On commence par une petite parabole, en guise d’entrée, ensuite on attaque le plat principal.
« Jésus leur proposa une autre parabole, et il dit : le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et semé dans son champ. C’est la plus petite de toutes les semences ; mais, quand il a poussé, il est plus grand que les légumes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter dans ses branches. »
On a mis le développement de Brivael à part de la vidéo de Clavier, mais ça va ensemble.
Christian Clavier explique pourquoi 92% des acteurs sont au chômage. Et sans le savoir, il décrit exactement la structure du venture capital, sauf que le cinéma français fait l'inverse de ce qui marche.
Clavier dit un truc fascinant. Les anciens producteurs comme Claude… pic.twitter.com/g6PBQ6mwaO
— Brivael - FR (@BrivaelFr) April 7, 2026
Christian Clavier explique pourquoi 92% des acteurs sont au chômage. Et sans le savoir, il décrit exactement la structure du venture capital, sauf que le cinéma français fait l’inverse de ce qui marche.
Clavier dit un truc fascinant. Les anciens producteurs comme Claude Berri risquaient leur argent. Berri a fait faillite 3 fois et fortune 2 fois. Quand il aimait un projet, il disait "c’est un film que j’ai envie de voir" et le film se faisait. Point.
Aujourd’hui les producteurs sont des salariés de milliardaires avec un seul ordre : ne perdez pas d’argent.
Et c’est là que tout casse. Parce qu’on ne fait pas de cinéma en essayant de ne pas perdre. Sur 10 films, 6 perdent, 2 font une affaire blanche, et 2 sont des triomphes qui remboursent tout le reste. C’est la statistique. Ça a toujours été comme ça.
C’est exactement la même structure que le venture capital. Sur 10 startups, 6 ou 7 meurent. 2 font un retour modeste. Et 1 ou 2 font x100 et remboursent l’intégralité du fonds. C’est structurel. C’est le design.
Sauf que dans le VC, ça marche. Parce que les meilleurs fonds ont compris et accepté cette réalité. YC finance 400 startups par an en sachant que la majorité ne marchera pas. Parce qu’un seul Airbnb, un seul Stripe rembourse 10 générations de startups ratées. Ils n’essaient pas de ne pas perdre. Ils essaient de trouver le triomphe qui paie pour tout le reste.
Le cinéma français a fait l’inverse. Il a refusé d’accepter la perte comme structurelle. Les producteurs optimisent pour ne jamais perdre. Résultat : des centaines de films médiocres, des acteurs au chômage, une industrie paupérisée malgré des budgets records. Ils ont tué l’excellence en essayant d’éliminer le risque.
Claude Berri acceptait la perte. Il faisait des chefs-d’oeuvre. Les salariés de milliardaires refusent la perte. Ils font de la bouillie.
Maintenant voici où ça devient enthousiasmant.
L’IA détruit ce modèle dysfonctionnel. Entièrement.
Quand le coût de production s’effondre, le ratio risque/récompense change radicalement. Tu n’as plus besoin de l’autorisation d’un salarié de milliardaire pour faire ton film. Tu n’as plus besoin de supplier 6 chaînes de télé pour boucler ton financement. Tu n’as plus besoin d’accepter qu’on te change le début, qu’on te vire ton casting et qu’on te réécrive la fin.
Et pour les acteurs, c’est pas la menace. C’est la sortie de crise.
matthew mcconaughey l’a très bien dit : le meilleur moyen d’être antifragile face au futur, c’est d’accepter que c’est là et de trouver un moyen de se digitaliser.
Il a raison. Et j’ai envie de dire quelque chose de clair aux acteurs, aux créatifs, aux artistes.
Nous, les boîtes dans l’intelligence artificielle, on ne veut pas votre mort. On ne veut pas vous remplacer. On pense que votre IP, votre singularité, votre personal brand, c’est la chose la plus précieuse qui existe. C’est irremplaçable. Un algorithme ne sera jamais Christian Clavier. Ne sera jamais votre présence, votre timing, votre grain de voix.
On est là pour construire de nouveaux business models avec vous. Pas contre vous.
Digitalisez votre voix. Digitalisez votre personne. Créez votre clone IA. Votre performance peut maintenant exister dans des centaines de productions simultanément, dans toutes les langues, sur tous les continents. Avec des ayants droit et des intermédiaires de confiance qui gèrent votre IP.
Un acteur qui tourne un mois par an peut demain avoir son clone IA dans une série brésilienne, un documentaire coréen et une pub américaine en même temps. Sans quitter son salon.
Les 92% d’acteurs au chômage ne le sont pas parce qu’il n’y a pas de demande pour leur talent. Ils le sont parce qu’ils sont prisonniers d’un business model qui refuse le risque et qui tue la création.
L’IA ne tue pas les acteurs. L’IA tue le business model qui les affamait. Et elle en construit un nouveau, avec eux au centre.
Le cinéma avait besoin d’un Claude Berri. Quelqu’un qui accepte le risque pour que l’excellence existe. L’IA, c’est un Claude Berri à l’échelle de la planète. Avec un coût de production qui permet à tout le monde de prendre le risque.
Bienvenue dans l’ère du AI Craft. Les artistes reprennent le contrôle.
Eh oui, dans tous les domaines, la finance, le cinéma ou la vie, le risque existe et il faut le prendre, on ne gagne pas tous les jours. On doit passer par l’échec, c’est une autre parabole du Christ, celle des graines qui meurent en terre.
« Voici, disait-il, que le semeur est sorti pour semer. Et comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux, étant venus, ont tout mangé. D’autres sont tombés sur des endroits pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre, et aussitôt ils ont levé, parce qu’ils n’avaient pas de profondeur de terre : mais, le soleil s’étant levé, ils ont été brûlés, et faute de racines, ils se sont desséchés. D’autres sont tombés sur les épines, et les épines ont monté et les ont étouffés. Mais d’autres sont tombés sur de la bonne terre, et ils ont donné du fruit, l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente. Entende, qui a des oreilles !
Et, s’avançant, les disciples lui dirent : "Pourquoi leur parles-tu en paraboles ?" Et, répondant, il dit : "Parce qu’à vous il a été donné de connaître les mystères du Royaume des Cieux, mais à ceux-là ce n’a pas été donné. Car quiconque a, on lui donnera et il aura en surabondance, mais quiconque n’a pas, même ce qu’il a lui sera enlevé. Voilà pourquoi je leur parle en paraboles : parce qu’ils voient sans voir et qu’ils entendent sans entendre. Et pour eux s’accomplit la promesse d’Isaïe qui dit : Vous serez tout oreilles et ne comprendrez pas, vous regarderez de tous vos yeux et vous ne verrez pas, car le cœur de ce peuple s’est épaissi, ils sont devenus durs d’oreille, ils ont fermé les yeux, de peur qu’ils ne voient de leurs yeux, n’entendent de leurs oreilles, ne comprennent avec leur cœur, et qu’ils ne se convertissent. Et je les aurais guéris ! Mais vous, heureux vos yeux, parce qu’ils voient, et vos oreilles, parce qu’elles entendent ! Car en vérité je vous dis que beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ils ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ils ne l’ont pas entendu !
Vous donc, écoutez la parabole du semeur. Chaque fois qu’un homme entend la Parole du Royaume sans la comprendre, arrive le Mauvais qui emporte ce qui a été semé dans son cœur ; c’est celui qui a reçu la semence au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur les endroits pierreux, c’est celui qui entend la Parole et aussitôt la reçoit avec joie, mais il n’a pas de racine en lui-même, il est, au contraire, l’homme d’un moment ; survienne une tribulation ou une persécution à cause de la Parole, aussitôt il trébuche. Celui qui a reçu la semence dans les épines, c’est celui qui entend la parole, et le souci du monde et la duperie de la richesse étouffent la Parole, qui devient stérile. Et celui qui a reçu la semence sur la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : et celui-là porte du fruit et produit l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente." »
Ah, le coup de la persécution qui vient faire le tri entre les faibles et les forts, ça nous parle ! On ne dit pas qu’on est les plus forts, parce qu’on se fait pas mal tarter, mais dans la tempête, on résiste. La question est : quand la tempête s’arrêtera-t-elle ? Et là, ça dépend de conditions qui nous dépassent, on monte dans la géopolitique, dans l’eschatologie. Au bout d’un moment, la seule porte de sortie est spirituelle. C’est pour ça que nos ennemis nous attaquent sur la foi, et c’est un excellent exercice de résistance. Regardez, à propos de foi, la presse tient à faire le bilan de sept ans d’enquête sur l’incendie criminel de Notre-Dame, du genre, bon c’est qui qu’a fait le coup. Admirez la timidité de ce qui va suivre...
On doit cette synthèse des pistes farfelues à Guyonne de Montjou du Figaro, un journal censé être un peu catho, et qui commence par « si seulement elle pouvait raconter »...
Si seulement elle pouvait raconter… La flèche de Notre-Dame, chef-d’œuvre en bois de chêne massif recouvert de plomb… Par où a-t-elle commencé à chauffer dans la fin d’après-midi du lundi 15 avril 2019 ? Le feu a-t-il soudain éclaté à la suite d’un court-circuit, de l’explosion d’un outil électrique sous tension, ou bien a-t-il couvé durant plusieurs jours sous la couverture en plomb, jusqu’à déclencher une combustion vive au contact du dioxygène au niveau du comble ? Il aura fallu (seulement) quatre mois pour que le Louvre reconnaisse les erreurs qui ont conduit à son cambriolage dominical invraisemblable et en tire les conséquences.
Eh bien nous, on peut raconter, Guyonne ! On a fait le boulot, il y a sept ans.


et
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