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Pédollywood

Dans 65 : La Terre d’avant, le héros, Adam Driver, atterrit en catastrophe sur la Terre (il y a une autre planète dans le ciel, donc c’est pas super clair). À bord, tout le monde est mort, les caissons sensoriels sont fichus. C’est le drame.

 

Il finit par découvrir dans un des caissons intacts une fille, à qui l’on donne, allez 12-13 ans, mais pas 15, ce qui est important pour la suite, vous vous en doutez. De toute façon, avec un titre pareil, on ne surprendra personne.

 

 

Adam a perdu sa propre fille, ou alors elle est loin, il regarde en boucle ses vidéos dans ce qu’il reste de sa cabine. Il est nostalgique, loin de chez lui et des siens. Dans ce film, tout est pompé sur de l’existant : on retrouvé évidemment Jurassic Park de Spielberg, After Earth avec Will Smith et son fils, Léon de Besson, c’est à croire que l’IA fait le scénar. Les films Netflix ont ce goût de déjà-vu...

On ne voit pas la mère, Adam n’a de relation ou de souvenirs qu’avec sa fille, dans les 13-14 ans, frisée. Ça commence bien. Celle qui a survécu dans le vaisseau a les cheveux longs, un petit nez retroussé et une bouche sensuelle : elle est sexy. Au moment du tournage, elle a 14 ans, et son visage est déjà refait, sur le modèle pétasse. C’est important pour la suite.

Adam au début est dur avec elle, car elle ne parle pas sa langue et enchaîne les bêtises qui mettent en péril leur survie dans la forêt préhistorique. Il faut préciser qu’on est chez les dinos (et aussi un peu les dingos), il y a 65 millions d’années. D’ailleurs, on vous conseille la série documentaire en quatre épisodes de Spielberg.

 

 

Encore une resucée de Spieberg Park ? Oui et non, oui et oui. Car tout le monde ici connaît le pedigree de Steven. Il fait beaucoup de films sur les enfants et leurs terreurs, nocturnes et diurnes. Il y a une deuxième lecture, un peu freudienne, qui fait le parallèle entre les monstres (T-Rex, raptors) et le sexe, l’adulte, le père, la pédophilie. Les rôles de femmes dans ses films sont vides : les femmes, ce n’est pas ce qui intéresse Steven. Elles sont là pour faire contre-feu à la relation adulte-enfant.

Pour Sam Raimi qui a coproduit 65, sujet qui devait lui tenir à cœur (peut-être qu’il aime les bestioles), on n’est plus trop dans l’allégorie. On a l’impression de se retrouver dans Léon, l’histoire d’amour entre une fillette et un homme mûr. La scène d’amour a été coupée sur demande des parents de Natalie Portman.

 

 

Avec un peu plus d’humour, on tombait dans du Max Pécas : Adam se balade toujours avec son canon tendu, à cause des dinos, pas à cause de la nymphette, vous vous doutez bien. À un moment donné, Adam tombe de l’arbre, des bestioles approchent, et Nymphette est obligée de prendre en main le gros canon pour sauver son « ami » trop étourdi pour se défendre.

Elle devient en quelque sorte sa femme à ce moment-là. Quand ils se baladent dans la forêt du jurassique, elle pousse des petits cris quand elle a peur, et Adam lui met aussitôt sa main sur la bouche, genre fais pas de bruit, les voisins pourraient entendre (ou les flics).

 

 

On va arrêter là les comparaisons, mais la scène du gros insecte géant qui palpite dans la gorge, la fille qui bave... On dirait France Gall qui chante Annie aime les sucettes, mais c’était à 19 ans. Et puis celle du passage étroit dans la grotte... Même pas besoin de relire Freud !

Pour sa défense, on dira que Sam Raimi est issu d’une famille religieuse conservatrice venue d’Europe de l’Est...

 

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17 commentaires

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  • #3600723
    Le 18 mars à 00:27 par Saturnin Pompier

    La chanson "Les sucettes à l´anis" cache à peine une provocation (une cochonnerie) typique de Serge Gainsbourg.

    "le sucre d’orge parfumé à l’anis coulant dans sa gorge", "pour quelques pennies (pénis) Annie a ses sucettes à l’anis".

    Le sens est plus qu´évident. Je renchérirait en disant que "anis" est un mélange ou fusion de "anus" et "pénis" (je crois qu´ on appelle ça un mot-valise, mais pas sûr). C´est certain que Gainsbourg l´avait fait exprès.

     

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    • #3600772
      Le 18 mars à 08:57 par gardener

      C’est d’autant plus certain que France Gall ayant déclaré qu’elle était trop vieille pour chanter cette chanson, Gainsbourg avait rigolé en disant qu’elle n’avait toujours pas grandi.

  • #3600742
    Le 18 mars à 05:50 par Maurice

    La chanson de France GALL ...

    Elle a prétendu ultérieurement ne pas avoir compris le sens des paroles. Je n’y crois pas. Elle a sans doute pensé que tout le monde regarderait avec sympathie la "petite coquine" qui découvrait les plaisirs de l’amour. Elle n’avait pas imaginé qu’elle deviendrait un tel objet de moquerie ; selon ses propres dires, elle en a voulu au monde entier. Au delà de sa naïveté, j’y vois une illustration de la perversité des pédocriminels : manipuler séduire, consommer, s’afficher, abandonner puis humilier leur victime.

    Sur ce terrain là, finalement, la chanson n’est pas très bonne parce que trop crue.

    Dans le même registre "Bébé requin" est bien meilleure car elle joue sur l’allusion.

    Quant à France GALL, à mes yeux, ce qu’"on" lui a fait chanter de pire c’est "La petite". Le père de France GALL, Robert GALL, est l’auteur des paroles. J’ose à peine penser à ce qui lui est passé par la tête quand il a décrit la relation entre "La petite" et "l’ami de mon père."

     

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    • #3600864
      Le 18 mars à 18:31 par Gabriel

      Elle savait certainement le sens des paroles. Déjà, elle était depuis 1964 avec Claude François. Donc, elle n’était certainement plus innocente quand la chanson "les sucettes" est sortie en 1966 (elle avait 19 ans). Et elle était encore avec Claude François à cette époque (elle ne le quittera qu’en 1967). Donc, ce dernier, ou au moins ses proches du show-biz auraient prévenu France Gall du double sens. Ça n’est pas des lapins de 3 semaines dans le show-biz.

      Et son père aurait aussi dû voir le double sens. Il faut dire qu’effectivement, Robert Gall est l’auteur de l’infâme chanson "la petite", où le père (donc lui) laisse son meilleur ami coucher avec sa fille. Ce qui laisse à penser bien des choses sur le père Gall.

      Donc, si elle l’a fait, c’est en toute connaissance de cause.

      Il faut voir aussi la vidéo de "bébé requin" (1968), celle filmée derrière un objet en métal. Comme par hasard, c’est filmé à travers un élément de l’objet qui fait comme un coeur. Et on sait que le coeur est un signe pédophile. Et durant cette vidéo, on a la nette impression à plusieurs reprises que France Gall jouit (oui, sexuellement). Et elle s’est forcément prêtée volontairement à ce jeu. Est-ce que la chose se faisait via une sorte de sex toy radio-commandé ? Probable. Mais, en tout cas, pas si innocente la petite. Et même si c’est la vidéo où la chose est la plus claire, il y en a d’autres où ça semble arriver aussi.

      Et tout l’entourage devait être ultra pervers. Évidemment, Gainsbourg, on sait, Claude François, aussi. Le père, très louche.

      Sinon, dans la vidéo de "la petite", on a une séquence "one eye" où France Gall a un oeil caché et une autre où c’est Maurice Biraud. C’est l’oeil d’Horus, cher aux francs-maçons.

  • #3600760
    Le 18 mars à 08:08 par Remi_Pierre

    Une jeune fille de 12, 13, voire de 14 ans ne ressemble pas à une femme.

    D’autre part, au bout de 6 mois, elle a changé, au bout de 2 ans, n’en parlons pas.

    Pour un adulte qui travaille, deux ans, ça passe extrêmement vite.

    Avoir une relation pédophile, c’est accepter que cette relation ne durera jamais plus qu’un instant.

    Concrètement cela leur apporte quoi aux pédophiles, ces relations ?

     

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    • #3600836
      Le 18 mars à 15:40 par sam

      C est comme le Macdo c est toute la pub autour pour te faire manger de la merde.

  • #3600764
    Le 18 mars à 08:39 par Wouf

    Tyrannosaurus-rex, ou plutôt sex.

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  • #3600767
    Le 18 mars à 08:44 par Palm Beach Post : "Cult !"

    j’ai du mal avec la chanson française
    les textes sont pas terrible

    c’est mal interprété
    l’impression qu’ils ont un balai dans le cul

    les américains, il y a quelque chose de direct
    comme un bon pain dans la gueule

    si, il y a une chanson française qui me plait
    Johnny, interprété par Graeme Allwright

     

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    • #3600844
      Le 18 mars à 16:23 par jauni

      C’est une chanson très actuelle, le Johnny de Graeme Allwright (quel nom impossible !). Bien que culpabilisatrice pour le soldat, pas pour le petit bonhomme engraissé des arrières.
      Quant à la chanson française, elle n’existe plus depuis belle lurette. Mais il nous reste les classiques, impérissables ; et l’espoir que l’inspiration et les talents reviennent, sachant qu’il y faudra du temps.

  • #3600768
    Le 18 mars à 08:49 par Germain

    Dans les années Mitterrand, ce fut L’EXPLOSION. C’était sans précédent. J’avais vécu sous de Gaulle, Pompidou et Giscard, et je pouvais juger de la violence du contraste : tout d’un coup, toutes ces chansons diffusées 24/7 sur toutes les "radios libres" (=d’Etat subventionnées par le ministère de la Propagande - pardon ! de la Culture du gentil Jack Lang). C’était BANANA SPLIT, LEMON INCEST, JOUE PAS AVEC MOI, JOE LE TAXI... Tous - les - jours ! Toutes les radios ! Je dis ça pour les jeunes, qu’ils se rendent compte qu’il s’est passé quelque chose, là, en 1981.

     

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    • #3600826
      Le 18 mars à 14:38 par Chibreman

      Je ne peux pas supporter "Lemon incest", cette "chanson" étant probablement ce qu’il y a de pire en la matière :
      - le propos est immonde
      - la fille de a une voix de cochon égorgé
      - c’est intégralement pompé à Chopin

  • #3600795
    Le 18 mars à 11:22 par Miles Davis

    "La scène d’amour a été coupée sur demande des parents de Natalie Portman.". Elle a donc été filmé...

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  • #3600855
    Le 18 mars à 17:09 par Patriote une fois Patriote toujours

    je pense être un homme normallement constitué et du fond du coeur,je le dis sincèrement, les nanas ados ne m’intérèsse pas, que faut-il être pour fantasmer sur des nanas à peine formé............
    mais en quelque sorte ce monde actuel du cinoche : car c’est du cinoche comme la musique qui est devenue du mac do, du produit de supérette...............tisse un lien avec l’affaire epstein, ce monde décadent qu’est le cinéma, ces réalisateurs qui mettent en images leurs fantasmes tordu.
    mais bientôt, il n’y aura plus le besoin de lire entre les lignes, ni entre les images : cela sera ouvertement montré cru : car la gauche progréssiste n’est pas pres de crever.

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  • #3600884
    Le 18 mars à 20:14 par RODI FRANCK

    Ce que je vois aussi et surtout c’est que dans la plupart des films d’Hollywood et/ou de Disney on met sans cesse en avant le métissage des enfants (aussi des ados et adultes) comme une obligation, une nouvelle religion, fini les blancs, blond aux yeux bleus, ou très rarement mais ces derniers jouent les méchants, forcément nazis puisque blancs. Et franchement certains ou certaines métissé(es) sont parfois d’une laideur, mais joli(es) à regarder puisque métissé(es).
    Et puis qu’ils arrêtent avec cette fable scientifique de "65 millions d’années" (donc invérifiable - et la planète est bien plus jeune qu’on le pense, certains scientifiques honnêtes le disent) tout en zappant la plus énorme catastrophe planétaire et cosmique (vérifiable même à travers l’archéologie), le Déluge, toutes les civilisations depuis environ 5000 ans relatent cet évènement, d’ailleurs pourquoi la terre s’est inclinée à 23° ? Pourquoi 4 saisons au lieu d’une avant cet évènement (climat tropical non aride) comme ceci est bien noté dans la Torah-Bible bien comprise (Genèse) après le Déluge : "Tant que la terre subsistera, les semailles et la moisson, le froid et la chaleur, l’été et l’hiver, le jour et la nuit ne cesseront point" (Gn 8:22). Ici les mots hébreux : "Chaleur/Hom חֹם - Eté/Qayits קַיִץ - Hiver/Choreph חֹרֶף" sont inscrits pour la première fois dans la Genèse. Mais le mot "Déluge" signifie essentiellement celui de l’Etre, l’Homme noyé dans les eaux diluviennes de son Inconscient, d’où le mot hébreu "Maboul מַבּוּל Déluge (Folie)".
    Enseignant d’Hébreu biblique (+ dans la dimension ontologique).

     

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    • #3600992
      Le 19 mars à 10:37 par toto l’asticot

      Merci de vos commentaires, c’est le deuxième que je lis avec grand plaisir

    • #3601308
      Le 21 mars à 02:21 par RODI FRANCK

      Merci à vous

  • #3600975
    Le 19 mars à 09:17 par Max

    Dans Spider-Man 3 de ce même Sam Raimi quand Peter Parker est sous l’emprise du synbiote devient un mauvais garçon, et dans une scène il reçoit un appel téléphonique qu’il répond par un "shalom". Plus loin dans le film il finit par se débarasser du synbiote en allant à l’Eglise, le synbiote étant effrayer par le son des cloches s’extirpe du corps de Peter qui retrouve son aspect de héros.

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