Benjamin,
Appelons faute de goût, ou bévue, cette manière de me contredire anonymement en me tutoyant. Ce n’est pas grave et j’accepte vos excuses. A présent, laissez-moi vous répondre sur le fond avec le plus de précisions possible.
L’image du roi nourricier, c’est la propagande du régime. Dans les faits, les provinciaux par exemple craignaient que les prélèvements du gouvernement ne leur impose “100 jours de famine pour en éviter un seul à Paris”.
Où et quand trouve-t-on de la propagande du régime ? Le roi est maître en son royaume et n’a pas, à ma connaissance, d’agence de propagande pour justifier qu’il est là. De quoi parlez-vous au juste ?
Savez-vous jusqu’où se faisaient les prélèvements de blé pour le compte de Paris ? Entendez-vous par exemple que la Bretagne, ou l’Auvergne ou la Provence (qui sont des provinciaux, vous en conviendrez avaient ce problème ?
La France de 1774 n’était pas le pays de cocagne.
Êtes-vous en train de dire que j’aurais pu laisser entendre une chose pareille au cours de mes différentes conférences sur l’État de la France quinze ans avant la Révolution ?
Elle était engoncée depuis 1768 dans une grave crise et le prix du blé était régulièrement aussi haut qu’en 75.
Quelles sont vos sources et du prix de quel blé s’agit-il ? La France est un grand royaume qui ne dispose pas de source de statistiques centralisée avec lesquelles on puisse faire une moyenne. Quelle est la spécificité de la « crise grave » dont vous parlez. Elle touchait qui ?
La réforme ne cause pas les hauts prix.
De quoi parlez-vous précisément ? Voulez-vous prétendre que quand les habitants trouvaient le blé soudain trop cher ils se trompaient et que quand le marchand d’Etampes disait qu’il faudrait des dents en or pour manger cet hiver il galéjait ?
En 1789, le commerce du blé est libéralisé et… le prix du blé s’effondre.
Source. Où ? Combien de temps.
Il n’y a pas de corrélation à court terme entre les prix et le niveau de règlementation.
Exemple. Sources ?
Les fermages ne sont plus le plus gros problème des paysans français en 1775.
Vraiment ? Où çà ?
Ce qui inquiète dans les régions de grande culture c’est l’accaparement des terres par les gros exploitants.
En effet.