Les deux affaires ne sont pas de même nature. Dans le cas Brigitte, on bute toujours sur le caractère indémontrable de la thèse du transgenrisme, même si l’attitude des concernés et le vide documentaire tendent à la valider.
Dans le cas Weinstein, on a tous les éléments en main. L’accusé et ses supposées victimes ont donné leurs versions, et l’essentiel de ce qu’apporte Candace est un accès à des échanges de mails et de SMS qui permettent de mieux jauger la crédibilité des deux principales accusatrices. En l’occurrence, nous avons, en gros, affaire à des femmes qui disent avoir été violées par Weinstein mais qui, dans leur correspondance postérieure et leurs faits et gestes, n’en laissent absolument rien paraître, voire reviennent se faire re-violer au même endroit, comme dans l’affaire Luc Besson.
Bref, tout ça ressemble à de la promotion canapée mal digérée, si je puis dire, et réécriture rétrospective d’une relation consentie, quoique motivée par l’intérêt et sans doute avec une certaine pression de l’accusé... Où l’on fait mine de découvrir que Hollywood est un lieu où de gros types laids mais riches font jouer les leviers en leur possession pour se taper de jeunes ambitieuses qui, en retour de leur sacrifice, espèrent accéder au milieu du cinéma, mais n’ont généralement à offrir que le physique avantageux, mais éphémère, de leurs 20 ans.
Tout ça n’est pas très moral, mais qu’on puisse être condamné pour, a fortiori 20 ans de cabane, ça se discute. Et que les récits des accusatrices n’aient pas été analysées avec plus d’esprit critique, ça nous rappelle à quel point le système judiciaire américain dysfonctionne, et en l’occurrence se laisse influencer par un air du temps de répression très sélective.