« 50 000 soldats, 200 avions, 2 porte-avions : face à l’Iran, le plus gros déploiement de forces américaines depuis 2003 ». Le Figaro n’en peut plus, il est au bord de la syncope, de l’orgasme. Les États-Unis vont attaquer l’Iran.
Donald Trump est au pied du mur. Face à l’Iran, le président américain doit maintenant choisir entre l’offensive militaire ou une retraite diplomatique humiliante. […]
Au Pentagone, les plans sont prêts. La première option, éliminer les dirigeants des Gardiens de la révolution et la deuxième, frapper directement les sites nucléaires et balistiques. Pour Donald Trump, c’est un pari risqué. Parce que frapper l’Iran ne garantit pas la chute du régime et battre en retraite serait un aveu de faiblesse.
Trump n’a plus le choix, pour L’Opinion : s’il recule, c’est un pédé. C’est en substance ce qu’il faut comprendre dans ce titre du 27 février 2026. Sinon, pourquoi déplacer une telle armada ? Pour faire pression sur les négociateurs iraniens ?
#Netanyahou : "La Bible dit qu'il y a un temps pour la paix et un temps pour la guerre. C’est l’heure de la guerre"
Il oublie l'essentiel : "Tu ne commettras pas de meurtre, ni de vol..Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain..ni quoi que ce soit qui lui appartienne"#Gaza pic.twitter.com/SXNAXsH7CE— BARRA (@CBgno) October 30, 2023
Du côté israélien, on ferme les aéroports, on rentre dans les bunkers, on prépare la défense anti-aérienne. Et Netanyahou a sorti la Bible pour parler de paix, puis de guerre. Le monde entier retient son souffle : l’axe américano-sioniste va-t-il refaire une Irak, 23 ans après ?
Du côté de la Russie, on regarde d’un œil l’allié subir une pression militaro-économique gigantesque, ayant conduit à une hyperinflation qui a poussé les Iraniens dans la rue, c’est le modus operandi américain à Cuba depuis plus de soixante ans. Injuste ? Dégueulasse ? Realpolitik.
Le Monde diplomatique, encore une fois (on va croire qu’on bosse pour eux), tire son épingle du jeu en faisant de vrais articles géopolitiques, pas des poussées de fièvre belliciste. Dans Thucydide a bon dos, du numéro de janvier 2026, on peut lire l’inquiétude chinoise à propos du réarmement occidental et de l’agressivité américaine.
À la veille du défilé célébrant la victoire du 9 mai 1945 à Moscou, M. Xi comparait la situation à celle des années 1940. Évoquant les « forces justes du monde, incluant la Chine et l’URSS, [qui] ont combattu courageusement et vaincu côte à côte les forces fascistes arrogantes » pendant la Seconde Guerre mondiale, il ajoutait : « Quatre-vingts ans plus tard, l’unilatéralisme, l’hégémonisme, l’intimidation et les pratiques coercitives sapent gravement notre monde. Une fois de plus, l’humanité se trouve à la croisée des chemins entre l’unité et la division, le dialogue et la confrontation. » Deux ans plus tôt, M. Xi avertissait l’Assemblée nationale populaire d’une nouvelle ère de rivalité stratégique : « Les pays occidentaux, sous la houlette des États-Unis, ont mis en œuvre des mesures d’endiguement, d’encerclement et de répression à l’égard de la Chine, posant des problèmes d’une gravité sans précédent pour le développement de notre pays. »
L’Iran est donc un test pour les deux grands, russe et chinois. Nous ne sommes plus en 1914 quand le jeu des alliances précipitait le monde entier en guerre, mais dans un jeu à la fois multi et bipolaire, les relations entre pays changeant au gré de la situation générale et des intérêts conjoncturels de chacun.
Pour preuve, on n’entend plus parler de MBS, le prince d’Arabie, qui est quelque peu rentré dans sa niche après avoir enterré ses mégaprojets Neom et Trojena, à cause d’une baisse des revenus pétroliers. À quoi tient la grandeur…
Walkman sur la table.
Wu-Tang dans les oreilles.
Tu te la pètes.
Bruno Masure au 20 heures, l’air grave.L’Iran est à quelques semaines de la bombe.
Connexion 56k.
Le modem hurle.
La ligne fixe est occupée.
Tu découvres Internet.
Ça met trois minutes à… https://t.co/4VEXAxTm1k pic.twitter.com/3pnpmidHqY— (@MagnifiqueTomy) February 26, 2026
Trump, à qui Netanyahou met la pression pour pilonner l’Iran, au moment où Khamenei est contesté par une nouvelle direction montante (il a même été mis de côté, sous prétexte de « protection », pendant les manifestations), devrait plutôt rapatrier le coûteux USS Abraham Lincoln vers les États-Unis, où l’on vient d’apprendre que les décès par infarctus avaient explosé chez les 24-55 ans... L’Amérique intérieure (ou sociale) est bien le talon d’Achille de l’Amérique projetée dans le monde.
This represents 40-50% of the deployable US air power in the world. Think air power on the order of the 1991 and 2003 Iraq war. And growing. Never has the US deployed this much force against a potential enemy and not launched strikes. pic.twitter.com/NLPIOEyeUs
— Robert A. Pape (@ProfessorPape) February 21, 2026
Sur LCI, on redoute la paix et on prie pour la guerre. Mais Araud sème le trouble :
« Je vois mal qu’on puisse faire tomber le régime à coups de bombardements. »


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