Egalité et Réconciliation
https://egaliteetreconciliation.fr/
Evènements

Le grain de sénevé, le cinéma français et le venture capital

On commence par une petite parabole, en guise d’entrée, ensuite on attaque le plat principal.

« Jésus leur proposa une autre parabole, et il dit : le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et semé dans son champ. C’est la plus petite de toutes les semences ; mais, quand il a poussé, il est plus grand que les légumes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter dans ses branches. »

On a mis le développement de Brivael à part de la vidéo de Clavier, mais ça va ensemble.

 

Christian Clavier explique pourquoi 92% des acteurs sont au chômage. Et sans le savoir, il décrit exactement la structure du venture capital, sauf que le cinéma français fait l’inverse de ce qui marche.

Clavier dit un truc fascinant. Les anciens producteurs comme Claude Berri risquaient leur argent. Berri a fait faillite 3 fois et fortune 2 fois. Quand il aimait un projet, il disait "c’est un film que j’ai envie de voir" et le film se faisait. Point.

Aujourd’hui les producteurs sont des salariés de milliardaires avec un seul ordre : ne perdez pas d’argent.

Et c’est là que tout casse. Parce qu’on ne fait pas de cinéma en essayant de ne pas perdre. Sur 10 films, 6 perdent, 2 font une affaire blanche, et 2 sont des triomphes qui remboursent tout le reste. C’est la statistique. Ça a toujours été comme ça.

C’est exactement la même structure que le venture capital. Sur 10 startups, 6 ou 7 meurent. 2 font un retour modeste. Et 1 ou 2 font x100 et remboursent l’intégralité du fonds. C’est structurel. C’est le design.

Sauf que dans le VC, ça marche. Parce que les meilleurs fonds ont compris et accepté cette réalité. YC finance 400 startups par an en sachant que la majorité ne marchera pas. Parce qu’un seul Airbnb, un seul Stripe rembourse 10 générations de startups ratées. Ils n’essaient pas de ne pas perdre. Ils essaient de trouver le triomphe qui paie pour tout le reste.

Le cinéma français a fait l’inverse. Il a refusé d’accepter la perte comme structurelle. Les producteurs optimisent pour ne jamais perdre. Résultat : des centaines de films médiocres, des acteurs au chômage, une industrie paupérisée malgré des budgets records. Ils ont tué l’excellence en essayant d’éliminer le risque.

Claude Berri acceptait la perte. Il faisait des chefs-d’oeuvre. Les salariés de milliardaires refusent la perte. Ils font de la bouillie.

Maintenant voici où ça devient enthousiasmant.

L’IA détruit ce modèle dysfonctionnel. Entièrement.

Quand le coût de production s’effondre, le ratio risque/récompense change radicalement. Tu n’as plus besoin de l’autorisation d’un salarié de milliardaire pour faire ton film. Tu n’as plus besoin de supplier 6 chaînes de télé pour boucler ton financement. Tu n’as plus besoin d’accepter qu’on te change le début, qu’on te vire ton casting et qu’on te réécrive la fin.

Et pour les acteurs, c’est pas la menace. C’est la sortie de crise.

matthew mcconaughey l’a très bien dit : le meilleur moyen d’être antifragile face au futur, c’est d’accepter que c’est là et de trouver un moyen de se digitaliser.

Il a raison. Et j’ai envie de dire quelque chose de clair aux acteurs, aux créatifs, aux artistes.

Nous, les boîtes dans l’intelligence artificielle, on ne veut pas votre mort. On ne veut pas vous remplacer. On pense que votre IP, votre singularité, votre personal brand, c’est la chose la plus précieuse qui existe. C’est irremplaçable. Un algorithme ne sera jamais Christian Clavier. Ne sera jamais votre présence, votre timing, votre grain de voix.

On est là pour construire de nouveaux business models avec vous. Pas contre vous.

Digitalisez votre voix. Digitalisez votre personne. Créez votre clone IA. Votre performance peut maintenant exister dans des centaines de productions simultanément, dans toutes les langues, sur tous les continents. Avec des ayants droit et des intermédiaires de confiance qui gèrent votre IP.

Un acteur qui tourne un mois par an peut demain avoir son clone IA dans une série brésilienne, un documentaire coréen et une pub américaine en même temps. Sans quitter son salon.

Les 92% d’acteurs au chômage ne le sont pas parce qu’il n’y a pas de demande pour leur talent. Ils le sont parce qu’ils sont prisonniers d’un business model qui refuse le risque et qui tue la création.

L’IA ne tue pas les acteurs. L’IA tue le business model qui les affamait. Et elle en construit un nouveau, avec eux au centre.

Le cinéma avait besoin d’un Claude Berri. Quelqu’un qui accepte le risque pour que l’excellence existe. L’IA, c’est un Claude Berri à l’échelle de la planète. Avec un coût de production qui permet à tout le monde de prendre le risque.

Bienvenue dans l’ère du AI Craft. Les artistes reprennent le contrôle.

Eh oui, dans tous les domaines, la finance, le cinéma ou la vie, le risque existe et il faut le prendre, on ne gagne pas tous les jours. On doit passer par l’échec, c’est une autre parabole du Christ, celle des graines qui meurent en terre.

« Voici, disait-il, que le semeur est sorti pour semer. Et comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux, étant venus, ont tout mangé. D’autres sont tombés sur des endroits pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre, et aussitôt ils ont levé, parce qu’ils n’avaient pas de profondeur de terre : mais, le soleil s’étant levé, ils ont été brûlés, et faute de racines, ils se sont desséchés. D’autres sont tombés sur les épines, et les épines ont monté et les ont étouffés. Mais d’autres sont tombés sur de la bonne terre, et ils ont donné du fruit, l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente. Entende, qui a des oreilles !

Et, s’avançant, les disciples lui dirent : "Pourquoi leur parles-tu en paraboles ?" Et, répondant, il dit : "Parce qu’à vous il a été donné de connaître les mystères du Royaume des Cieux, mais à ceux-là ce n’a pas été donné. Car quiconque a, on lui donnera et il aura en surabondance, mais quiconque n’a pas, même ce qu’il a lui sera enlevé. Voilà pourquoi je leur parle en paraboles : parce qu’ils voient sans voir et qu’ils entendent sans entendre. Et pour eux s’accomplit la promesse d’Isaïe qui dit : Vous serez tout oreilles et ne comprendrez pas, vous regarderez de tous vos yeux et vous ne verrez pas, car le cœur de ce peuple s’est épaissi, ils sont devenus durs d’oreille, ils ont fermé les yeux, de peur qu’ils ne voient de leurs yeux, n’entendent de leurs oreilles, ne comprennent avec leur cœur, et qu’ils ne se convertissent. Et je les aurais guéris ! Mais vous, heureux vos yeux, parce qu’ils voient, et vos oreilles, parce qu’elles entendent ! Car en vérité je vous dis que beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ils ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ils ne l’ont pas entendu !

Vous donc, écoutez la parabole du semeur. Chaque fois qu’un homme entend la Parole du Royaume sans la comprendre, arrive le Mauvais qui emporte ce qui a été semé dans son cœur ; c’est celui qui a reçu la semence au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur les endroits pierreux, c’est celui qui entend la Parole et aussitôt la reçoit avec joie, mais il n’a pas de racine en lui-même, il est, au contraire, l’homme d’un moment ; survienne une tribulation ou une persécution à cause de la Parole, aussitôt il trébuche. Celui qui a reçu la semence dans les épines, c’est celui qui entend la parole, et le souci du monde et la duperie de la richesse étouffent la Parole, qui devient stérile. Et celui qui a reçu la semence sur la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : et celui-là porte du fruit et produit l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente." »

Ah, le coup de la persécution qui vient faire le tri entre les faibles et les forts, ça nous parle ! On ne dit pas qu’on est les plus forts, parce qu’on se fait pas mal tarter, mais dans la tempête, on résiste. La question est : quand la tempête s’arrêtera-t-elle ? Et là, ça dépend de conditions qui nous dépassent, on monte dans la géopolitique, dans l’eschatologie. Au bout d’un moment, la seule porte de sortie est spirituelle. C’est pour ça que nos ennemis nous attaquent sur la foi, et c’est un excellent exercice de résistance. Regardez, à propos de foi, la presse tient à faire le bilan de sept ans d’enquête sur l’incendie criminel de Notre-Dame, du genre, bon c’est qui qu’a fait le coup. Admirez la timidité de ce qui va suivre...

On doit cette synthèse des pistes farfelues à Guyonne de Montjou du Figaro, un journal censé être un peu catho, et qui commence par « si seulement elle pouvait raconter »...

Si seulement elle pouvait raconter… La flèche de Notre-Dame, chef-d’œuvre en bois de chêne massif recouvert de plomb… Par où a-t-elle commencé à chauffer dans la fin d’après-midi du lundi 15 avril 2019 ? Le feu a-t-il soudain éclaté à la suite d’un court-circuit, de l’explosion d’un outil électrique sous tension, ou bien a-t-il couvé durant plusieurs jours sous la couverture en plomb, jusqu’à déclencher une combustion vive au contact du dioxygène au niveau du comble ? Il aura fallu (seulement) quatre mois pour que le Louvre reconnaisse les erreurs qui ont conduit à son cambriolage dominical invraisemblable et en tire les conséquences.

Eh bien nous, on peut raconter, Guyonne ! On a fait le boulot, il y a sept ans.

 

 

L’enquête interdite est sur E&R

 
Alerter

17 commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

  • Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
  • Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
  • Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

Afficher les commentaires précédents
  • #3605200

    "Clavier dit un truc fascinant. Les anciens producteurs comme Claude Berri risquaient leur argent."

    Gave dit la même chose, au sujet des financiers d’autrefois.

    Répondre à ce message

  • #3605204

    En gros, pour les acteurs, c’est : fuyez les escrocs de producteurs, et allez plutôt vers les escrocs de l’intelligence artificielle…

    C’est sûr que le tout digital est la réponse… Les marchands du temple ne seront plus en chair et en os, mais en intelligence artificielle… Désolé si je n’y vois aucune différence…

    Une solution valable serait de couper toute subvention… Alain Soral rappelait avec raison que lorsque Thatcher a stoppé tous les financements publiques, il y eut un renouveau du cinéma anglais : avec trois bouts de ficelle, mais un scénario béton et énormément de talent, les gars réussissaient à faire un très bon long-métrage… Quand on manque de moyens mais que la passion et l’envie sont là, bien des montagnes sont soulevées…

     

    Répondre à ce message

    • #3605333

      "Quand on manque de moyens mais que la passion et l’envie sont là, bien des montagnes sont soulevées…"
      Il suffit de voir le premier Rocky pour le comprendre...
      Avec un budget ridicule (le midi pendant le tournage c’etait pizza ou pates maison...) Stallone a fait un film de légende et ensuite pour les autres Rocky avec des budget de plus en plus gros il fait des suites de plus en plus "connes" ...

    • #3605379

      LOL… Vous ne rendez sûrement pas justice à ce qu’a pu dire Alain Soral. C’est toujours la même chose avec certains milieux de droite qui poussent les idées libérales. Thatcher n’a rien fait de bon  : elle a détruit la société, et les Anglais s’en souviennent bien. Il n’y a pas de cinéma national britannique  ; quelques réalisateurs comme Stephen Frears ou Ken Loach reflètent justement les conséquences néolibérales sur la société. Quelle ironie. Les autres exceptions concernent surtout des films à costumes (le prestige d’antan) ou des réalisateurs financés par Hollywood, délocalisant souvent les talents à Los Angeles. Ou pas comme les James Bond dollar bonds..

      La droite, jalouse de la domination culturelle des gauchistes, veut détruire le système pour imposer le privé, comme on le voit avec l’université ou la santé. Soral est marxiste, il connaît les dangers du libéralisme et de l’hypercapitalisme.

      Certes, beaucouup de subventions culturelles trop «  gauchistes  » pourraient être réduites sans que.cela ne gène ni à droite, ni à gauche. Mais si on confie les clefs du camion à la droite, ce serait pareil pour des subventions de droitardées aberrantes.

      La culture mérite des subventions pour s’affranchir de certaines logiques commerciales : regardez ce que les marchands onf fait avec la téléréalité sur nos écrans. Le temps de cerveau pour Coca.
      La culture participe au soft power, au rayonnement de la France et au tourisme. CNC, France Télévisions, etc., sont des outils  : on ne casse pas l’outil, on ajuste la personne qui le gère.

      Aujourd’hui, avec l’extreme centre au pouvoir, on a plutôt du clientélisme libéral de droite et de gauche qu’une politique de gauche ou même d’extrême gauche. Ils financent de l’anti racisme ? Pourtant Dieudonné ne pouvait pas faire un seul film sur l’esclavage ? L’extrême droite, tout comme l’extrême gauche, n’est pas satisfaite des subventions culturelles. Elle est là, lavérité ? Et occasionelement ces deux bords pourraient fairemieux mais aussi bienpire ?

      Les cadres du Rassemblement national ne sont pas conservateurs  : les filmsLGBT ne les gênent pas vraiment. Au pire, ils préfèraient des films à costumes avec des romances traditionnelles, tout en tolérant en coulisses certaines pratiques homosexuelles, qu’ils présenteraient comme une liberté d’esprit, un progressisme occidental. In fine, la source de notre superiorité morale sur le reste du monde ? Les subventions : ça se discute ?
      On fait surtout une oeuvre collective ? Like&dislike ?

    • #3605446

      @ÀQuel Attention, j’ai mis en lumière une conséquence de la politique de Thatcher, ce qui ne veut pas dire que je cautionne ladite politique qu’elle a menée, c’est tout l’inverse.

      J’expliquais seulement que la culture britannique ayant dû bouffer de la vache enragée, les artistes de l’époque (violemment contre le thatchérisme, inutile de le préciser) ont refusé de baisser les bras en s’échinant à trouver des moyens pour sortir des films au moindre coût, avec très peu de moyens mais des idées solides, un savoir-faire certain, et une volonté de tous les instants.

      Et je vous confirme qu’Alain Soral en a parlé lors de différentes interviews.

      Du reste, je suis assez d’accord avec le reste de votre commentaire, notamment sur le fait que si l’on confie les clefs du camion à la droite, ce serait pareil pour des subventions de droitardés aberrantes. Cependant, les subventions dans le domaine culturel financent de telles aberrations, pour ne pas dire d’autres mots, que les couper ne serait pas du luxe, le temps au moins d’assainir le caniveau crasse qu’est devenue « l’exception française ».

    • #3607414

      Souvenez-vous de ce qu’a été le cinéma national italien : une puissance exceptionnelle entre les années 1940 et 1970, un véritable âge d’or… suivi d’un déclin marqué.

      Ce recul s’explique par un ensemble de transformations économiques, politiques et culturelles survenues entre les années 1970 et 1990. La droite libérale en grande part responsable. Iils parlent de dégraisser le mamouth puis un beau matin l’éspece est en extinction... cela montre surtout qu’un cinéma national peut s’affaiblir, voire s’effondrer, en l’absence de régulation solide face aux logiques de marché et à la concurrence des nouveaux médias. Les régulations solides la gauche peut faire ça très bien tant qu’on reste sur du conservatisme et pas du progressisme !! Mélenchon conservateur de nos droits et nos acquis, c’est littéralement notre sauveur ... et en mode progressiste, c’est un danger... On ne veux pas de "progrés" on souhaite juste arrter la dégringolade...

      Le modèle français assume une logique particulière : multiplier les subventions dans l’espoir de faire émerger les talents de demain. Si l’on force le trait pour illustrer, on pourrait dire que la grande majorité des réalisateurs financés pour un premier long métrage disont 95% ne poursuivent pas forcément une carrière durable. Mais ce fonctionnement repose sur une idée simple : c’est en élargissant la base que l’on augmente les chances de voir apparaître des cinéastes talentueux de 2 à 3% et 1% de cinéastes majeurs. Alors qu’il y ai des bouses cela tombe sous le sens... La vérité c’est qu’on pourrait réduire d’un bon deux tier ces bouses..

      Dès lors, affirmer que le cinéma français finance beaucoup de films faibles artistiquement est entièrement vrai. Mais ce système permet aussi l’émergence de talents singuliers, souvent incompris à leurs débuts, et qui contribuent ensuite à renouveler profondément le langage cinématographique et à faire perdurer une certaine tradition d’exigence française. Et il s’agit aussi de soutenir une industrie, des savoirs faire, des techniciens. On l’a vu avec nos délocalisations industrielles, une fois que l’outil est cassé, c’est la fin des zaaricots...

      On ne casse pas, on réforme...

  • #3605213
    Le 7 avril à 16:41 par Götz von Berlichingen

    Excellent article

    Répondre à ce message

  • #3605222
    Le 7 avril à 17:42 par Fernand le Béréen

    Ce qui ne changera pas dans le monde du cinéma, même avec l arrivée de l IA, c’est le contrôle et la main mise d une communauté religieuse sur les manettes d Hollywood et du cinéma français
    Je serai curieux d ailleurs de connaître l identité des fameuses personnes de confiance et ayant droit dont parle Clavier dans son interview
    Cela nous ramène a la fameuse question du QUI

    Répondre à ce message

  • #3605235

    Les "films Lego" iraniens sur l’actualité, sont vraiment bien.

     

    Répondre à ce message

  • #3605245

    Je ne sais pas qui est "Brivael" mais il n’est pas très intelligent.

    Il raconte vraiment n’importe quoi.
    Qu’est ce qu’un acteur français foutrait avec son clone IA dans une série brésilienne ?

    Dire que le coût de production s’effondre, c’est totalement faux.
    Le vrai cinéma continuera de coûter très cher. Mais vu que ce "Brivael" n’a pas l’air raffiné, il parle certainement de bouse style "Superman contre Hulk"

    Bref, il ne connaît rien au cinéma. Juste un décérébré pro-IA.

     

    Répondre à ce message

  • #3605255

    réflexion du ministère des affaires de côté :
    cette proportion du 20/80 est un standard naturel qu’e l’on retrouve partout.
    j’ai perdu beaucoup des illustrations que je gardais en tête pour le côté amusant de la chose,
    mais je me souviens de celles-ci : 20% oxygène, 80% azote, tel est notre air.....
    le corps humain : 20% carbone, 80% eau.....
    peut-être l’inverse chez les végétaux.....
    curieus de connaître la proportion moyenne du sel dans les océans.....
    il y a sûrement une loi mathématique, un pi ou un phi qui traduit cela.....
    des camarades scientiques m’aideront peut-être à compléter,
    mais les récurrences sont nombreuses.....
    le sénevé de jésus est à 25/75, bien vu.....

    Répondre à ce message

  • Bon, comme je vais (un peu, vous emballez pas !) rectifier le propos de l’article, j’espère que la modération sera clémente...

    Donc, osons...

    Cette affirmation de l’auteur du post : "Tu n’as plus besoin d’accepter qu’on te change le début, qu’on te vire ton casting et qu’on te réécrive la fin." est fausse. Au Etats Unis, on te change tout si tu ne respectes pas la "bible" remise aux scénaristes auxquels on soumet un scénar acheté à un auteur. Pour que l’auteur ne râle pas en voyant les modifications de son scénar, l’Amérique verse un très gras "copyright" pendant que la France offre des "droits d’auteurs" appliqués à toute utilisation, même partielle, du produit.

    Il y a d’ailleurs un guerre qui n’a toujours pas trouvé son issue entre le copyright américain et le droit d’auteur français. Les 1ers espérant imposer à terme leur système car il permet justement de modifier le contenu d’un scénar. Le droit d’auteur ne le permet pas, tout emprunt même modifié peut engendrer un procès.

    Par ailleurs, si 92 % des acteurs/comédiens français sont au chômage, ce n’est pas seulement à cause du système rapporté par Clavier, c’est aussi parce que la France offre un statut - l’intermittence - assez généreux. En Belgique, il existe mais il est beaucoup moins "confortable" que le nôtre. Ailleurs, on fait serveur de café tant qu’on ne gagne pas ses cachets.

    J’ajouterai que "grâce" à ce statut d’intermittent, n’importe qui peut devenir "intermittent du spectacle" sans avoir une once de talent. On en trouve beaucoup dans le cinéma français parce que le jeu d’acteur n’a rien à voir avec le jeu de comédien. Le 1er est un non-jeu, on ne compose pas, on joue ce que l’on est... Delon l’avait parfaitement compris et assumé. Le 2sd est un jeu par addition, on apprend à composer un personnage et ce n’est effectivement pas donné à tout le monde car il est particulièrement difficile d’être juste en portant la voix dans un théâtre où l’on doit être entendu. C’est d’ailleurs pourquoi la plupart des théâtres ont installé des micros d’ambiance dans l’espace scénique (comme à la Comédie Française) pour permettre aux comédiens de parler (presque) comme sur un plateau de cinéma.

    Le nombre d’intermittents en France est en augmentation constante, demandez-vous pourquoi. La féminisation du milieu a fait aussi monter les chiffres. Si nous avons autant de navets, ce n’est pas seulement à cause du système, c’est aussi parce que nos scénaristes et acteurs sont sans talent réel.

    Répondre à ce message

  • #3605467

    Sacrée trempe, ce producteur juif français, Claude Berri, qui dans les années 80 choisit de soutenir Maurice Pialat malgré le risque. Le vertige que provoque le personnage. Qu’importe, Piallat est authentiquement français.

    Pialat, c’est simple : tu l’aimes ou tu le rejettes — mais quoi qu’il arrive, il te gifle. Pialat refuse de plaire.

    Si tu as payé ta place, c’est que tu dois le payer quelque part.
    Comme une épreuve, presque. D’ailleurs, cela fonctionne moins bien, si quelqu’un d’autre paye ta place pour toi. En 87, Sous le soleil de Satan remporte la Palme d’or.

    Maurice Pialat, se fait hué par une partie du public, le bougre leur lance son célèbre :

    “Si vous ne m’aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus.”

    Selon le regard que tu poses, il y a toujours un persécuteur et un persécuté. Et toi, de quel côté te tiens-tu  ? Ne t’avise pas de venir sur mes côtes. Les canibales veulent se nourrir de ma chaire, ma réputation. Qu’ils aillent littéralement au diable.

    Et si tu prêtes un peu attention, au-delà du tumulte, quelque chose se murmure :
    que le cinéma peut être trivial, oui —
    mais que la vie, elle, ne l’est jamais.

    Répondre à ce message

  • #3606130

    étonnament, même statistique pour les gagnants du loto :
    sur 10, 6 sont morts, 2 au même niveau qu’avant,
    2 ont bien géré et sont restés riches..... !

    Répondre à ce message