J’ai réalisé pourquoi la demande d’ingés logiciel est forte, et paradoxalement la sélection est très difficile.
L’argent est largement dans le logiciel aujourd’hui. Donc ça attire tout et n’importe qui avec des connections. Je l’ai vu plein de fois, ce n’est pas le type baleze en prog qui passe manager de l’équipe, c’est un médiocre, souvent qui n’a aucune expérience en prog.
Maintenant, que veut ce manager en carton ? Il veut "pas de vagues". Il ne veut surtout pas avoir à gérer une plainte du client qui traîne, et qu’il doit expliquer au directeur.
Donc sa stratégie pour recruter est de mettre tous les mots clés que lui a donné Google dans l’annonce, et de faire plus d’entretiens. Dans les années 80/90, 1 entretien était la norme. Maintenant c’est 3. Ca va jusqu’à 10 entretiens pour Google.
Le manager en carton en question se dit : je vais maximiser les chances de recruter une bête de prog qui connaît tout sur tout (...tout ça pour résoudre des petits bugs et fermer des tickets jira). Et spoiler : ce type n’existe pas.
Sauf que ça marche pas. Le candidat a déjà un job à temps plein, il ne peut pas passer 3h par jour à passer des entretiens à droite à gauche, plus y’a la préparation. Les bons candidats (qui sont intelligents, savent résoudre des problèmes, mais ne connaissent pas forcément tout sur tout) se font dégager. Les candidats qui trichent (souvent des indiens) passent, ils sont très bons pour faire de l’entretien d’embauche, mais ne sont pas des bons ingénieurs. (J’ai bossé avec les indiens, j’ai vu comment ils travaillent). Donc la fois suivante, notre manager monte la barre plus haut, ce sera pas 3 mais 4 entretiens.
Tout les ingés logiciel se plaignent du processus de recrutement, qui est cassé. L’explication en 1 mot est : la médiocratie. En interne, les bons restent en bas, car il faut délivrer du logiciel qui marche. Les moyens sont promus.
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