux pays ont crée un système de santé et d’éducation qui ferait pâlir d’envie les citoyens américains s’il en avaient conscience. deux pays dits communistes mais en fait peu différents de ce que fait la Chine autre grande claque dans ta gueule (la libre entreprise l’est pas l’ultralibéralisme et la Chine est toujours communiste socialement, c’est même devenu la première puissance mondiale,
      Conclusion,tu devrais réviser tes a prioris.
      Une économie pour être efficace doit être dirigée, planifiée pour tout ce qui est stratégique, par un état responsable, pareil pour sa monnaie (le gros problème de Poutine : sa banque centrale privée) même De gaulle l’avait compris et cela a donné les trente glorieuses. et dernièrement la victoire de l’Iran non communiste mais adepte de l’état stratège à mille lieues de l’état ultra libéral américain qui montre au grand jour ses faiblesses structurelles dans tous les domaines stratégiques.

    • #3623942
      Le 1er juillet à 18:19 par Anonyme

      Il nous faudrait 2 Pinochet en France et il aura du boulot !

    • #3624426
      Le 3 juillet à 11:08 par Yanouch

      La constitution Chilienne de 2022 à été rejetée car le président de gauche : Boric à rendu le vote obligatoire, ce qui n’était pas le cas avant. En plus, cette constitution a été rejetée deux fois ! Ce nouveau mode de scrutin à mis en valeur la population pro Pinochet. Là-bas les gens de droite n’aime pas les communistes, ils disent que ce sont des fainéants qui n’apporte rien et qu’on n’en a pas besoin.

  • #3621946

    Après Pinochet, Noriega, etc, ce ne sera pas le premier dictateur fasciste d’Amérique du Sud à être mis au pouvoir par les USA derrière un paravent de démocratie, généralement à coups d’assassinats ou de putchs paramilitaires. Si l’élection n’a pas été influencée par les forces américaines, c’est une première historique absolue. Peu crédible.

    Maintenant qu’on a des doutes sur le résultat des élections US de 2024, avec l’enquête en cours sur une possible manipulation technologique impliquant le nabot trillionnaire Meusc, il y a lieu d’avoir également de gros doutes sur les résultats de cette élection.

    Sous les socialistes, la Colombie commençait à aller beaucoup mieux, et à dépasser son voisin équatorien pro-Trump. C’est l’Équateur qui est en train de plonger dans l’abîme : il y a encore dix ans c’était l’Eden, maintenant c’est un trou dangereux.

     

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    • #3621970
      Le 23 juin à 19:30 par Martin Hingis

      De quoi parlez-vous ?
      Des généralités ne reposant sur rien, et pas d’une connaissance effective. Colombie bien avec socialisme, Equateur pas bien. Mais encore ?

    • #3621980
      Le 23 juin à 20:26 par François

      Après Pinochet, Noriega, etc, ce ne sera pas le premier dictateur fasciste d’Amérique du Sud à être mis au pouvoir par les USA

      Ce qui est une très bonne chose. J’aimerais bien que les Américains virent Macron et nous imposent un dictateur fasciste, un Franco français serait l’idéal. Quant aux communistes, on n’a aucun scrupule à avoir avec eux.

    • #3622175

      Voici ce que disait justement l’ancien président Gustavo Petro... Ne vous attendez pas à entendre la même chose du psychopathe nouvellement élu !

      " Un clan de pedophiles (Trump, Thiel, Musk, etc.) veut détruire notre démocracie. Pour garder secrète la liste Epstein, ils envoient des navires de guerre tuer des pêcheurs et menacent nos voisins (Vénénueliens) de les envahir pour leur pétrole."

      D’autres propos du même genre abondent... Dénonciations de l’interférence américaine, des changements de régime contre des États démocratiques, du clan pedo qui règne à la Maison blanche...

      Des indices pointent vers une manipulation israélienne des élections. Le président Petro dénonçait l’interférence de Trump qui a endossé son adversaire durant la campagne électorale.

      Petro menait une enquête sur les liens d’un ancien président colombien avec Epstein (cité 57 fois dans les dossiers). L’enquête sera maintenant abandonnée par le nouveau laquais des États-Unis, vous pouvez parier gros là-dessus.

    • #3624873
      Le 5 juillet à 10:00 par paramesh

      Ce qui est une très bonne chose. J’aimerais bien que les Américains virent Macron et nous imposent un dictateur fasciste,

      mais c’est déjà fait mon grand, ça s’appelle l’UE et c’est à la botte des USA (Macron n’est qu’ une marionnette insignifiante agitée pour détourner les regards du vrai pouvoir

  • #3621961
    Le 23 juin à 18:22 par ramon mercader

    Ah la Colombie !!!! Très beau pays, population accueillante, magifiques paysages, jolies villes coloniales, plages splendides, excellente cuisine...et surtout de très belles femmes qui n’ont pas peur de mettre en avant leur féminité et leur sensualité...Je me souviens d’une belle rencontre à Carthagène en juillet 2024, je n’en dirai pas plus...

     

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    • #3621998
      Le 23 juin à 22:42 par Saturnin Pompier

      Quand vous avez "connu" une femme en Amérique (dite) Latine (si vous avez eu la chance de connaître "cette" femme-là), ce souvenir ne vous lâchera plus. À partir de là, tout ce qui se présentera a vous est chose médiocre et insipide, cette nostalgie vous accompagnera pour toujours, un peu à la manière de Adso de Melk (dans "Le nom de la Rose") qui jamais n´oubliera cette rencontre unique.

      Il est vrai que dans ces pays les femmes mûrissent très tôt (le climat aidant), sont extraordinairement sensuelles, des véritables chiennes en chaleur... mais vieillissent (assez) vite et (assez) mal.

  • #3622035
    Le 24 juin à 04:44 par The blue horse

    Personne ne parle de trafic des cartels qui torturent assassinent : démembrements, expositions publique de corps mutilé pour terroriser la populations.

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  • #3622045

    Je suis sorti avec une colombienne dans ma jeunesse tumultueuse, très mignonne, très sensuelle, et au lit une tigresse insatiable. Par contre dans la vie courante, un vrai boulet, insupportable. Au bout de deux mois, j’ai dit stop, je vous dit pas la crise d’hystérie que j’ai du me fader... Après cet expérience exotique, je suis revenu à la française bien de chez nous, un peu fade, un peu chiante, mais plutôt agréable dans la vie de tous les jours.

     

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    • #3622130
      Le 24 juin à 13:54 par Saturnin Pompier

      Absolument. La Sud-Américaine est chiante à un niveau olympique. Elle pratique le chantage sexuel avec une maestria digne des plus grands maîtres. Elle te rendra complètement taré, bien plus encore que l’Européenne. Mais leur cul (tant qu’on l’a) vaut largement le calvaire.

      De toute façon, il n’y a rien de plus antinaturel et absurde que de vivre avec une femme sur le long terme. Le poète du Siècle d’or espagnol ne le disait-il pas déjà :

      « Todo lo cotidiano es mucho y feo.
      Mujer que dura un mes se vuelve plaga,
      aun con los diablos fue dichoso Orfeo,
      pues perdió la mujer que tuvo en paga.

      (Traduction libre : Toute femme, au bout d’un mois, se transforme en fléau.)

      Je ne donne généralement pas de conseils, mais je suis d’un naturel généreux et compatissant, et je donne des informations utiles.

    • #3622314

      Je me pose la question anthropologique : les hommes colombiens ont-ils quelque chose de spécial pour mériter ces furies femelles ? Comment font-ils pour les contrôler ?

    • #3624437
      Le 3 juillet à 11:58 par paramesh

      ma petite idée : la coke ?