Je pense que les synthèse sont par essence réductrices face à ce que peut être dans sa réalité intrinsèque la richesse de l’humain.
Je pense que les propositions d’Etienne Chouard sont pragmatiques en ce qu’elles ne se basent pas tant sur la subjectivité de la valeur considérée comme supérieure de certains individus comparés à d’autres, mais bien sur la valeur globale d’une société, d’un organisme social humain dans ce qu’il se structure naturellement dans un équilibre de complémentarités indissociables de chacun et de tous.
C’est à dire que priment la valeur collective et la gestion réussie de celle-ci à la notion très surévaluée de l’individu, auquel on attribue des valeurs absolues qui feraient par nature de lui l’unique possible dirigeant ou tête pensante d’un groupe.
Cet être étant défini comme en dehors du temps et de la matière ( comme un Dieu) : qui ne vieillit pas , ne change pas, ne se corrompt pas.
La notion d’élite sociale est dans sa pratique usuelle une ineptie de par son concept hors des réalités concrètes que nous vivons au quotidien.
Même si une hiérarchie est nécessaire pour notre fonctionnement, nous nous fions trop facilement à ce qu’elle pourrait laisser supposer : une réelle hiérarchie humaine.
J’en reviens donc à Chouard qui promeut un système qui permet de compenser et contrer en bonne partie cette paresse mentale et morale.
Il ne s’agit non pas du hasard , mais d’une vraie structure qui implique en son sein le progrès et la valeur de chacun, telle une vraie démocratie.
Car il y a postulat, confrontation, sélection(donc aussi une part d’élection), formation, contrôles divers ET tirage au sort.
De fait, cela reste une structure très balisé qui fonctionne en bonne partie sur une considération positive de la capacité de chacun.
Elle permet de d’amoindrir l’écueil collectif très récurrent qui permet à ceux, qui lorsqu’ils se retrouvent avec les clés du pouvoir (du coffre), les gardent pour eux (et leurs familles), quitte à déstructurer au fur-et-à-mesure la foi en soi d’un peuple et en sa capacité à perdurer, ce par une inévitable corruption (trahison) progressive.
C’est en croyant à une véritable hiérarchie intrinsèque que l’on fait le premier pas dans la corruption de l’esprit.
Ce que propose Chouard permet au moins de prévenir un peu mieux ce trait inévitable du caractère humain.
Je vois là du concret, mais pour accepter ce genre d’approche , il faut déjà se sortir de l’esprit de pyramide...