Monsieur Hire est un film apparemment français de l’année 1989, celle de la chute du mur de Berlin, de la révolution orange chinoise et du suicide du régime soviétique. Cela n’a rien à voir mais ça situe le contexte.
On commence par le trailer, préféré à bande-annonce, ça sonne plus américain. C’est comme dans Technikart, on ne dit pas ouverture, ou première page, mais opener. Toujours utiliser la langue de Rome, quand on est Gaulois sous occupation. Ça protège des accusations possibles de francisme, de vichysme, de méchantisme.
Le trailer est un peu naze (sauf le moment où Michel regarde le popo tendu de Sandrine), on ne comprend rien au film. Heureusement, Wikipédoia est là pour résumer le topo :
Le film suit monsieur Hire qui est un artisan tailleur, misanthrope et taciturne, qui épie par la fenêtre sa jeune voisine d’en face dont il est tombé amoureux. En arrière-plan se déroule une enquête sur le meurtre non résolu d’une jeune femme. Monsieur Hire est soupçonné par l’inspecteur chargé de l’affaire.
Ceux qui veulent voir le film ou acheter le DVD peuvent sauter le paragraphe suivant, c’est mieux pour le suspense. Ceux qui ne supportent pas le suspense (trop d’angoisse) peuvent lire ce qui suit et acheter le DVD.
Dans un quartier de la capitale vit Monsieur Hire, un tailleur de vêtements misanthrope et solitaire. Il est mal aimé par ses voisins en raison de son comportement étrange et distant. La vie de Monsieur Hire est marquée par une routine rigide dans une profonde solitude.
Une jeune femme est retrouvée assassinée dans le quartier. Les soupçons de la police se portent rapidement sur Monsieur Hire en raison de sa nature asociale. Celui-ci est secrètement amoureux de sa jeune voisine Alice, qu’il observe nuit après nuit depuis la fenêtre de son appartement, où elle vit avec son fiancé Émile.
Monsieur Hire la connaît seulement par le prisme de son observation nocturne, qui fait grandir son obsession pour elle. Peu à peu, Alice découvre qu’elle est observée, y compris avec son amant Émile. Plutôt que d’être effrayée, elle commence à interagir subtilement avec Monsieur Hire, lui laissant croire qu’elle partage ses sentiments.
Alice et Émile sont en réalité les coupables du meurtre de la jeune femme. Ils ont planifié de faire accuser Monsieur Hire, sachant que son comportement étrange ferait de lui un coupable idéal.
Ceux qui ont vu le film ont le droit de commenter cet article de haute volée scientifique. Notre analyse, 37 ans plus tard, est qu’il s’agit d’un film de Patrice Leconte, cinéaste du régime socialiste, sur l’antisémitisme. Cela n’est pas dit, mais ça transpire. Le nom, par exemple, du héros (malheureux) : Hire peut être un dérivé de Ire, colère, ou Hirsch. En fait, il s’agit de Hiroswitch, qui n’est pas la contraction de Hiroshima et Auschwitz, puisque nous ne sommes pas en 1945.
Car le film est adapté d’un livre de Simenon, Les Fiançailles de monsieur Hire, sorti en… 1933, roman qui se déroule à… Villejuif !, mais ça n’excuse pas Patrice. Curieusement, le grand écrivain populaire est accusé d’antisémitisme, comme tous les gens brillants, on allait dire.
Spécialiste s’il en est, Danielle Bajomée assume la direction du « Centre d’études Georges Simenon » de l’Université de Liège (ville natale de l’écrivain). Elle ne dissimule en rien les infâmies du journaliste Sim(enon) à La Gazette de Liège. Journal ultra-catholique lié à l’Evêché. Quotidien qui va proposer à ses lecteurs, à partir de juin 1921, une vision du « Péril Juif » revu et corrigé par Sim(enon) :
« Le Péril Juif », une série de 17 articles pugnaces, radicalement et effroyablement antisémites… Ces articles repèrent les personnalités juives les plus influentes, prétendent utiliser de manière critique « Le Protocole des sages de Sion » et s’ingénient à construire l’idée d’une conspiration mondiale judéo-maçonnique… Pour Simenon, les Juifs sont souvent banquiers ou diamantaires, ils ont le nez crochu, les cheveux crépus et dégagent une odeur désagréable. »
Hire est sincère, ses sentiments sont nobles, il est tailleur, personne ne l’aime, et les autres, les Français, symbolisés par le couple diabolique, sont très méchants. Ils complotent contre lui. En ce sens Conspitrerie Watch et FuitePress ont tort : il y a bien un complot, mais des Français contre les tailleurs honnêtes. Et puisqu’on parle de l’officine soutenue par une branche Rothschild, on envoie ça, au hasard :
Je compile actuellement les aides versées par le CNC aux créateurs de contenu vidéo.
Si 15 millions d'euros ont été distribués avec une certaine mixité à l'origine, le dispositif semble s'être rapidement transformé en une forme de rente.
On observe que certains bénéficiaires,… pic.twitter.com/a4msd3ykSI
— Nicolas qui-paie (@LeDindonFiscal) March 26, 2026
Tiens, tiens, le CNC aurait des préférences idéologiques dans sa distribution de manne (publique) céleste ?
Sur le film de Leconte et le roman de Simenon, on ne peut rien conclure, sauf que Leconte, qui a cru faire un film anti-antisémite, ignorait peut-être que Simenon a été antisémite. On a écrit a été et pas était pour une raison pas seulement symbolique : c’était peut-être pour bouffer, quand Georges n’était encore qu’un petit échotier de faits divers, avant de devenir le célèbre romancier. Ne jamais négliger l’aspect bouffe, chez les journalistes. Pour un œuf dur, certains écriraient n’importe quoi.
Notre conclusion, mathématiquement inattaquable : soit Patrice est au courant pour Simenon, et ça en fait donc un antisémite planqué, soit il ne sait pas, et il est un peu idiot.
Qu’est-ce ce qui est préférable, dans ce cas : être intelligent ou idiot ? Pour vous aider à trancher, on a récupéré deux exemples in vivo de la pensée Leconte.
À 8’12, Zemmour exécute le féministe Leconte
qui adapte la nullité Gavalda au théâtre
Le féministe Patrice dupé par Aurore Bergé


et
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