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Monsieur Hire (1989) de Patrice Leconte : film pro ou antisémite ?

Monsieur Hire est un film apparemment français de l’année 1989, celle de la chute du mur de Berlin, de la révolution orange chinoise et du suicide du régime soviétique. Cela n’a rien à voir mais ça situe le contexte.

 

On commence par le trailer, préféré à bande-annonce, ça sonne plus américain. C’est comme dans Technikart, on ne dit pas ouverture, ou première page, mais opener. Toujours utiliser la langue de Rome, quand on est Gaulois sous occupation. Ça protège des accusations possibles de francisme, de vichysme, de méchantisme.

 

 

Le trailer est un peu naze (sauf le moment où Michel regarde le popo tendu de Sandrine), on ne comprend rien au film. Heureusement, Wikipédoia est là pour résumer le topo :

Le film suit monsieur Hire qui est un artisan tailleur, misanthrope et taciturne, qui épie par la fenêtre sa jeune voisine d’en face dont il est tombé amoureux. En arrière-plan se déroule une enquête sur le meurtre non résolu d’une jeune femme. Monsieur Hire est soupçonné par l’inspecteur chargé de l’affaire.

Ceux qui veulent voir le film ou acheter le DVD peuvent sauter le paragraphe suivant, c’est mieux pour le suspense. Ceux qui ne supportent pas le suspense (trop d’angoisse) peuvent lire ce qui suit et acheter le DVD.

Dans un quartier de la capitale vit Monsieur Hire, un tailleur de vêtements misanthrope et solitaire. Il est mal aimé par ses voisins en raison de son comportement étrange et distant. La vie de Monsieur Hire est marquée par une routine rigide dans une profonde solitude.

Une jeune femme est retrouvée assassinée dans le quartier. Les soupçons de la police se portent rapidement sur Monsieur Hire en raison de sa nature asociale. Celui-ci est secrètement amoureux de sa jeune voisine Alice, qu’il observe nuit après nuit depuis la fenêtre de son appartement, où elle vit avec son fiancé Émile.

Monsieur Hire la connaît seulement par le prisme de son observation nocturne, qui fait grandir son obsession pour elle. Peu à peu, Alice découvre qu’elle est observée, y compris avec son amant Émile. Plutôt que d’être effrayée, elle commence à interagir subtilement avec Monsieur Hire, lui laissant croire qu’elle partage ses sentiments.

Alice et Émile sont en réalité les coupables du meurtre de la jeune femme. Ils ont planifié de faire accuser Monsieur Hire, sachant que son comportement étrange ferait de lui un coupable idéal.

Ceux qui ont vu le film ont le droit de commenter cet article de haute volée scientifique. Notre analyse, 37 ans plus tard, est qu’il s’agit d’un film de Patrice Leconte, cinéaste du régime socialiste, sur l’antisémitisme. Cela n’est pas dit, mais ça transpire. Le nom, par exemple, du héros (malheureux) : Hire peut être un dérivé de Ire, colère, ou Hirsch. En fait, il s’agit de Hiroswitch, qui n’est pas la contraction de Hiroshima et Auschwitz, puisque nous ne sommes pas en 1945.

Car le film est adapté d’un livre de Simenon, Les Fiançailles de monsieur Hire, sorti en… 1933, roman qui se déroule à… Villejuif !, mais ça n’excuse pas Patrice. Curieusement, le grand écrivain populaire est accusé d’antisémitisme, comme tous les gens brillants, on allait dire.

Spécialiste s’il en est, Danielle Bajomée assume la direction du « Centre d’études Georges Simenon » de l’Université de Liège (ville natale de l’écrivain). Elle ne dissimule en rien les infâmies du journaliste Sim(enon) à La Gazette de Liège. Journal ultra-catholique lié à l’Evêché. Quotidien qui va proposer à ses lecteurs, à partir de juin 1921, une vision du « Péril Juif » revu et corrigé par Sim(enon) :

« Le Péril Juif », une série de 17 articles pugnaces, radicalement et effroyablement antisémites… Ces articles repèrent les personnalités juives les plus influentes, prétendent utiliser de manière critique « Le Protocole des sages de Sion » et s’ingénient à construire l’idée d’une conspiration mondiale judéo-maçonnique… Pour Simenon, les Juifs sont souvent banquiers ou diamantaires, ils ont le nez crochu, les cheveux crépus et dégagent une odeur désagréable. »

Hire est sincère, ses sentiments sont nobles, il est tailleur, personne ne l’aime, et les autres, les Français, symbolisés par le couple diabolique, sont très méchants. Ils complotent contre lui. En ce sens Conspitrerie Watch et FuitePress ont tort : il y a bien un complot, mais des Français contre les tailleurs honnêtes. Et puisqu’on parle de l’officine soutenue par une branche Rothschild, on envoie ça, au hasard :

 

 

Tiens, tiens, le CNC aurait des préférences idéologiques dans sa distribution de manne (publique) céleste ?

Sur le film de Leconte et le roman de Simenon, on ne peut rien conclure, sauf que Leconte, qui a cru faire un film anti-antisémite, ignorait peut-être que Simenon a été antisémite. On a écrit a été et pas était pour une raison pas seulement symbolique : c’était peut-être pour bouffer, quand Georges n’était encore qu’un petit échotier de faits divers, avant de devenir le célèbre romancier. Ne jamais négliger l’aspect bouffe, chez les journalistes. Pour un œuf dur, certains écriraient n’importe quoi.

Notre conclusion, mathématiquement inattaquable : soit Patrice est au courant pour Simenon, et ça en fait donc un antisémite planqué, soit il ne sait pas, et il est un peu idiot.

Qu’est-ce ce qui est préférable, dans ce cas : être intelligent ou idiot ? Pour vous aider à trancher, on a récupéré deux exemples in vivo de la pensée Leconte.

À 8’12, Zemmour exécute le féministe Leconte
qui adapte la nullité Gavalda au théâtre

 

Le féministe Patrice dupé par Aurore Bergé

 

 

Les Bronzés, un film trop français pour ne pas être antisémite

 
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15 commentaires

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  • La bande-annonce est tellement chiante, 2m34 qui pairaissent 2h34, on dirait un sketch des inconnus.
    Dire que l’année précédente, Hollywood proposait "Piège de cristal", une tour géante, des flics débiles, des MP5, des AUG, des M92, des explosions, Bruce Willis qui se balance au bout d’une lance à incendie, "J’ai mieux qu’un miracle Théo, j’ai le FBI" un rythme tambour battant, le pinacle du cinéma punchy...

     

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  • Je n’ai jamais vu ce film, "Monsieur Hire", mais grâce à ER j’ai maintenant vu la bande annonce, qui est bel et bien la bande annonce d’origine, faite du temps où le film est sorti en salles. Merci ER, mais purée... que la bande annonce est chiante ! je n’imagine même pas ce que ça doit être que de voir le film en entier ! En tout cas, quel fou rire, la bande annonce m’a furieusement fait penser au sketch des Inconnus intitulé "Le Doutage". Je serai presque tenté de dire, mais c’est une boutade bien sûr, que je me passerais bien de découvrir le film en me contentant tout bonnement du sketch des Inconnus, tellement ces comiques étaient dans la lucidité de leur époque.

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  • #3602957
    Le 28 mars à 06:56 par Le radeau de la Méduse

    “(sauf le moment où Michel regarde le popo tendu de Sandrine)”

    Emprunt à Céline ? Par Céline j’ai appris que ce mot désigne à la fois le contenant - qui peut être agréable à regarder quelques années - et le contenu, qui n’ est toujours que la merde.
    Chez les allemands, une seule syllabe suffit et le substantif, comme en français, est masculin : der Po.
    Les russes usent d’un terme un peu plus compliqué mais plus joli : задница... Qui est féminin. Prononcez "zAdnitsa", accent tonique sur la première syllabe.
    Bon ben voilà, le peuple "élu" m’ amène à une disgression lubriquo-anatomique langagière. Pro- A ou anti-A ? Bien à vous.

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  • #3602981
    Le 28 mars à 08:49 par Toto la ciboulette

    A propos du choc anaphylactique de Michel Blanc maintenant à partir de la soixantaine on vous demande de faire une prise de sang avant l’examen.

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  • Je ne vais pas tirer sur Patrice. En 1994, je reviens de UCLA avec entre autre une adaptation ciné de Manon Lescaut pour laquelle j’avais eu le feu vert de Julie Delpy. Grace au contact de son agent, je lui envoie le scénario. Il me répond avec lettre manuscrite… Leconte et Tavernier se sont désisté en prétextant qu’un film historique n’était pas leur priorité. L’un va faire Ridicule et l’autre Capitaine Conan !

     

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    • Heureusement que ce ne sont pas des films historiques ! L’un est un film en costume et l’autre un film en uniforme ! Ben oui ! Je n’ai pas vraiment aimé "Capitaine Conan". J’ai aimé "Ridicule", film qui porte en lui des vérités profondes : les non-dits du pouvoir, doublés de la fourberie et la trahison comme malheureux principes fondateurs de la vraie sociologie, tristes principes, fatalité applicable à toute société humaine, de toute époque. Mais là où "Ridicule" ne fait pas mouche du tout c’est dans cette manie de remettre à nouveau l’avènement de la Révolution française sur le dos de la monarchie et de l’aristocratie, comme seule et unique cause. Une fois de plus le narratif de la bonne vieille doxa archi-connue de tous. Ce film, "Ridicule", ne prend donc en compte ni les réseaux ni les minorités agissantes, je veux dire les minorités autres que celle qui n’est au pouvoir que parce que nominalement en place à la vue de tous. Quand on s’appelle Louis XVI et qu’on a été embauché pour être roi au XVIIIe siècle quelque part dans un pays de l’Europe de l’époque, et en particulier la France, c’est qu’on a été embauché pour en prendre plein la poire... car ce qu’il y a, dans le réel, et même déjà à cette époque, c’est des réseaux parallèles agissants et des minorités créatrices d’opinion publique visant à la subversion. Patrice Leconte a pour moi raté sa cible en 1996, mais il a probablement fait exprès.

  • Je ne vais pas tirer sur Patrice. En 1994, je reviens de UCLA avec entre autre une adaptation ciné de Manon Lescaut pour laquelle j’avais eu le feu vert de Julie Delpy. Grace au contact de son agent, je lui envoie le scénario. Il me répond avec lettre manuscrite… Très élégant. Leconte et Tavernier se sont désisté en prétextant qu’un film historique n’était pas leur priorité. L’un va faire Ridicule et l’autre Capitaine Conan !

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  • oh ben non, faudrait pas se laisser aller à dire du mal des talmudistes mondiaux qui déclaraient une guerre à mort à l’allemagne, en sacrifiant (=holocaustant) les pauvres & pieux juifs des shtetels allemands, pour pouvoir réclamer israel derrière, ce ne serait pas très coubertin !
    quoique, vu sous cet angle.....oubliez, je n’ai rien dit.....
    .
    le cnc qui finance des films sh(i)(o)atiques, mais n’autorise que des docs de minuit à dieudo sur le code noir.....si t’as bu un café un peu serré, ça peut énerver.....
    et qui dirige le cnc ? je vous le donne émile.....

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  • Monsieur Hire relate un sujet banal avec talent.

    Je ne vois pas ce que les juifs ont à voir là dedans.

    Peut être le fait qu’il soit tailleur…

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  • #3603150
    Le 28 mars à 23:04 par géörgÿ schwàrtzµÿ

    C’est surtout très nul.

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  • #3603298
    Le 29 mars à 14:12 par Palm Beach Post : "Cult !"

    on ne peut pas plutôt se voir un bon vieux
    Brigitte Lahaie

    elle a un si beau sourire...

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