Il y a trois raisons venues de trois horizons différents à ce dévissage de la station publique numéro un, numéro un chez les publiques et numéro un devant les privées.
Pour la direction, il s’agit d’un « reflux normal après des scores records », écrit Libération. Sur ce sujet, cela montre que l’afflux des dernières années a déçu une partie du trop perçu.
Pour le journal de gauche, il s’agit de la conséquence d’un conflit interne entre une direction brutale et des salariés qui estiment que la station, dirigée actuellement par madame Enthoven, perd son âme. Tu m’étonnes. C’est sûr qu’on n’est plus dans la gauche culturelle et politique à l’ancienne, tendance Télérama-PS, mais dans un israélisme lourdingue qui dérive vers la droite, lutte contre les anti-génocidaires de LFI oblige.
Nous ajouterons notre pierre analytique à ce petit lynchage entre amis en invoquant une saturation des mensonges de la gauche de gouvernement médiatique, car il y a un gouvernement médiatique. D’ailleurs, concomitamment à la baisse d’Inter (on ne dit plus France, c’est inutile), c’est Europe 1, la radio d’extrême droite molle de Bolloré, qui gratte des PDM (parts de marché).
Ce rééquilibrage, quoi que nous pensions d’Inter et d’Europe, est salutaire, car la gauche, qui monopolisait le micro national, doit aujourd’hui composer avec une forte concurrence idéologique. Démocratiquement parlant, c’est sain. Si nous ne sommes pas gauche des valeurs et droite du travail comme le sont respectivement Inter et Europe, nous saluons ce rétablissement du débat.
Cerise (mais pas Lucien) sur le gâteau, Meurice attaque Radio France aux prud’hommes en décembre. Il avait été viré pour une vanne sur Netanyahou, ce qui est la moindre des choses (la vanne, pas le licenciement). En virant Guillaume, ces crétins de la direction ont viré un demi-million d’auditeurs, qui sont aujourd’hui, objectivement, passés chez Nova, qui connaît sa croissance la plus rapide ! Elle est là, la connerie mainstream : censure égale fuite d’auditeurs.
La station, qui était en déclin, connaît un sursaut grâce à l’émission. Ainsi, après plusieurs vagues de licenciements économiques les années précédentes, la radio envisage à nouveau des recrutements, et augmente les salaires de ses collaborateurs en février 2025. Selon L’Humanité en mars 2025, La Dernière est devenue un « un petit phénomène de société à gauche, pour des auditeurs orphelins d’un espace de ce genre », compte tenu de ce que le journal qualifie de « gestion lamentable de la liberté d’expression sur le service public ». (Wikipédia)
Nova, grâce aux humoristes virés d’Inter, ou partis par solidarité (et par calcul, faut pas se mentir, quitter Inter étant promotionnel en termes de liberté d’expression), disons la triplette Barré-Meurice-Omiri, avec Lompret et VDB derrière, cartonne, et c’est mérité. Chez Inter, il reste, au-delà de toutes les petites nouvelles (que des femmes ou presque), Charline la collabo, qui a expliqué pendant la crise « Meurice » qu’elle se devait de rester pour « résister contre l’extrême droite ». On a failli s’étouffer avec notre entrecôte de 700 grammes : c’est surtout pour le salaire et les droits d’auteurs, le salaire de la peur et de la lâcheté. Inter, ce sont des choix désastreux de la mère Enthoven (Adèle van Reeth), comme Marie s’infiltre, où le culot féministo-juif a cru remplacer l’humour. Ce qu’elle faisait était tellement ignoble que même la direction, pourtant 100 % israélo-compatible, a dû la virer.
« Dans le culot, il y a évidemment cette volonté, cette éthique en tout cas, d’oser déplaire... »
On a l’air d’être contents de ces résultats Médiamétrie, mais il n’y a toujours pas de voix E&R dans ces médias (on a l’impression d’emmerder tout le monde, personne ne nous invite et on ne sait pas pourquoi). Gaspard Proust, quant à lui, n’officie plus chez Europe 1. D’après nos calculs, la tendance E&R est la prochaine invasion conceptuelle à prévoir dans les radios mainstream, qui ne peuvent pas tenir avec uniquement de la gauche des valeurs ou de la droite du travail. Il manque quelque chose comme Radio CNR.
La leçon idéologique de tout cela, ce qu’on serine depuis des années, c’est que l’israélisme n’est pas vendeur en France, il connaît même un rejet profond depuis le début du génocide à Gaza. Le problème, c’est qu’une minorité tient les médias, et là on parle d’une oligarchie économico-politique, pas forcément confessionnelle, la preuve : la puissance montante du réseau LGBT, qui ne croise pas forcément le réseau sioniste.
Que France Inter continue à faire la propagande d’Israël, comme France Télévisions d’ailleurs, et demain ce ne seront plus 500 000 mais un million d’auditeurs qui prendront la fuite. Parce que aujourd’hui, la censure et le monopole médiatiques ont contribué à créer une résistance médiatique, qui se structure, on le voit avec Tocsin ou GPTV. Simple principe des vases communicants, au fond, c’est de la physique.
Guillaume Meurice interrogé par un fragile


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