Le grain de sénevé, le cinéma français et le venture capital
8 avril 23:18, par ÀQuel.Sacrée trempe, ce producteur juif français, Claude Berri, qui dans les années 80 choisit de soutenir Maurice Pialat malgré le risque. Le vertige que provoque le personnage. Qu’importe, Piallat est authentiquement français.
Pialat, c’est simple : tu l’aimes ou tu le rejettes — mais quoi qu’il arrive, il te gifle. Pialat refuse de plaire.
Si tu as payé ta place, c’est que tu dois le payer quelque part.
Comme une épreuve, presque. D’ailleurs, cela fonctionne moins bien, si quelqu’un d’autre paye ta place pour toi. En 87, Sous le soleil de Satan remporte la Palme d’or.
Maurice Pialat, se fait hué par une partie du public, le bougre leur lance son célèbre :
“Si vous ne m’aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus.”
Selon le regard que tu poses, il y a toujours un persécuteur et un persécuté. Et toi, de quel côté te tiens-tu ? Ne t’avise pas de venir sur mes côtes. Les canibales veulent se nourrir de ma chaire, ma réputation. Qu’ils aillent littéralement au diable.
Et si tu prêtes un peu attention, au-delà du tumulte, quelque chose se murmure :
que le cinéma peut être trivial, oui —
mais que la vie, elle, ne l’est jamais.
Alain Soral et E&R
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