Pour les uns, Benyamin Netanyahou est mort ; pour les autres il est bien vivant, et en sécurité. Il fait un pied de nez, à travers Meyer Habib, à ses ennemis en France et dans le monde.
Info, intox, infox, infotox
Les premiers se félicitent de la mort d’un criminel de guerre, les seconds nous expliquent qu’il est éternel. Il n’y a pas de troisième voie, au sens d’Ayoub. Les vidéos faites par IA envoyées par les officiels israéliens sentent le fake, ce qui peut être voulu. Cependant, ça entretient le doute, qui ne bénéficie pas aux Israéliens.
Difficile de se frayer un chemin au milieu de toutes les informations (une fausse information est toujours une information) qui tombent, on a même trouvé un officier français réfugié au Brésil qui annonce une élimination par un combattant du Fatah !
MORT DE NETANYAHOU !
Un colonel français explique que NETANYAHOU est mort le 11 MARS et que l'annonce public est prévue pour le 15 Mars !
C'est demain !
#Netanyaou pic.twitter.com/E3sz4kt7qR— Philippe T (@brain_stimulus) March 14, 2026
En 2026, avec le croisement Trump-IA ou Trump-Musk, nous avons passé un cap, celui du mélange de l’information, du cinéma, et de l’ingénierie sociale, le tout suractivé en temps de guerre. Alors qu’avant on débunkait une intox par une info, aujourd’hui on se retrouve avec des intox très élaborées, et à plusieurs niveaux.
Trump lui-même parle de partie d’échecs de très haut niveau (ELO 3000 ?), on veut bien le croire, même si son attaque à la baïonnette a objectivement foiré : le fameux régime des mollahs a tenu au-delà des 48 heures prévues et vendues aux pays du Golfe, qui ne voulaient pas de cette guerre.
Trump à propos de l'Iran :
« C'est un grand jeu d'échecs à un très haut niveau.
Je traite avec des joueurs très intelligents. Ce sont des gens intelligents. Ils n'auraient pas pu y arriver sans ça.
Quand vous traitez avec certaines de ces personnes, vous savez avec qui… pic.twitter.com/iIjDMfWpjp— Shanna Messaoudi (@Shanna__Bylka) March 16, 2026
Aujourd’hui, comme l’écrit Youssef Hindi, Trump cherche la porte de sortie. Cette porte existe, mais elle s’amenuise jour après jour. Elle est de plus en plus petite et lui est grand et gros. Il va falloir, s’il attend trop, se mettre à quatre pattes, suprême humiliation, tenter de passer par le trou de souris, et peut-être voir ses fesses coincer au passage.
Alors, de deux choses l’une : soit cette sortie est prévue, soit elle ne l’est pas. Dans les deux cas, il faut un narratif, qui est ou prêt depuis le premier jour, ou fabriqué au jour le jour, ce qu’on appelle poser les rails devant la loco. Mais les Américains sont si tordus en géopolitique qu’on peut leur faire confiance sur comment monter une baraque.
Si Bibi est mort, puisque c’est open bar, on peut même imaginer une élimination par une autre tendance dans l’état-major militaire, Israël étant mal barré dans cette histoire ! Une seule chose est sûre : Bibi n’était pas le machia’h.


et
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