La radio Tocsin, qui est en fait une télé, a fait son succès sur sa matinale, incarnée par Clémence Houdiakova. Dossiers bien travaillés, interviews où on laisse parler l’invité, questions pointues, le titre catho autrement plus catho que La Croix ou KTO, qui fait plus dans le culturel et le cultuel que dans le politique (ne mélangeons pas tout), a vite fait son trou dans les médias de résistance, du moins de véritable opposition.
Puis, un jour, est apparu Bercoff, que toute la complosphère connaît bien. Issu de Sud Radio, avec un carnet d’adresses gros comme ça, il a donné une autre assise à Tocsin. Puis, un jour, selon Castelnau lui-même, Bercoff est intervenu de manière imprévue dans une chronique de Castelnau. Le sioniste et l’antisioniste, pour simplifier, se sont affrontés jusqu’à ce que le dialogue devienne inaudible. Au moins les armes n’ont-elles pas parlé. Bercoff était en Israël, et Castelnau en France, dans sa maison de Savoie et non dans un château. Voilà pour le décor.
Sur les réseaux sociaux, la ligne éditoriale de Tocsin est devenue moins lisible. Cependant, il est tout à fait concevable que des opinions diverses s’expriment sur un média, et celui-là en particulier. Au fond, tous les gens au jus savent que Bercoff est un sionard ; de ce point de vue, il n’y a pas de surprise, donc pas de piège. Par ailleurs, Bercoff, qui est de droite, a été très bon sur le covidisme, ou plutôt contre le covidisme, et pour les Gilets jaunes. On ne peut pas cocher toutes les bonnes cases, deux sur trois c’est déjà pas mal dans l’ambiance médiatique actuelle.
La sortie de Bercoff en Israël a pourtant fait des vagues, en externe, ce qui est logique, mais aussi en interne. Les auditeurs ont été quelque peu désorientés. Mais ce qui est drôle, c’est ce qui s’est passé après le scandale, au sens premier du terme, que le site Aleteia nous décrit :
Le mot français scandale vient du grec ecclésiastique skandalon : piège placé sur le chemin, obstacle pour faire tomber et, symboliquement, toute occasion de pécher, comme l’explique Jésus dans l’évangile de saint Luc : « Jésus disait à ses disciples : « Il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute ; mais malheureux celui par qui cela arrive ! » (Lc 17, 1)
Bon, papi Bercoff n’est pas le diable, du moins pas encore, mais son piqué de colère a suffi à déclencher un effet antisioniste de belle facture dans la station. Imaginez que Clémence a invité le fameux ex-colonel Douglas Macgregor, qui ne porte pas Netanyahou ou dans son cœur, pour parler de la prochaine cible israélienne, après l’Iran...
⚠️« L'opinion dominante en Israël est que les Arabes qui les entourent, ou qui habitent les terres voisines, devraient être anéantis. Les gens ne comprennent pas que c'est là le point de vue qui prévaut en Israël. »
‼️« Pour aller encore plus loin, pour les Israéliens l'Iran… pic.twitter.com/8DRK9LHD3A
— Tocsin (@Tocsin_Media) June 18, 2026
Bercoff a dû en avaler son micro. Mais il y a pire : le Bal des Quenelles et le monstre Dieudonné (qui mange les enfants juifs) !
Alors là on dirait du E&R dans le texte. Nous, on est maudits de chez maudits, mais pas Tocsin ! Heureusement, continuant sur sa lancée, et sur son grand écart, on a eu droit à un Bercoff sur le vif fustigeant la paix irano-américaine sur le dos des Israéliens.
Pour ne fâcher personne, on envoie l’émission de Macgregor en entier (elle fait le double de temps) :


et
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