Peter Thiel : grand prêtre du techno-capitalisme
12 juin 09:28, par MauriceLa contradiction maîtresse : un anarcho-capitalisme d’État
Thiel prône l’abolition de l’État régulateur et fiscal, mais Palantir (sa société de data mining) vit des contrats massifs avec les agences d’espionnage et l’armée américaines (CIA, NSA, Pentagone). Sans ces subsides et ces commandes publiques, Palantir n’existerait pas. C’est un capitalisme de connivence : on privatise les profits, on socialise les risques et les infrastructures de surveillance. Loin de l’anarchie de marché, c’est un néoféodalisme techno-autoritaire.
si l’État veut s’offrir les « joujoux » Palantir, il doit soit taxer, soit s’endetter. Or, Thiel déteste l’impôt mais ne dit rien des déficits explosifs sous Reagan, Trump ou Biden. Pourquoi ? Parce que la dette publique n’est pas un accident, mais un outil : elle permet de financer l’appareil répressif/surveillant sans augmenter l’impôt sur les 0,1% et imposer tout le reste de bas en haut de la pyramide. En réalité, Thiel n’est pas contre l’État, il veut un État boutique qu’il peut gérer comme une superette Un État fort pour la répression, un État minimal pour le peuple (le peuple qu’il se démerde) mais toujours avec déficit en croissance.
Donc qu’il explose l’État (une des catégorie de base du système) ensuite la parole reviendra au peuple .
Alain Soral et E&R
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