Courrier des lecteurs
Sur les classes préparatoires et la formation des élites

Bonsoir M.Soral,
Étudiant à l’Essec, je tiens à vous informer de l’offensive du gouvernement contre les classes préparatoires, dernier bastion de l’Éducation nationale à fonctionner correctement et à faire marcher ce qui reste d’ascenseur social après les destructions du collège et du lycée. Le décret Peillon vise à amputer les professeurs des classes préparatoires, des personnes de haut niveau, souvent normaliens (mon professeur de mathématiques avait refusé Polytechnique pour l’enseignement), de 20 à 30 % de leur salaire, le tout en prétendant redistribuer ces fonds aux sacro-saintes ZEP, ces tonneaux des Danaïdes (je le sais puisque j’en viens). M. Peillon ne cachait d’ailleurs pas dès 2010 sa haine pour ce système qui « crée de l’inégalité » et « favorise la reproduction sociale » (en nous ressortant tout l’enfumage bourdieusien), voulant purement et simplement le supprimer au profit de l’université, lieu de toutes les magouilles et sous contrôle socialiste [1]
Vous avez parfois dans vos vidéos dénoncé la « fabrique du crétin », projet minutieux de destruction de l’école républicaine par des élites qui ont depuis longtemps trahi la cause de l’intérêt général ; il me semble que cette offensive par des dirigeants qui ne sont plus issus de Polytechnique ou des Mines comme sous De Gaulle, mais de Sciences-Po et de l’ENA, ces fausses grandes écoles, s’inscrit pleinement dans une déstabilisation perverse du dernier système scolaire méritocratique de France. En dénonçant les professeurs de classe préparatoire comme des nantis, M. Peillon sait qu’il jouit du soutien de la majorité des enseignants de France, agents socialistes extrêmement rancuniers envers un système qui les a souvent refusés à l’entrée. Les classes préparatoires, composées de gens qui chaque année « font le boulot », dignement et avec humilité, sont donc dans un état de faiblesse inquiétant, à une époque où il faut être dans la revendication permanente pour exister.
Je compte donc sur vous pour dissiper les malentendus et mobiliser un public populaire : la France a besoin d’une élite dotée d’un esprit critique, qui en a bavé pendant au moins deux ou trois ans et qui a gagné sa légitimité à travers le système méritocratique du concours. Vouloir substituer à ce système notre université sorbonagre ou encore Sciences-Po Pipo est révélateur de l’intérêt des fils de la bourgeoisie, qui se font de plus en plus étaler aux concours d’entrée de Polytechnique ou de Centrale.
Soyez profondément assuré de mon respect pour les combats que vous menez,
A. B.
Voir aussi, sur E&R : Approfondir le sujet avec Kontre Kulture :
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Un Essec sur ER !!! A quand la création de l’association ER ESSEC ? Ca ça serait de la grosse quenelle !
Et pourquoi pas l’association "ER Grandes Ecoles" ?
Ce serait cool qu’encore plus de gars à forts pédigrés (genre X/mines/centrale ou même HEC/Essec) se fassent entendre sur ces sujets. Pour en cotoyer pas mal, je sais très bien que de plus en plus lisent ER.
Face à ces profils la matrice a tendance à bugger.
Et filles aussi ;) Entres autres concours que l’on passe en maths spé (Centrale/Ponts/Mines/ENS), je préparerai Polytechnique (mon préféré à vrai dire, comme beaucoup de taupins :P) et j’espère vraiment être une future polytechnicienne suivant E&R :)
Y’a du Supélec !
@Jawz
Oui je partage votre avis. Quand on comprend le processus révolutionnaire qui est un phénomène qui se construit sur la longue durée, il est absolument impératif de générer des élites, des experts, des cadres qui porteront une vision du monde nouvelle. Une révolution est semblable à la reproduction des mammifères : longue gestation, formation, création, sur plusieurs mois, et accouchement "violent", rapide et difficile sur quelques heures. Sauf que dans le cas d’un processus révolutionnaire, la gestation peut durer plusieurs dizaines d’années, ou plusieurs siècles selon la nature de la révolution.
C’est ce que ne comprennent pas tous ces idiots de gauchistes révolutionnaires. La révolte, la manifestation, l’indignation ne produisent rien d’autre que leur propre existence ; ce sont autrement dit des épiphénomènes stériles.
Le fait que E&R ou d’autres sites dissidents touchent l’intelligence de quelques élèves en préparation pour des grandes écoles est très positif et prometteur.
C’est pour mon goût, mon admiration, ma sympathie pour les élites en tout genre que je suis absolument anti-système, anti-élites contemporaines, parce que j’ai beaucoup trop de respect pour l’intelligence, la compétence, le savoir, pour en supporter la parodie...
Quelqu’un peut me citer un diplômé de Polytechnique ou des Mines qui soutient Soral ou Dieudonné en PUBLIC ? Sans doute moins que des boulangers, des plombiers, des petits commerçants ou des informaticiens.. A partir d’un certain niveau, l’élite est totalement contrôlé ! Un diplômé d’une grande école travaille soit pour l’État, soit pour une multinationale donc il est condamné à la fermer si il veut une carrière !
Les diplomés de Centrale ont bourlingués, sont très bien informés (et pas par les médias officiels) et ne sont presque jamais des hommes politiques, mais des décideurs industriels ou des entrepreneurs dans le privé. D’ailleurs c’est un plaisir d’ en rencontrer car ils ont les pieds sur terre et ne se laisse pas prendre au politiquement correct . J’en connais qui sont absolument et publiquement sur la ligne Soral, et qui l’écrivent même (sans le citer) dans leur revue. Il ne faut pas amalgamer ceux issus de la méritocratie et une pseudo-élite issue de Sciences Po ou de l’ENA
Un peu d’ouverture d’esprit de fait pas de mal monsieur. Votre propos s’apparente à de la démagogie (stigmatisation) et n’est basé que sur votre simple croyance (or on sait, nous autre lecteurs de ER que la croyance ne vaut rien).
Un grand nombre d’ingénieur issus d’école ne bossent pas forcement pour l’état ou les gros entreprise. Surtout en province. Par exemples dans les start-up/tpme. Alors après, oui, un grand nombre, mais pas tous. Tirer des conclusions générales sur des exemples n’est pas preuve de réflexion, et ne peut que arriver à des conclusions grossières, naïves et entrainant une division.
Sûrement qu’ils ne gobent pas le matraquage médiatique mais ont bien plus à perdre qu’un boulanger ou autre.
Exactement, les classes préparatoires conditionnent totalement les élèves, il faut y avoir été pour comprendre. Le but de ces écoles c’est de conduire les élèves vers de grandes écoles, vivier de recrutement des multinationales surtout, et des hautes sphères dirigeantes nationale également... bien loin de là dissidence ou des idéaux que nous partageons.
Désolé de casser un peu le rêve, mais bon, vieux vaut appeler à la retenu et à la vigilance.
La qualité des cours des classes préparatoires françaises est infiniment supérieur à ceux des universités françaises.
Un étudiant qui étudie un cours de fac est déjà lourdement pénalisé par rapport à un étudiant qui étudie un cours de classe prépa.
En classe préparatoire, non seulement la moindre affirmation est justifiée ( alors qu’en fac, même des pivots d’un cours ne sont même pas évoqués par les profs ) mais les cours sont beaucoup plus denses qu’en fac.
En fac, il y a des profs qui se moquent totalement de leurs étudiants : ils sont là depuis 25 ans mais ils n’ont toujours pas trouvé le temps de préparer un cours. Ils ont un tas de feuilles sur leur bureau sur lesquels il y a des notes sans queue ni tête. Ils dessinent trois schémas sur le tableau, ils s’expriment comme des débiles mentaux, et ils écrivent trois mots au tableau. Ensuite, vous n’avez aucun outils pour résoudre les travaux dirigés ou les travaux pratiques qu’ils vous donnent. Sauf si vous vous débrouillez pour trouver un cours d’un autre prof ou un livre qui traite du même sujet. Mais c’est très difficile car les programmes des universités ne sont pas identiques donc il est très rare de trouver un livre qui traite tout le programme d’une discipline pour un niveau donné. Dans toutes les facs il y a des profs qui sont qualifiés de "nuls" par tous les étudiants. Cela ne dérange ni ces profs, ni les inspecteurs de l’éducation nationale. C’est trés choquant de voir cela.
Voilà la vraie raison pour laquelle beaucoup d’étudiants chahutent dans les facs et la vraie raison pour laquelle beaucoup d’étudiants sortent de la fac soit sans diplôme, soit sans aucune compétence susceptible d’intéresser une entreprise.
Ces faits ne sont ni marginaux, ni idéologiques : c’est du vécu.
Votre message a un écho profond chez moi. Je suis étudiant en fac, je me pose beaucoup de questions sur l’Université et l’enseignement supérieur français en général. Votre analyse recoupe en de nombreux points celle que je peux faire de ma situation. Pouvez vous développer votre propos ou bien me diriger vers un article, un ouvrage, une source quelconque qui pourrait me donner des outils critiques sur ce sujet, car je peine à en trouver.
Merci à vous !
post scriptum : Il y a aussi des E&R à la Sorbonne ;-)
Je regrette mon cher A.B. , mais les grandes écoles aujourd’hui sont des fabriques à physiocrates. Si Peillon n’apporte aucune solution par son projet bidon (qui ne va qu’étendre la misère intellectuelle et la paresse critique de nos enfants) , ne pensez pas que votre cursus soit adapté. Il produit les élites qui nous ont foutu dedans, et celles "de demain" (vallaud belkacem et consort). S’il réagit, je ne doute pas qu’A Soral saura faire la différence.
Texte un peu caricatural mais juste dans son ensemble. Le gouvernement essaye en effet de détruire à petit feu le système des classes préparatoires en démoralisant ses professeurs, des gens souvent très compétents et impliqués, et en s’attaquant là où ça fait mal, au porte-monnaie (baisse substantielle de la rémunération des heures supplémentaires, qui sont pourtant essentielles au bon fonctionnement des établissement car elles coûtent nettement moins chères que la création de postes supplémentaires). A noter la stratégie perverse du ministère, qui se plaint du coût élevé de cette formation tout en créant sans cesse de nouvelles classes préparatoires inefficaces (la sainte ville de Tulle a sa classe préparatoire !).
Au niveau de la méthode, c’est là aussi sacrément pervers : M.Peillon désigne les professeurs de classe préparatoire comme des nantis, des privilégiés, et en bon Robin des Bois, veut redistribuer l’argent aux ZEP, dont il réduit dans le même temps le nombre ! Bref, on est toujours dans le "Diviser pour régner". Et, en effet, il ressort encore les analyses stupides et mensongères de Bourdieu, dont il faudrait songer à se débarrasser une bonne fois pour toutes.
En définitive, il faut effectivement se méfier quand nos élites politiques corrompues parlent "d’en finir avec une classe de privilégiés" (les professeurs de classe prépas) et veulent "plus d’égalité" (par le biais des ZEP). La fin des classes préparatoires serait en effet un nivellement par le bas assez effrayant.
A mon modeste niveau,j’ai horreur des lettres anonymes,encore plus des gens qui se cachent derrière ;la politesse et la dignité,l’honneur devraient amener la personne qui s’adresse à d’autres à signer ses lettres de ne serait-ce que son prénom...le temps du cul entre deux chaises va bientôt être révolu(je critique la soupe d’un côté mais je la bouffe de l’autre),il faut commencer à avoir le courage de ses opinions(dans mon petit cas personnel je me suis fait virer de plusieurs boulots,j’ai dormi dehors en plein hiver,etc,etc, et je ne suis pas mort bon sang,que craint l’auteur de cette lettre,par-ailleurs intéressante ?son directeur qui a 70 ans ou ses futurs employeurs qui ne le connaissent même pas ?idem pour ceux qui envoient des "quenelles" avec bigard ou je ne sais qui et qui flouttent leur visage à eux seulement,désolé mais c’est de la délation pour bibi-je ne parle pas de netanyaou),la vérité mérite au minimum une belle petite signature,un prénom,plutôt que de vilaines initiales ou un pseudonyme débile...Féthi
Tu vas pouvoir commencer par signer de ton vrai nom, alors.
@"MV" Mon prénom est apposé au début et à la fin de mon commentaire comme d’habitude("Féthi" c’est un prénom en fait,si tu veux je mets le nom de famille,je ne vois pas l’intérêt mais si ça te fait plaisir...)...l’objet de mon commentaire n’est nullement de jouer le vaillant ou quoi que ce soit(si tu savais à quel point je m’en fiche de ce qu’on pense de moi,j’ai eu tout le loisir de méditer la question quand je dormais dehors en plein hiver),j’exprime juste un sentiment,un point de vue sur le fait qu’une lettre intéressante ne se retrouve nue de toute signature à la fin,j’ai le droit ou c’est déjà interdit ?et toi c’est comment ton prénom camarade ?...Féthi G.H
Oui bof. Je ne vois pas en quoi les grandes écoles de commerce sont si différentes que ça de Sciences PO ou l’ENA.
Hollande a fait HEC avant l’ENA comme beaucoup d’autres membres de nos élites. Tout comme Pascal Lamy, Valérie Pécresse, Woerth etc.
Et alors ? Ils sont tellement plus compétents et intègres que les autres ?
Hollande n’a pas fait HEC en Grande Ecole, il y a un simplement fait un master. Mais il est bien issu du cycle (désormais plus que classique pour les vrais nantis du système) Science-po/ENA.
Erreur mon ami que de considérer Polytechnique comme une école de commerce et de placer nos meilleures écoles d’ingénieurs au même niveau que ces "usines à voleurs" En guise de témoignage personnel, je suis issu de l’ENSAM qui garde encore et toujours son cheval de défense patriote et intègre.
le sujet ici est de souligner que HEC, l’ENA ou Science-po sont des sous-grandes écoles par rapport à Polytechnique ou les Mines....apparemment, il y a du vrai...et du bon car les promus de ces dernières forment quand même l’élite de l’élite ! c’est ainsi...à notre niveau, il faudrait se concentrer d’abord sur l’acquisition des savoirs essentielles dès le CP ( lire, écrire, compter )... au fait, combien de fils d’ouvriers à l’X, par exemple ? je demande cela sans ironie aucune, juste pour me faire une idée et comparer avec les années 50 et 60...
Bonne initiative,
Cependant ceux de polytechnique on les connait très bien dans l’Aviation Française... Norbert Jacquet leur passe un grand bonjour.
The Slender-Man
Mon avis de doctorant issu de la fac (sciences) pourra peut être vous être utile (oui, je ne vise pas l’aggreg, mes années M2 sont trop loin derrière moi pour y prétendre, mais le doctorat m’autorisera à enseigner en classes prépas, ne serait-ce que si je demande un ATER ou postule en prépa privée).
Ce n’est qu’une tendance internationale, pas un complot. Le système des grandes écoles est une particularité française : mis à part quelques pays (Japon), vous ne trouverez que des universités avec des cotations. A l’étranger, seule l’université compte. Mais on niveau est meilleur qu’en France (si vous ne me croyez pas, essayez de faire le concours d’entrée d’une fac bien cotée comme Todai ou une "ivy league" par exemple).
Le problème en France, c’est que l’université y est une "seconde roue du carrosse" au moins jusqu’en m1, et qu’elle est rempli de magouilleurs gauchobobos (le fait de croire en leurs conneries m’a mis 2 au chômage, je commence tout juste à remonter la pente...). Il faut le M2 pour avoir des étudiants sélectionnés sur dossier (avant la sélection se fait par l’échec : 300 étudiants en L1, 30 en M1...).
Ne vous faites aucun souci pour les grandes écoles et les prépas dans lesquelles vont les enfants de nos gouvernants, elle se porteront toujours bien, et leurs réseaux tourneront toujours. (remarquez l’abandon des humanités et des sciences au profit des écoles de commerce, d’éco, etc...). l’ENA formera toujours la plaie de ce pays.
L’autre tendance, c’est la privatisation des classes prépas.
Excellente contribution ! La dénaturation de la méritocratie républicaine est un objectif essentiel de l’oligarchie. Les oligarques veulent décorréler l’obtention des diplômes prestigieux de la propension à l’effort et à l’intelligence de leur progéniture (qui peut être d’autant plus limitée que ladite progéniture se sent de plus en plus souvent à l’abris du besoin pour plusieurs générations en raison des gains tout simplement extravagants dans certaines professions permis par les politiques monétaires tout aussi extravagantes des banquiers centraux).
Résultat, le concours républicain avec les statuts qu’il confère est honni par la nouvelle hyper-classe. Ce que Bourdieu n’avait pas compris c’est qu’il valait mieux la reproduction sociale par la transmission d’un sens de l’effort et de la performance que permet les concours (les épreuves écrites sont anonymes et tous ceux qui sont passés par les classes préparatoires savent que c’est un des derniers bastions d’intégrité de la République). Sinon, les élites se reproduisent encore plus mais avec un système à l’américaine fait de passe-droits, de connivences et d’accointances qui font qu’aujourd’hui les juifs se maintiennent à 30% de l’effectif des ivy leagues américaines (et equivalents) et qu’on maintient les asiatiques (plus méritants et plus performants) à 16-17%. http://www.theamericanconservative.com/articles/the-myth-of-american-meritocracy/ (Les WASP ne sont plus la principale ethnie dans les ivy leagues depuis le milieu du 20ème siècle en gros)
Merci pour le lien. L’ article est passionant.
Bonjour, D’ailleurs, les concours sont peu à peu supprimés, à tous les niveaux : si vous prenez l’école (primaire + collège), on a supprimé successivement le Certificat d’Etudes, puis maintenant ça sera le tour du BEPC ou brevet des collèges (il y a 30 ans, une tentative a même été faite : je l’ai eu sans avoir à le passer, en raison de mes bons résultats). Vu le niveau du baccalauréat aujourd’hui, je gage que d’ici quelques années, il saute aussi pour ne pas être "un frein" aux études "longues" (plus d’étudiants = moins de chômeurs). Si tout le monde (ou presque) a un diplôme A, deux raisons possibles : soit le niveau général des étudiants a grimpé, soit le niveau des épreuves a diminué... Je penche nettement pour la seconde hypothèse.
Bravo ! La prépa n’est pas sans défauts mais force est de constater que ce qu’on exige là-bas c’est du travail (beaucoup), de la rigueur et des résultats. L’inverse de l’Université en somme.
Je pense qu’un prof, quel qu’il soit, qui veut gagner plus qu’un maçon à 18 heures/semaines sur 8 mois de l’année n’est qu’un jean-foutre.
(suite) Les concours anonymes (pour l’admissibilité à l’écrit) est le plus honnête des systèmes. Cela évite qu’en France, de parfaits imbéciles en France n’obtiennent les diplômes les plus prestigieux comme cet idiot (qui se prétend lui-même « C-student » soit élève qui a C sur une échelle ABCD) de George W. Bush ne cumule l’université de Yale (Skull & Bones au passage) et de Harvard Business School sur son CV car son père a dirigé la CIA (il n’avait pas encore été Président lors de l’obtention de ces diplômes).
Donc Bourdieu a accusé les grandes écoles françaises d’être à l’origine de la reproduction sociale alors que, même s’il est loin de l’empêcher, c’est le système qui la favorise le moins ou qui au moins oblige les jeunes issus de l’élite à faire leurs preuves sans possibilité de tricher. Il n’y a qu’à voir Thomas Fabius pour voir que les succès scolaires en France ne sont pas héréditaires.
Alors ce système rend le noyautage oligarchique plus problèmatique. C’est pour ça selon moi qu’on multiplie les admissions parallèles et autre stratagèmes pour contourner la violence et l’implacabilité u concours et faciliter du coup l’obtention des diplômes prestigieux à une population privilégiée qui n’est là que parce que les parents ont pu les soutenir financièrement fac et les ont mieux orientés.
Et si nos grandes écoles produisent les cadres technocratiques de la nation, les medias et les détenteurs du pouvoir symbolique sont imperméables à ces élites ce qui permet de pouvoir faire de la reproduction sociale à l’envie. Le concours externe de l’ENA reste difficile mais l’appréciation des matières littéraires est plus subjectives et la dissidence doit advancer masquée dans ce genre de concours. Le concours interne est la porte ouverte à toutes les maçonneries. Sciences pipos est une sous-grande école pour la jeunesse dorée qui sait vaguement lirelire et écrire qui nous fournit en journalistes soumis au système.
Et pour ceux que ça amuse, vous pouvez vérifier que le fils de VGE a fait l’ESC Rouen alors que son père était Président de la République. La rumeur (invérifiable) est que VGE a demandé au president d’HEC d’alors de prendre son fils et qu’il lui a été rétorqué que ça n’était pas possible. Difficile à vérifier, ce qui est sûr, c’est que le rejeton est entré à l’ESC Rouen alors que son père était Président. http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Giscard_d%27Estaing
Entièrement d’accord. Le système des prépas/grandes écoles est certes imparfait car forcément il ne peut gommer les inégalités originelles. Toujours plus facile de réussir dans une famille de profs, avec sa chambre perso, des cours complémentaires et tutti quanti...
Néanmoins, il est :
un ascenseur social possible (je suis moi-même issu d’une famille très modeste, boursier pendant toutes mes études et obligé de travailler à côté pour arrondir les fins de mois, néanmoins ce système m’a permis de m’en sortir, de décrocher un bon diplôme, il suffit de bosser)
un frein à l’accès aux meilleurs diplômes des élites richissimes mais stupides. Et dans le monde du travail, entre un X-Mines et un HEC, tout le monde fait la différence.
Quant à Sciences Popo, pour être ami avec une nana qui a fait à la fois Polytechnique et Sciences Po dans la foulée (une fille brillante mais qui ne savait pas trop ce qu’elle voulait faire quand elle était jeune), je peux vous confirmer que Sciences Po c’est de la grosse daube. Cours sans intérêt, niveau intellectuel pitoyable, par contre bamboula permanente. Elle en est sortie hyper déçue. C’est vraiment la formation des riches médiocres qui veulent se la péter .... et finir attachés de presse, ou dans la boîte de papa.
Bof... cela ne forme que des imbéciles également avec conditionnement maximum du cerveau sur de large plage horaires pour être sûr de lui inculquer tout le logiciel droit de l’hommiste shoahnanesque. Le but c’est de créer une petite élite qu doit savoir juste ce qui est nécessaire pour faire fonctionner le système et servir la vrai élite communautaire dirigeante... en faire des François Hollande en quelque sorte.
On offrira alors à ces élèves en contre-partie un peu de pognon, au prix d’une vie gâché au salariat et d’une mobilité internationale sans patrie véritable.
A mes yeux désolé ce n’est pas un bastion de quelconque résistance, d’autant plus qu’il est toujours question de l’éducation nationale.
Entièrement d’accord. Les prépas sont des boîtes à formatage mathématique de cerveau. Aucune place à la réflexion réelle, à l’invention et l’innovation. Tout est fait pour conditionner les jeunes à "penser droit". Et ce au prix d’humiliations intellectuelles et d’un bachotage inutile. Tout ça pour que de très rares finissent à Polytechnique, donc prêts aux carrières stériles décrites dans le commentaire précédent. Les autres finiront glandeurs dans des écoles d’ingénieur, parfois à se faire finalement aligner par ceux qui se sont sortis les doigts pendant 2 ans de fac et qui continuent dans la lancée.
Je me souviens en prime des ex-prépas que j’ai moi-même côtoyé en école d’ingénieur. Pas trop mauvais en maths, mais avec un état d’esprit totalement attardé par rapport aux élèves issus d’autres filières. Ces derniers, ayant bien bossé pendant 2 ans, mais n’ayant pas pour autant mis le reste de leur vie de coté (développement d’un cercle social, activités culturelles et sportives, séduction) avaient clairement de l’avance, chose particulièrement visible en soirée : des gens équilibrés face à des adolescents mal dégrossis (d’où beuveries, lorgnage maladroit sur le cul des filles, blagues scatologiques, qui ne sont pas du tout le lot des "filières masculines", mais bien des filières pleines d’ados frustrés en mal de vie et prêts à exploser).
Et plus le niveau est élevé, plus ce besoin d’exploser est grand, d’où les délires de nos élites (de la pute de luxe jusqu’à la pédophilie et le satanisme).
La vie est belle dans la mesure, satanique dans l’excès. Même l’excès de travail.
L’art de parler sans savoir.
Mais encore ?
@Xavier :
Je t’en prie fais partager ton savoir, développe ta pensée, parce que pour le moment ton commentaire est soit stérile, soit inutile... Sache, que je ne parle pas de ce que je ne connais pas, pour preuve je ne commente que sur très peu d’article. Crois moi, par vécu, avoir le logiciel ER comme grille de lecture et aller en classe préparatoire c’est incompatible, on te dira très vite que tu dois te remettre rapidement en question sur tes réflexions, te mettre davantage dans le moule. Le but c’est de conduire 35 élèves dans le monde de l’élite, on nous le matraqué tous les jours, "vous êtes l’élite", glorification des anciens élèves désormais à l’étranger dans de grande multinationale. C’est exactement la même chose que les autres filières de l’éducation nationale. D’ailleurs le programme y est le même, qu’il s’agisse d’histoire (shoahnanesque et j’en passe). Juste une anecdote, en culture générale on y apprend notamment l’histoire des différentes religions, on présente l’islam comme des attardés et pour finir en prime un petit cours sur la franç mâçonnerie et les personnages importants ayant été mâçon comme Mozart... on nous les présente comme des hommes qui pensent les grandes problématique du monde pour le bien être général des hommes. Ce sont de gentil petit universaliste là pour nous aider, elle est pas belle ta dite prépa dissidente ?
Dois-je vous rappeler que France télévision à supprimé "C’est pas sorcier" émission qui coutait trop cher ??? 50 000 euros par épisode !! Par contre quand c’est pour sponsoriser Sophia Aram, qui nous crache dessus, et qui pilote une émission nullissime, pour 20 000 euros par jour de perte, quand même, là y a du monde !!! Tout est symbole !
"C’est pas sorcier" ! C’est quand même en partie grâce a cette émission que je prenais une avance considérable sur mes camarades au primaire... aah le bon temps !
Pour celles et ceux qui n’ont pas regardé la conf Belgoul, Cardet, Ali, à Lyon, foncez la voir, ca parle éducation et c’est génial ... Tristement génial !
J’aurais plutôt de la sympathie pour ce mouvement ainsi que pour la cause en question si cela ne transpirait pas un mépris aristocratique, notamment à l’endroit de l’université.
"dernier bastion de l’Éducation nationale à fonctionner correctement et à faire marcher ce qui reste d’ascenseur social" Cette phrase, qui en dit long, est fausse et caricaturale.
Je pense d’ailleurs que c’est ce sentiment de superiorité qui risque de constituer un frein à la jonction des contestations et faire que votre cause sera perdue.
Franchement il est difficile de ne pas mépriser l’Université d’aujourd’hui ! L’université française a été sabotée depuis la politique du "bac pour tous". Je ne prône pas pour autant un système sélectif sévère pour entrer à l’université, en effet j’ai personnellement connus de médiocres lycéens qui dans un système hautement élitiste n’auraient jamais pu intégrer l’université et qui se sont littéralement épanouis à la fac, dont un qui a fini professeur d’anglais et son Capes il l’a mérité ! Il ne lui a pas été offert ! Toutefois maintenir un système le plus ouvert possible afin de laisser une opportunité à certaines potentialités de s’exprimer ne signifie pas pour autant que le milieu universitaire devienne ce qu’il est devenu aujourd’hui où des cohortes entières de branleurs illettrés peuvent squatter la fac pendant des années !
Je ne pense pas qu’il faut le prendre ainsi kirk.
En effet des personnes venant de milieux sociaux difficiles peuvent, par le biais de la classe prépa, mettre à profit leur intelligence et accéder à des postes de cadres entre autres et donc de monter socialement. Et cela seulement grâce à un travail assidus, une rigueur et un sérieux sans faille.
Supprimer cela amènera finalement à ce que, soyons crus, les pauvres intelligents restent pauvres et les riches cons puissent accéder à des postes de riches parce que papa fait du piston.
En comprenant l’article de cette manière, remarquez-vous un quelconque "sentiment de supériorité" ? Au contraire, la démarche semble bien noble.
"Vouloir substituer à ce système notre université sorbonagre ou encore Sciences-Po Pipo"
Voici notamment ou je vois le mépris.
Je suis assez désolé d’avoir à rappeler quelques faits et évidences.
les classes prépa telles qu’elles fonctionnent actuellement, du fait entre autres de la démission de l’école, n’est absolument pas/plus le lieu de la sélection méritocratique. Au contraire. Elle choisit des élèves entre le milieux et la fin de l’adolescence, parmi les personnes ayant (i) le bagage familial et/ou (ii) les moyens d’intégrer les quelques grands lycées parisiens, ce qui va souvent de paire. La masse du lycée ayant totalement abandonné l’exigence de qualité du fait des mutliples aspects de la propagande trotsko/gauchiste.
une fois issus de ces écoles, ses étudiants se comportent comme titulaires d’une rente/charge à vie et les réseaux d’anciens fonctionnent comme de véritables maçonneries de telle sorte que dans un certain monde professionnel, même à l’issue de plusieurs dizaines d’années de vie professionnelle, l’étiquette de l’école compte encore d’une façon primordiale.
Concernant l’Université, pardonnez-moi, mais il est stupide de résumer la qualité de son enseignement et de ses diplômés à l’absence, regrettable, de sélection à l’entrée, ainsi qu’à la présence d’une bonne quantité de branleurs en son sein. J’ai effectué l’intégralité de mon parcours de droit à l’Université. J’y ai eu des professeurs d’une très grande qualité et y ai cotoyé des étudiants brillants. Un parcours universitaire fait exclusivement de redoublement, sans mentions, ni expériences n’a pas grande valeur. Une lecture rapide de CV permet de faire la différence entre le bon grain et l’ivraie. J’ai été amené à fréquenter, dans les soirées, parmi mes amis, ou ensuite au travail, des personnes issues de diverses universités, de sciences-po, des grandes écoles de commerce parisiennes ou même de normale-sup. Les éléments brillants ou dotés d’un esprit plus critique peuvent se trouver, de façon tout à fait égale (en toute bonne foi), tant à l’Université qu’à la sortie de certaines écoles.
La seule différence véritablement notable que j’ai constatée est la suffisance généralisée et le mépris souverain des personnes issus des "grandes écoles" qui, lorsqu’elles sont confrontées à une réalité qui n’irait pas dans le sens qui eur confirme qu’ils constitue "élite dotée d’un esprit critique" (sic), sont pris au dépourvu.
J’ajouterais que parler "élite dotée d’un esprit critique" concernant des étudiants de l’ESSEC ou d’HEC est simplement... drôle.
Voilà, j’ai terminé d’ouvrir ma gueule :)
Etudiant à Sup de Co Paris, je vous assure qu’on a parfois des surprises. Je dis ça car je suis moi-même assez iconoclaste, notamment en matière économique (je soutiens une sortie de l’euro).
Le principe est, je pense, de copier le système américain- -hyper sélection, notamment par l’argent ! et lorsque le besoin se fera sentir, nous irons piocher nos ingénieurs en Chine ou au Pakistan...le reste de la population se contentera du niveau bac, ou moins encore....Internet, le portable, la télé- autant de raisons valables de la baisse - vertigineuse- du niveau général...
Je le pense aussi ...
hyper sélection par le fric en haut et importation d’ingé pré formé des pays à niveau de vie moindre ...
importer c’est moins cher tu économises le cout de la formation...
Puis imaginons qu’un indigène arrive à avoir un "niveau", ben en général il se rebiffe et exige de choses, il "se croit chez lui" ...
> cf MetaTV / Hillard, l’Allemagne compte tenu des départs à la retraite et de la baisse démographique devra ponctionner 6 millions de personnels dans l’espace européen ... pomper c’est ce qu’il y a de plus économique.
la masse à niveau BAC, mouais ... si l’on compare à la Chine (des bosseurs quand même et encore très nationalistes à pays comparé), je pense qu’à terme tu amènes * le gros au niveau BAC voir moins car faut un fossé symbolique pour monter une hiérarchie * un premier cran a BAC+2 ingé / tech * et l’élite intellectuelle au delà & bien au delà
ps : perso j’ai fait IUT puis Maitrise puis Grande Ecole en mélangeant expérience pro, dans un secteur "productif" ... j’ai vu du pays mais je n’oublie pas du milieu modeste d’où je viens (ce qui n’est pas le cas de tous), à coté du savoir faire y a bien un savoir être ... La sappage de l’échelle d’acquisition des savoir faire ça traduit une mentalité certaine de ceux qui nous gouverne ...
J ai fait sup de co et ça n’a rien d’élitiste. On apprend juste à être des bons soldats de l’entreprise. La prépa ça sert juste à roder aux grosses charges de travail imposées aux jeunes cadres dans les grosses sociétés. Les écoles de commerce c’est de la daube, je sais de quoi je parle. L’Essec et HEC comme les autres.
Certes, mais on parle des prepas ici, pas des ecoles.
La prepa reste un lieu privilegie d’enseignement d’elite, ouvert a quiconque a le niveau, et qui a longtemps permis au fils d’ouvrier de devenir Polytechnicien, ceci tend de plus en plus a devenir un mythe mais c’etait bien une realite par le passé... je rappelle que ceci était une marque bien spécifique de notre systeme vu par beaucoup dans le monde comme un systéme d’excellence notamment pour tout ce qui tourne autour des maths de haut-niveau. (les prepas c’est pas juste pour HEC, c’est aussi pour la recherche et l’enseignement de niveau, je rappelle que la France est encore un pays incontournable sur la scene mondiale pour les maths... pour combien de temps encore ?)
je partage le même point de vu et même vécu. Je rajoute même qu’avoir la grille de lecture ER conduit à l’échec dans ce genre d’école et classe préparatoire. Le but est de formater 35 élèves de la même manière sans distinction avec le même programme scolaire... programme très éloigné des idées ER...
J’ajoute que qualifier l’ena et science po de fausses grandes écoles quand on est à l’Essec, c’est vraiment l’hôpital qui se fout de la charité.
L’ENA et sciences Pô sont des fausses grands écoles. En effet, ils ne déversent en aucun cas un esprit critique et objectif mais bien une pensée cadrée idéologiquement.
Il ne fait plus bon de travailler en France. Charges Sociales, sécurité social à base de "solidarité" PARSKONÉTOUSSÉGO !, impôt sur tout et n’importe quoi....Moi qui suit étudiant en école d’ingénieur, quant on aborde la question du futur job amener à exercer, tout le monde cherche un poste ailleurs qu’en France. Et moi le premier.
C’est triste à dire mais les cerveaux français s’expatrient en masse.
Salutations à toute l’équipe d’ER, et salutations à A.S
Il ne faut pas diminuer le budget des classes préparatoires !! Il faut par contre flécher les dépenses. Je m’explique :
Il est complétement surréaliste qu’un polytechnicien diplômé pour qui le contribuable a financé les dépenses de classe prépa et de polytechnique, finisse à la City ou dans n’importe que autre coin de ce monde à concevoir des produits dérivés auxquels il ne comprend pas grand chose lui même au lieu de mettre au profit de l’économie réelle nationale son savoir utile d’ingénieur.
Afin de rentabiliser l’investissement de l’Etat, il faut imposer aux diplômés des grandes écoles un service civil minimum=> Mise à disposition par l’État d’ingénieurs compétents au profit des PME
C’est le cas pour Polytechnique, l’ENS et l’ENTP. Ce sont des écoles rattachées à l’Etat.
Les classes préparatoires sont un très bon système, pas seulement pour devenir un bon ingénieur, mais aussi pour se construire un esprit logique qui marche et qui filtre la merde ambiante, la quantité de mathématiques qu’on pratique durant ces deux années organisent ton esprit et le munissent de mécanismes logiques et fou dehors tout le baratin illogique, et c’est aussi où le petit peuple peut se faire une route vers la classe moyenne, une attaque contre ce système serait désastreuse pour la France, je dis ça étant un marocain qui est passé par ce système et aussi par le système américain.
En effet, je suis d’accord avec cela, sauf que je mettrai un petit bémol : aujourd’hui , en classe prépa on rattrape juste l’énorme retard accumulé durant le collège et le lycée, et ce, malgré l’excellence de quelque élèves, donc une première année de prépa, là en 2013, correspondrait à une prép d’il y a 15-20 ans je pense. Ils font donc au début ce qui aurait du être fait sur les années précédente. Cela reste donc un système élitiste que je juge nécessaire. On ne naît pas égaux et il faut donner la chance à celui qui est soit plus intelligent, soit plus travailleur d’aller plus loin. Oui, à l’université c’est nul, y compris les Mcf, dont certains n’auraient jamais gardé leur poste 2 ans dans un système où il y aurait un minimum de contrôle. L’arrogance de certains Mcf, qui vous disent ’on n’a pas le temps de traiter votre question aujourd’hui, je vous répondrai la prochaine fois’ sert à cacher leur ignorance ; ils se renseignent et répondent une semaine plus tard en effet, mais le ton cassant, le soi-disant manque de temps ( tu déranges le cours et m’empêche d’avancer) est fait pour couvrir sa misère intellectuelle. Je le sais pour avoir enseigné à l’Uni et pour avoir été briefée sur comment réagir si on me pose une question à laquelle je n’ai pas de réponse). Même les profs d’agrégation ( certains ont ces cours par copinage/népotisme) peuvent traîner quelques semaines avant de rentrer vaguement dans le vif du sujet -( je le sais car j’avais été ébahi de voir que en Sorbonne des profs puissent être mauvais - mais j’ai eu un accident et n’ai pas pu continuer le concours). Bref, parfois il vaut mieux éviter de perdre ce temps et acheter 2 ou 3 livre set les lire, on avance à grands pas : ça aussi j’ai fait n’ayant pas suivi de formation pour passer l’Agrégation puisque je travaillais, ainsi on peut laisser tomber un livre ou le lire vite en biais quand on voit qu’il est mal écrit et prendre un autre. conclusion : l’université n’est pas toujours top, il y a de très bons profs mais il y a des tocards, des paresseux, des nuls qui ont eu un poste car leur directeur était puissant et les a placés là. les élèves de classes prépas réussissent bien mieux et avec facilité lorsqu’ils ne sont pas pris par une grande école et se retrouvent dans une fac avec les moutons à qui on n’aurait jamais donné le bac -brevet possiblement mais pas plus- il y a quelques décennies. Il y a des élèves qui passent d’une classe à l’autre sans rien comprendre.
Mouais.
Etant moi-même passé par le système des concours pour intégrer une école d’ingénieurs et ayant beaucoup de potes à l’ENS, Centrale et aux Mines, je connais bien le milieu (au moins pour le scientifique).
Alors oui, il faut garder les classes prépa et les Grandes Ecoles, au moins pour le scientifique (je prêche pour ma chapelle). Ce système forme en effet des élites très performantes dans leur domaine. Par contre, prétendre, comme le fait Haytham, que la prépa et la logique rigoureuse des maths peut apprendre l’esprit critique, ce sont des conneries. Vraiment. Comme je l’ai dit, j’ai des amis qui ont fait l’ENS Ulm : 2 d’entre eux ont fait Physique, les 2 autres Maths. Ils sont très très balaises. Par contre, parlez leur politique, histoire ou n’importe quoi d’autre de politiquement non-neutre, ils vous réciteront les mêmes poncifs néolibéraux que n’importe quel gauchiste. La vérité est en fait qu’ils n’en ont rien à foutre, la politique, ça ne les intéresse juste pas. Normal, ils évoluent dans un milieu encore protégé de la brutalité néolibérale, celui de la recherche publique. Est-ce pour autant un mal ? Non, ils sont juste là pour faire briller la recherche française et c’est déjà pas si mal.
(Par contre, pas mal de mes connaissances de Centrale qui sont maintenant cadres technico-commerciaux dans le privé (Total, Hydro, GE) et sont devenus de vrais petits agents du MEDEF !)
Pour ce qui est des Grandes Ecoles de Commerce, j’aurais plus de mal à donner mon avis... tout ce que je peux dire, c’est que pour des postes assez pointus (genre Quants), les banques préfèrent recruter des ingés scientifiques plutôt que des mecs d’écoles de commerce.
Je rejoins tout-à-fait ce courrier : les classes prépa constituent un outil d’ascenseur social extrêmement efficace. Cela est régulièrement contredit, mais selon des arguments fallacieux : 50% des élèves de prépas seraient fils de cadre supérieurs, etc. Arguments fallacieux, car ils extraient le système des prépas de son contexte, à savoir un collège et un lycée (dont le bac) dont le niveau dégringole. Ainsi, les enfants intelligents de familles peu cultivées (à ne pas confondre avec les enfants de familles pauvres, la nuance est fondamentale ici : un fils d’instituteur a généralement une scolarité plus brillante qu’un fils d’entrepreneur-artisan plus riche) souffrent d’un mauvais enseignement qui ne leur permet pas à 18 ans, d’être au même niveau scolaire qu’un enfant de « bonne » famille. Le véritable frein à l’ascenseur social est là, car un fois en prépa, les chances sont les mêmes pour tous, selon leur bonne volonté et leur vitesse d’apprentissage.
Quant au salaire des prof, il se discute sans-doute. Mais le fait est que ces gens-là ont, souvent, effectivement, privilégié l’enseignement à une carrière plus lucrative, mais bien moins utile à la société (comme les chercheurs, d’ailleurs). J’entends par là, qu’ils ont véritablement eu le choix entre plusieurs carrière, sans « si j’avais voulu, j’aurais pu gagner plus.
Ces carrières pouvant être, selon une liste non exhaustive, dans la finance, l’audit, le mauvais management (voir France Tel), la mauvaise logistique (voir Airbus). Et là, se révèle un autre problème des classes prépa, les scientifiques, du moins : leur débouché. Les fameuses « Grandes Écoles », souvent dites « écoles d’ingénieurs généralistes » (ce qui exclut les ENS, débouché véritablement élitiste, donc mineur), sont, pour la plupart, aussi de véritables fabriques à crétins. Elles maîtrisent l’art de choisir de bonnes tête pour en faire de mauvais cheftins. À la rigueur et la qualité de l’enseignement de prépas, se substituent de mauvais cours de communication, de management ou autres pipauteries (parfois, même, de mauvais cours scientifiques et techniques) afin de satisfaites les principales boîtes qui recrutent et qui payent bien. L’objectif étant que les diplômés ne sachent rien faire, mais dans tous les domaines. Le génie de l’ingénierie française se perd là ! suite
suite Là encore, l’air du temps est de proposer des solutions qui empirent le problème ; la saignée pour soigner la migraine. Le collège et le lycée doivent exiger plus de leurs élèves afin que certains bon élèves ne se satisfassent pas du niveau que le mauvais contexte leur indique qu’ils ont. Des programmes scolaires plus complets, plus de devoirs, plus d’autorité, pour tous ! Pas seulement pour les lycées du 5ème arrondissement de Paris, qui souvent donnent de l’avance à leurs élèves sur le programme de l’enseignement supérieur.
La bonne industrie doit être relancée et remplacer réversiblement ses sociétés de services improductrices, voire parasitaires.
Bravo pour cette belle lettre (et en plus sans faute !) qui démontre un raisonnement sain : la "fabrique du crétin" n’a apparemment pas réussi en ce qui vous concerne ! Enfin, l’argent englouti dans le tonneau des Danaïdes ZEP n’a pas été entièrement perdu, puisqu’il vous a permis d’accéder à un haut niveau d’études grâce à votre mérite, c’est une consolation. La haine de la "gauche" pour la méritocratie et sa vénération de l’égalitarisme à tout prix, n’aboutit qu’au nivellement par le bas. La côte Est des USA est renommée pour les crabes et les homards que l’on peut déguster dans les restaurants. Les pêcheurs de la région savent qu’il n’est pas nécessaire de mettre un couvercle sur le panier où ils gardent leurs prises. Pourquoi ? Parce que lorsqu’un crabe essaye de s’enfuir en grimpant sur le bord du panier, les autres crabes le tirent vers le bas et le font retomber à l’intérieur. C’est exactement comme ça que fonctionne notre éducation nationale...
Le problème central de l’éducation, c’est que celle-ci est tenue en laisse par l’Etat et l’Economie. L’Ecole autogérée par de vrais pédagogues, qui mettent en place une pédagogie centrée sur le développement du potentiel de chaque personne, serait une avancée majeure vers l’accès de chacun à une plus grande liberté intérieure, une plus grande créativité et à l’exercice d’un travail en cohérence avec cette personne. La question restant à traiter est celle du financement de ces écoles. Il faudrait par exemple orienter l’impôt vers le financement de ces structures. Mais pour cela, il faudrait déjà être conscient de cet enjeu capital !
Amen !
Voila un étudiant qui ferait un très bon pédagogue ! Même si d’après moi l’un n’empêche pas l’autre, on peut être étudiant et pédagogue :)
Tous les dissidents d’E&R ont mon total respect, je prie pour vous depuis ma Belgique !
Courage !!
M. Peillon ne cachait d’ailleurs pas dès 2010 sa haine pour ce système qui « crée de l’inégalité » et « favorise la reproduction sociale »
Ben voyons. C’est au contraire l’étape où, face à la somme importante de travail, les inégalités sont les plus aplanies. Chaque élève doit faire preuve de la plus grande rigueur possible, contrairement au collège/lycée où il y avait le temps et l’argent de faire appel à des cours particuliers.
Mes parents sont de petits paysans au pied des Pyrénées, ce qui ne m’a pas empêché d’accéder à une prépa scientifique puis à une école d’ingénieurs.
C’est le nivellement par le bas qui cassera l’ascenseur social (déjà bien amoché), pas le système méritocratique.
Entre le témoignage d’un étudiant de l’Essec et la dissert de philo du cancre qui cite Soral, c’est le grand écart !!
je trouve sa un peu gonflé comme message tout de même rappelons que les prépas préparent a de grande écoles qui on un cout d’entrée élevé, créant ainsi une élite sois déjà riche (reproduction social des élites donc) sois soumettant une future élite a la banque via les prets et emprunt sur le modèle américain, c’est ainsi la porte d’entrée de la banque et des entreprise dans la totalité du monde intellectuel, je trouve la loi de peillon injustifiée certes mais de la a dire que les prépas crée une élite critique...l’élite critique soumis a la banque ou appartenant a monde de la banque j’ai du mal a y croire (après elle sont nécéssaire est tout n’est pas noir ou blanc mais je trouve le message très tranché...)
Moi je trouve ça très bien au contraire, pour une fois que le gouvernement fait une bonne mesure... Amputer les classes préparatoires, ces saloperies qui permettent aux fils de profs, d’ingénieur, aux privilégiés, à ces petits cons qui n’ont jamais rien branlé de leurs dix doigts de décrocher un diplôme justifiant leur gros salaire...
Mais bien sûr, les partisans des classes préparatoires osent nous dire que la prepa est un ascenseur social ? Mais de qui se fout-on ? Les plus faibles niveaux sont tous ceux qui viennent des milieux les plus modestes !
Alors oui, on prend tout le monde sur les résultats, mais au final, en deuxième année, il ne reste pour la plupart, des fils de profs, des fils d’ingénieur, des fils de chef d’entreprise...
Je suis content que cet ascenseur de reproduction social soit brimée par le gouvernement actuel...
Absolument faux ! La sélection à l’entrée de la prépa favorise effectivement certaines classes sociales, mais c’est la faute du collège et du lycée qui ne sont pas assez « méritocratiques » Une fois entrés en prépa, tous les élèves ont la même chance !
Vous racontez n’importe quoi mon pauvre xavier...
Ce que je dis est aussi valable pour les lycées... Déjà, rien qu’en seconde général y’a un filtre ou on dégage 80 pour cent des milieux modestes.
C’est bien ce que je dis... La faute revient au collège est au lycée : l’enseignement trop laxiste ne permet pas aux enfants et adolescents compétents mais mal entourés socialement, de faire jeu égal avec les fils de profs ou autres enfants de milieux intellectuels. En prépas, tout le monde est sous la même enseigne : cours soutenus, encadrement continue et égalitaire, concours anonyme...
Merci pour ce texte qui ne manquera probablement pas de faire polémique sur ce site. Je m’y associe totalement, en tant qu’étudiant d’une école concurrente mais tout autant bastion du libéralisme à tout crin
Inutile de vouloir opposer les enseignants entre eux. Je soutiens totalement les enseignants des CPGE, je suis moi-même passé par là. Et je ne suis pas le seul à les soutenir, loin s’en faut. Je ne sais pas quel fantasme vous fait croire que M. Peillon a le soutien de tous les enseignants. De mémoire d’homme et d’enseignant, je ne peux me rappeler d’un seul ministre de l’éducation ayant conquis son personnel. Mais peut-être avez-vous été abusé par quelque sournoiserie syndicale.
Bonsoir,
Elève en MPSI (filière anciennement appelée maths sup) je suis totalement d’accord avec vous. L’objectif affiché de Vincent Peillon est purement et simplement de détruire le dernier pilier de la société française qui tenait encore debout : l’excellence de la formation intellectuelle qu’offre (gratuitement, avec pour seule sélection à l’entrée le mérite) les classes préparatoires. Ainsi, les jeunes seront toujours formatés par une éducation nationale profondément mortifère mais juste formatés, pas instruits. Plus d’enseignement supérieur, plus de travail, plus d’industries, plus d’Idéal... La France se transforme doucement en un pays de parasites décadents ayant totalement perdu le goût de l’effort, anesthésiés à la consommation de masse (dernières miettes de "plaisir" d’un système en effondrement...).
Le démantèlement des filières émancipatrices des classes moyennes et laborieuses sont effectivement peu à peu sabotées pour permettre aux principales écuries "sciences Po" et ENA de se révéler "seules détentrices du savoir être et du savoir faire de l’exercice du pouvoir" à tous niveaux (politiques et commerciales) car infiltrées depuis quelques années par ce que vous pouvez savoir...........et par le désir de contrôle des intelligences !! .....Tout comme il y a quelques années la branche universitaire de la médecine..... LOL !!! (par ailleurs chaque année il fallait se mettre au courant du "tarif" du dossier .....)
Briguelli dans son livre "la fabrique du crétin" fait bien comprendre l’enjeu et les méthodes de la destruction du savoir....
Il est loin le temps où le collégien lambda connaissait avec un niveau bien acceptable sa géographie et les accords du verbe avoir et être. Et la pédagogie du bon sens permettait de tuer dans l’oeuf bon nombre de tentatives d’entourloupes du monde commercial et politique : on pouvait pas faire ce qu’on voulait avec des instruits !
Que dire.... Courage et tenez bon....
Mr.Soral,
Je trouve génial ton côté "Punk"...Continue et bon courage.
Je respecte la vision que cette personne a de l’école, je suis sur la même ligne. Mais affirmer que les classes préparatoires aident à développer une élite possédant un réel sens critique et une réflexion possiblement objective me parait faux. J’étais en classe prépa à Caen et je côtoyais beaucoup les étudiants de classes préparatoires littéraires et ceux qui préparaient les concours type HEC. La seul différence avec des élèves d’universités c’est l’ardeur au travail (ce qui est déjà un gros avantage) mais en aucun cas une réflexion plus intelligente sur l’oligarchie ou la création monétaire.
Après ne prenez pas ce post comme une critique d’un système scolaire poussant à travailler et récompensant les plus méritant, je différencie cela du début de mon post. Et bien sur je ne soutiens pas non plus de telles baisses de salaire chez des gens qui le méritent.
PS : Ce n’est pas exactement le sujet mais j’aimerais comprendre pourquoi autant d’acharnement sur les enseignants de base ( ici milieu du second paragraphe). Que vous ont-ils fait ? De quoi sont-ils responsable ? Je suis enseignant et sur la ligne d’ER de même que nombre de mes amis, enseignant eux aussi. Si quelqu’un pouvait m’expliquer la grief que nombre de commentateurs ont contre nous sur ce site (et d’autres aussi d’ailleurs) j’en serais heureux.
Les classes prépa symboles de la méritocratie ? C’est une blague, 95% des élèves de classes prépa sont enfants de cadres ou de prof, je crois pas avoir vu un seul fils d’ouvrier dans ces classes. Le pire étant que les classes prépa coutent la peau des fesses à l’état et que je suis quasi sur et certains que les élèves ne paient pas de frais de scolarité pour y accéder contrairement aux étudiants allant à l’université.... Je ne suis pas contre les classes prépa, on doit conserver une élite intellectuel, mais je demande que les élèves issus de milieux favorisés paient au moins des frais de scolarité élevé. C’est la moindre des choses après tout...
En tout cas quelqu’uns des Arts et Métiers sont avec vous. Bon courage
Diplômé du Groupe ESSEC, et d’un MBA aux USA ( personne n’est parfait) , je dirais ce qu’écrit cet étudiant n’a rien de surprenant et reflète une réalité qui ne pourra peut être plus s’améliorer, ou même changer partiellement. Pour ma part, j’étais en classe préparatoire en 1984, ce qui ne rajeunit personne, et mon âge en particulier. A cette époque, oserais-je dire "nostalgique" même si les élections de 1981 avaient quelque peu commencé leur ouvrage, l’ascenseur social fonctionnait encore, et bien avant les "prépas". Issu de la "banlieue" du 9/5 , qui n’était pas celui d’aujourd’hui, j’avais dans ma classe de seconde "C" des camarades qui ont fait polytechnique pour l’un d’entre eux, et plusieurs sont devenus "centraliens"... Pour d’autres, ce fut des bonnes écoles de commerce ou d’ingénieur. Je venais d’un milieu modeste et mes parents n’ont jamais connu le chômage. Ce fût paradoxalement (?) mon cas, plus tard... et je ne suis pas le seul parmi les "anciens" avec qui j’ai encore des contacts. N’ayant jamais eu la culture du "réseau" , la crise économique n’épargne personne, et surtout pas les jeunes diplômés.... comme les anciens ! De plus, passé la cinquantaine..... oubliez ! Même un ami Directeur d’Hypermarché ne vous trouvera pas un job de chef de rayon ! Pourquoi le ferait il ? Il préférera un jeune corvéable à merci qui dormira dans le magasin.. Quant aux profs ( ma sœur est prof..) , les "anciens" tirent la sonnette d’alarme depuis longtemps...... Le niveau est consternant, et le classement PISA , même alarmant, cache la misère , bien plus réelle encore. Le Niveau est pitoyable ! En 6° la plupart des élèves ne savent pas lire et encore moins écrire correctement ! Mais, à l’éducation nationale, comme ailleurs, chez Peugeot ou au Crédit Lyonnais, on ne change pas une équipe qui gagne. Un conseil pour ce "collègue" : l’administration ! C’est dire si la France va s’en sortir. Je pense que le temps est venu de renverser la table. A priori, je n’était pas du tout (!) la cible d’E&R. J’en suis depuis des années à présent, un grand fan, comme du Réseau Voltaire ou Realpolitik. L’espoir pourra aussi ( merci Alain) venir des Seniors, dont on ne parle finalement pas beaucoup alors que leur situation est tragique et source de (trop) nombreux drames familiaux.
Comprendre l’Empire ? Les gens comment vraiment à comprendre.
C’est encourageant de voir qqun avec votre profil sur ER. J’ai eu la même réaction en écoutant Hervé Juvin (gros parcours, associé dans un cabinet de conseil en stratégie etc.) : la matrice commence à se briser à tous les niveaux.
Après l’école d’ingé, j’ai été effaré de voir tant de mes amis partir dans la finance (pour la thune uniquement, malgré leur blabla sur la stimulation intellectuelle mon cul sur la commode)... Ils ont beaucoup baissé dans mon estime. En tous cas, les plus malins ont monté leur startups et ont gardé une certaine indépendance d’esprit dont est doté le maître de ses moyens de production.
Je n’ai rien contre les classes préparatoires, mais c’est ce qui plombe nos universités à côté, au niveau du palmarès mondiale.
Ayant un diplôme de "grande école" d’ingénieur, mon amicale reste sourde, autiste au sujet du complot mondial que j’essaye de leur exposer.
Je peux donc reprendre mes études d’histoire :)
Les vétérinaires - issus des grandes écoles que sont les ENV françaises - aussi lisent ER. Question bestiaux on en connait un rayon. Veaux, vaches, cochons OUI ! le Veau d’Or, NON !
Alors là je ne partage pas du tout l’avis de l’auteur. Qu’on essaye de détruire les prépas publiques et qu’on fasse baisser le niveau du lycée de plus en plus pour creuser le gouffre entre la terminale et la première année de prépa ok.
Mais pour moi ça relève plus d’une volonté de développer des prépas privées pour encore plus favoriser la même caste. On a déjà Ipsup de connu je pense que de plus en plus de boîtes à prépa vont se développer (après les boîtes à bac).
Venant moi aussi des grandes écoles mais côté ingénieur je vous garantie qu’au niveau soumission à l’empire y’a du monde ! Comme partout d’ailleurs je ne vois pas pourquoi ça changerait chez les "élites".
Une ribambelle de "grosses têtes" (Jean-Marie Messier pour ne citer que lui) ont trahi la nation. Et je pense qu’eux aussi ont bûché en prépa et ont passé les concours. C’est dans ce genre de système qu’on se rend compte qu’il y a très peu de gens vraiment dominants en math-physique (2 ou 3 par classe de 40) et que ce ne sont jamais eux qui sont promis aux grandes carrières (ils préfèrent l’ENS à l’X généralement).
Ce qui "réussissent" ont des capacités de travail hors-norme (c’est déjà ça) et sont dans les bons réseaux (Messier au siècle - sans majuscule parce que ça ne le mérite pas).
Donc l’auteur de la lettre doit être une exception (au passage l’ESSEC c’est pas gratuit donc merci la bourse ou le prêt bancaire dégueulasse).
Issu aussi du système prépa - parisien de surcroît - je serai plus nuancé que cet étudiant Je pense que tout le monde ici a compris les convictions de Peillon, de même que son pote feu Descoings, c’est à dire détricoter l’élitisme républicain, rabaisser la culture générale et l’histoire de france (concours d’entrée à science po, etc..), supprimer les épreuves de dissertation, etc...Tout ça piloté par je ne sais quelle loge maçonnique. J’ai envie de dire que le projet est bien avancé, et il y a quelques livres sur KK qui en parlent très bien (baisse du niveau général, bac donné,...)
Sur les points de désaccords, le système prépa a peut-être été méritocratique à l’époque, lors des belles années, où déjà les exigences au primaire/collège/lycée étaient fortes. On voyait ainsi éclore des enfants de familles paysannes naturellement doués en sciences et intégrer Ulm, l’X et consorts. Et souvent ses personnes étaient empreint de sentiments nationaux, et voulaient représenter la france. De même qu’à l’Ena ou science po j’imagine.
De nos jours tout le monde sait que le système prépa est tout sauf méritocratique. On va toujours nous sortir l’orphelin rescapé d’un tsunami ou la personne sortie de ZEP qui va finir dans les 2 ou 3 meilleurs école d"ingé ou de business comme représentatif de la réalité. Faute grave comme dirait l’autre.
Certes en province, il peut toujours arriver que des petite prépas placent des bons éléments dans les meilleurs écoles, et dont les parents d’élèves ne soient pas des parents aisés, et tant mieux. Encore heureux que ça existe. Mais quid de la profession des parents dans les 15 meilleures prépa de france, les prépas qui placent leurs éléments dans les meilleures écoles ? Quels sont les parents qui ont les moyens d’acheter des livres en quantité chez Gibert Jeune, qui peuvent payer plus de 50€ l’heure des cours privés avec un normalien ou X pour prép,etc.. bref peu des gens des couches populaires.
Ensuite la mentalité et les programmes. Franchement je vois très peu de différences dans la mentalité des élèves en prépa et ceux de science po, sorbonne,Ena. Sauf peut être quelques surdoués en maths/physique qui ont encore cet esprit français et vont préférer choisir Ulm que l’X par conviction (enseignement, chercheur, etc..) et pour la beauté du geste.
Suite de mon commentaire
Le reste va préférer Polytechnique, mines, etc...non pas pour représenter la France mais mais parce que c’est la voie royale pour ensuite décrocher un poste dans les institutions française - donc comme leurs potes enarques,... - ou l’X va servir de tremplin pour Harvard et autre MBA, carrière internationale, très loin des intérets supérieurs de la France
Ensuite sur le corps professoral : Je pense qu’il y a de tout, j’ai aussi vu des profs planqués qui trafiquaient le carnet de khôlles pour être plus payé, et rentraient bien tranquillement dans leur appart à st germain. La majorité sont de gauche de trostko-bobo pour les prépa scientifiques - école d"ingé et de droite ump/bmf business pour les école de business, donc parler d’école républicaine et de défendre les intérêts de la France lorsqu"une partie incite les élèves à manifester pour Leonarda ou que l’autre fait l’apologie du libre-échange, de l’euro et de la finance de marché actuelle, me fait doucement rire
Les polytechniciens dans le genre magouilleur grâce à leur réseaux, ils égalent quasiment les franc maçon, il y en avait plusieurs ds mon ancien boulot ... Pas vraiment de sympathie pour eux, cependant, il reste vrai que les classes prépa sont d’un excellent niveaux.
Absolument pas d’accord avec l’auteur ;
Le système élitiste à la Française est pour moi totalement bidon ; il sélectionne des demi autistes-asperger qui ont une capacité de travail et de concentration disproportionnée et précoce (surtout PRECOCE) or, tous les cerveaux n’atteignent pas leur "maturité" à la même vitesse
La même erreur est faite dans les centres de formation de foot pour les jeunes espoirs ; les imbéciles de recruteurs n’ont pas compris que les enfants de phénotype sub-saharien ont, à âge égal, un physique plus "mûr" que les autres phénotypes ; la sélection étant trop précoce, on rate certains talents potentiels
Moi même je n’ai que passé le brevet, j’étais dans le dernier tiers de la classe, mais 10 ans plus tard, je commence à m’intéresser à la physique quantique et aux maths fonda. J’apprends énormément (chaque soir après le boulot) par moi même, maintenant grâce à internet notamment, mes capacités sont à des années lumières de celles qu’elles étaient pendant le collège alors que le cerveau d’un polytechnicien de base atteint vite son "top" pour ensuite stagner légèrement
Bref, le fait d’avoir un cerveau précoce ne vous donne pas le droit d’être mieux lotis que les autres (surtout avec l’argent des autres)
Soyez des autodidactes : allez à l’école de la rue, de l’usine, du bureau, de la famille, des bébés, du bistrot, des potes, des halls de gare, des putes, des manifs, des camions poubelles, des lieux de dragues, partout où il y a encore de la vie, pratique un sport, le hatha-yoga, allez dans les bibliothèques, fouillez, fouinez, intéressez-vous, soyez empirique ! Allez voir du côté des Sumériens, 6000 ans avant J.-C. lisez Pierre Jovanovic et vous comprendez ce qu’ils essaient de nous cacher ! Revis ton humanité, sa mémoire est dans tes gènes ! et bien sûr, lis Soral, va dans Contre-Culture ! Ces gars de l’ESSEC et Cie ne comprendront jamais rien ! Lorsqu’il leur faudra quitter le bateau définitivement, sans regrets, chagrins, ni papa, ni maman, ils resteront bouche bée, pétris d’effroi chiant dans leur culotte ! OUI, car lorsqu’il faudra quitter le Titanic un vade-mecum et savoir prier seront plus utiles que tous ces diplômes ! Lorsque ton égo s’effacera pour épouser l’âme vivante de Jésus en toi, tu reconnaîtras le dieu vivant que tu as toujours été dont ils sont jaloux, qu’ils singent en inversant toutes ses valeurs !
Oui c’est sûr que ce message sonne creux quand on voit la daube que constitue les écoles de commerce en France et spécialement l’ESSEC . Mais bon c’est sûr que c’est plus facile de s’attaquer aux prépas qu’au système des grandes écoles qui sont pourtant la racine du problème.
« la France a besoin d’une élite dotée d’un esprit critique, qui en a bavé pendant au moins deux ou trois ans et qui a gagné sa légitimité à travers le système méritocratique du concours. »
Une "élite dotée d’un esprit critique" ? Déjà rien que ce "concept" est un non-sens : Y’a "eux" (l’élite) et les autres (les simples "mortels") en gros... Comme aujourd’hui quoi ! Cela me fais toujours penser à la Révolution Française : Ceux qui étaient contre les "privilèges" de la noblesse mais furent les premiers à en "croquer" une fois au pouvoir... (c’est d’ailleur toujours vrai de nos jours...)
Quand à la méritocratie c’est une énorme "poudre aux yeux" : Si un fils ou une fille d’ouvrier réussit à faire partit de l’élite, croyez-moi, ce ne sera pas pour défendre le milieu dont il ou elle est issu mais plutôt, au mieux, pour servir "avec zèle" un système des plus écoeurants (histoire de toucher un petit billet), au pire, à servir d’alibi "politique" (histoire là aussi de toucher un petit billet)...
A la lecture de cette lettre, je ne puis m’empêcher de penser que cette réforme sur les classes préparatoires et la formation des élites est mauvaise... Mais j’ai envie de dire que ce n’est pas grave : Tout le système est "mauvais" y comprit ce pseudo-concept de "l’élite" et de leur formation... Alors que les loups se dévorent entre eux ! Pensons à l’avenir... Et il ne pourra pas passer par les "élites" que l’on nous vend aujourd’hui...
J’ai fait également une école de commerce élitiste et je peux vous dire que ce que raconte ce lecteur est partiellement faux. Evidemment supprimer des fonds à ce qui constitue l’élite de la nation pour les redistribuer aux ZEP ne règlera pas le problème du niveau scolaire général car c’est 100 fois plus qu’il faudrait aux ZEP mais surtout ça permet d’éviter de parler du coût de certaines prépa et des écoles qui suivent la prépa qui eux créent une véritable inégalité. Faire HEC où l’Essec coûte une blinde. Un paquet de fric incroyable que peu de gens peuvent se permettre sans papa et maman dèrrière. Sinon c’ets passage obligé du coté de la banque et de l’usure. Ensuite rédistribuer 30 millions vers les ZEP c’est oublier le rôle crucial des parents et de leurs niveau de culture et d’implication dans l’éducation qui est le seul vecteur de réussite scolaire du CP à la terminale. Donc faire grève pour cette mesure me paraît à non sens icnroyable tant les vrais problèmes de l’école sont ailleurs. Ce courrier est une tentative de sauver sa tour d’ivoire de l’école de commerce qui à d’ailleurs participé aux pires dérives financières de notre économie. L’école n’à pas besoin de réforme mais d’une révolution. Permettre à chacun de se former tout au long de sa vie et éviter que des ouvriers deviennent obsolètes relégués à pôle emploi car mono-tâche et inadaptés aux changement et aux nouvelles évolutions. Donc pour faire claire, le salaire des profs de prépa je ’en bats les couilles ce qui m’intéresse c’est le niveau général des élèves et ce qu’on leur apprend et qui est plombé dans les classements internationaux dixit Zemmour par les 15 % des élèves les plus nuls.
Bonjour
Très intéressante ce courrier la prépa n’est pas forcement un bon système être enfermer à ingurgiter des quantités d’informations pour résoudre un concours démontre pas forcement un esprit intelligent, mais a une adaptation à une certaines sélection pour une élite. on peut aussi faire des gens plus équilibrés sur plusieurs années pour sortir avec des filles faire de la musique, du sport, du théatre mais aussi faire des maths avec de la littérature pour etre bien complet rabelais disait "un esprit sain dans un corps sain" ensuite il y a domination des maths je dis pas que c’est mal mais cela est très dangereux des gens pure "matheux" exemple Jacques Attali il lui manque une partie philosophie Greco-latine il veut comme Giscard d’Estaing transformer le monde en algorithme la vie en équation greffer des cartes de credits en puces faire un état fédéral EU. Alain appelle cela du Satanisme alors que c’est selon moi du à la mathématisation de l’homme avec l’informatique, cela s’appelle le DATA MINING qui est l’instrument du BIG DATA
Vous soulevez un point intéressant.
J’ai réfléchi à la question et j’ai trouvé quelques pistes de réflexions. En Maths-Physique, il est difficile de tricher sur ses résultats. On sait tout de suite si c’est vrai ou faux. Dans toutes les autres disciplines, l’idéologie, la morale, la pensée politique se sont insinuées à tel point que la sélection des personnes est en partie faussée. Ce que je veux dire, plus clairement, c’est que les Maths restent le moyen de sélectionner les meilleurs. Il suffit de constater ce qui se vend en arts plastiques, peinture, architecture, littérature...L’idéologie est tellement imprégnée dans l’enseignement de ces domaines qu’ils excluent petit à petit, les meilleurs éléments potentiels. Ce n’est qu’une théorie, mais je crois qu’il y a du vrai dans tout ça.
Je partage votre sentiment...J’ai cette intuition au fond de moi qui me chuchote à l’oreille que tous ces gens formés à la pensée scientifique ont très souvent une vision réduite de l’intelligence, qu’ils associent volontiers à une mécanique, un moteur, alors que c’est bien plus proche d’une "potion magique" dans une marmite. Croire que l’on pense uniquement avec sa raison, c’est ridicule. Il n’y a pas de zone "raison" dans le cerveau... On pense à l’aide de tous nos récepteurs, avec notre instinct, nos émotions également.
"Mathématisation de l’homme"...Disons que depuis la révolution industrielle et scientifique, l’Homme s’est coupé de plusieurs parties de son cerveau...On ne jure que par la méthode cartésienne, c’est bien pour les maths et les écoles d’ingénieurs. Pour appréhender le reste de la réalité, ça ne marche pas parce qu’il y a trop de facteurs et trop de paramètres, trop d’inconnus et que la méthode cartésienne fait défaut. Ce que ne comprennent pas nos élites c’est que Beethoven et Mozart ne composaient pas de la musique par la méthode cartésienne ; note par note...ils l’entendaient dans leurs têtes. C’est un processus totalement intuitif.
Je crois que le marché a pris le pas sur l’intelligence de toute façon. Le système veut des robots.
Je vous invite à prendre connaissance du (des) théorème(s) de Gödel, et vous verrez que les Mathématiques sont profondément honnêtes. Mais vous ne le comprendrez qu’une fois que vous aurez réalisé que les Mathématiques ne sont pas que des chiffres et des calculs.
Effectivement, la réussite en prépa se fait selon des critères bien précis. D’une certaine manière, c’est propre à un régime méritocrate : le mérite se justifie bel et bien par certains critères précis. En pratique, les meilleurs élèves, ceux qui sont admis aux ENS, par exemple, ont une intelligence bien diffuse, pas du tout bornée à ces critères-là.
La distinction entre discipline scientifiques et autres me paraît aussi très pertinente, pour les raisons que vous évoquez, mais aussi par les débouchés naturels (et non actuels) des prépa scientifiques : l’ingénierie, la recherche scientifique, disciplines rationnelles où seuls comptent les résultats ; par opposition aux débouchés naturel des autres prépa, et le contrôle social que sont sensés exercer plus tard, les élèves qui en sortent.
@ Apocalypse
Les savoirs transmis par une équipe pédagogiques sont en principe complémentaires. Ils ont vocation à rendre l’élève apte à trouver sa place non plus seulement à l’échelle d’une société à visage humain (quartier, ville, nation) mais aussi et surtout dans une espèce d’abstraction libérale-libertaire globale. Celle-ci sert les intérêts de l’oligarchie mondialiste , sa colonne vertébrale est l’argent. Inévitablement, le contenu des disciplines en première ligne sur le front cette atomisation des gosses sans repère social et territorial clair, s’adapte au projet. Les sciences exactes, essentiellement les mathématiques, et leurs fondamentaux universels, pour l’essentiel, échappent à cette exploitation. Même si l’on peut déplorer que les programmes de terminale S incitent moins à la gymnastique intellectuelle que par le passé : l’étude des limites des fonctions n’est plus ce qu’elle était à ce niveau. Finalement un enseignant en mathématiques n’est pas l’allié objectif du système comme peut l’être celui d’histoire géographie parfois. Bien entendu à titre personnel un prof en sciences dures se doit d’ user de sa sensibilité et de son cœur autant que de sa raison pour appréhender le monde. Un enseignant ne se départit pas de son humanité en classe, cette ouverture au monde, pour peu qu’elle soit honnête, ne peut qu’humaniser le discours de l’enseignant. Ce fameux discours qui enrobe ce à quoi le cerveau accède avec peine.
@Océania,
Vous avez parfaitement compris mon message.
Les sciences dures ne sont pas encore "perverties". C’est dû à leur nature immorale. Je m’inquiète d’une tendance idéologique de plusieurs siècles qui tend à biaiser la notion d’intelligence et qui à mon avis commence à avoir des répercussions négatives.
Je ne vais pas me lancer dans une grande dissertation, mais disons que je suis tout de même étonné que l’évolution de la vie ait misé sur le développement des émotions si cela constituait un handicap pour l’intelligence. Intelligence très souvent liée et interdépendante des émotions puisqu’elle a pour fonction de répondre aux besoins émotionnels aussi divers soient-ils selon les êtres. Il y a un lien pas forcément de cause à effet, ce serait simplifier, mais il y a des liens c’est certain. Je pense au système de "récompense" notamment.
Il a été dit que Science sans conscience n’était que ruine de l’âme. Capacité de conscience qui permet de regarder de grands ensembles, de traiter énormément de données harmonieusement sans avoir à utiliser la méthode rationnelle. Et c’est un peu ce que je voulais aborder dans mon commentaire. Depuis la révolution scientifique et industrielle, l’Homme s’est coupé de certaines parties de son cerveau qu’il juge rétrograde. C’est pourtant la capacité de conscience et la capacité émotionnelle qui fait de nous des êtres humains et pas des animaux.
La plupart des élites scientifiques pensent que le transhumanisme est l’avenir de l’humanité. A chaque fois que je les entends, je perçois qu’ils ne comprennent pas une chose essentielle : c’est que l’augmentation de l’intelligence, n’est pas qu’une question de productivité, elle change complètement le rapport au monde et aux priorités.
Très compliqué tout ça...
Apocalypse, je ne suis pas sûr de comprendre précisément votre pensée, mais le débat tel qu’il est posé, sur le rapport de l’intelligence à la société et le lien entre la vision de l’intelligence et l’enseignement est, à mon avis, passionnant. Pour y participer, je réagis à cette phrase :
J’ai cette intuition au fond de moi qui me chuchote à l’oreille que tous ces gens formés à la pensée scientifique ont très souvent une vision réduite de l’intelligence, qu’ils associent volontiers à une mécanique, un moteur, alors que c’est bien plus proche d’une "potion magique" dans une marmite.
Je pense que c’est faux. Plus précisément : je suis mathématicien, entièrement d’accord avec la métaphore Panoramix, et pas le seul. En maths, l’intuition, qui est un mélange de connaissances, d’expériences et de sensations, est reconnue comme fondamentale. Le germe des idées est incompréhensible, et certainement pas associé à un processus rationnel. Je vous invite à consulter les témoignages d’Henri Poincaré à ce sujet. L’impression que j’ai, par contre, c’est que beaucoup de personnes (notamment les décideurs de programmes scolaire et les recruteurs de grandes entreprises) considèrent les compétences mathématiques comme un indicateur fiable d’intelligence (j’en devine quelques raisons) ; mais pas le seul. En tant qu’indicateur fiable, il est utilisé comme outil de sélection.
Mais il existe bel et bien d’autres formes d’intelligence. Par exemple, l’intelligence sociale. Cette capacité qu’ont certains à comprendre ce que ressent l’autre, ce dont il a besoin, et à trouver le bon mot au bon moment. L’art de se faire apprécier, de comprendre, par pure intuition, les processus de séduction. Par ailleurs, sur ce même site, on avait diffusé un documentaire sur un agriculteur Autrichien. Un gars qui fait pousser des courges, des tomates et des cerises dans les montagnes autrichiennes. Sans aucune préparation de terrain, en profitant de micro-climats (pierres, marres, etc.). C’était une véritable démonstration d’intelligence ! d’un sens de l’observation et d’analyse de données impressionnants ! Pourtant, pas de maths, pas de science, pas de Descartes...
Donc, oui, l’intelligence est complexe et liée aux émotions ; non, les gens formés à la pensée scientifique ne le nient pas (tous) ; mais l’enseignement et la sélection méritocrate sont forcément partiels. Remarquons tout de même qu’en maths sup/spé, on fait aussi de la philo et de l’analyse littéraire...
@Xavier,
Non vous ne me semblez pas avoir mal compris mon message. Le sujet que j’aborde est assez flou, il est de l’ordre de la perception. J’essaie de voir une tendance générale, l’esprit collectif, la teinte d’ensemble. Je suis parfaitement conscient que certains mathématiciens ou physiciens ont une vision plus juste de l’intelligence que ce que je n’en dis. Le dernier médaillé Fields français disait d’ailleurs que l’imagination et la créativité faisaient partie des qualités nécessaires pour faire un bon mathématicien.
Si on admet que l’enseignement disqualifie l’intuition, l’émotion, la créativité, l’imagination, il y a forcément des conséquences sur la sélection et la promotion des individus. L’intelligence sociale est peut-être ce qu’il y a de plus déterminant pour la réussite scolaire, sociale.
Dans le fond nous sommes d’accord sur tout, sauf sur le fait qu’une grosse partie des gens formés à la pensée scientifique auraient l’esprit fermé sur l’intuition. Sauf exceptions, je suis convaincu que par la forme d’enseignement du CP à la classe prépa, grosso-modo, on aura au final en majorité des gens plutôt doués pour mémoriser et effectuer des déductions logiques. De plus, comme vous n’avez pas 100% de génies, et qu’il y a des profils psychologiques d’intelligence très divers (même parmi les génies),quand vous les faites passer par le rouleau compresseur de l’enseignement, on obtient au final un panel de profils assez homogènes. Personnes dont à mon avis...je me trompe peut-être, l’intuition n’est pas l’ingrédient principal de leur potion magique.
Voyez Xavier, j’ai un immense respect, une admiration pour les scientifiques, et les mathématiciens. J’accuse évidemment le système. Je voulais dire aussi que l’intelligence, ce n’est pas qu’augmenter la rapidité de résolution des problèmes, c’est aussi la conscience, cette matrice qui augmente en intensité avec l’âge chez la plupart des individus, et qui fait en sorte d’être capable de projeter sa pensée, de matérialiser virtuellement des problèmes dans sa tête en prenant de la distance.
Alors la tendance sociétale est de glorifier très souvent le penseur rationnel, génial, ultra efficace, voire autiste plutôt que les personnes souffrant d’une grande lucidité. Science sans conscience, c’est un peu la modernité. C’est le progrès technique, sans le progrès humain. Parce que le système pense en terme de rentabilité, rapidité, et rationalité dans un certain cadre de références...
Je ne connais pas assez le sujet. Cette lettre me semble malgré tout assez honnête. Pour répondre à certains commentateurs, ou les interroger sur la question, je me demandais si le but n’est pas au final de détruire l’enseignement gratuit ?
Comme le dit l’auteur de la lettre, l’enseignement préparatoire est peut-être le dernier bastion, la dernière échelle pour monter dans la hiérarchie sociale pour les classes moyennes. Comme les français veulent copier en toutes choses les américains, je me demandais si l’objectif n’est pas d’arriver non pas à la disparition totale des écoles préparatoires mais de les rendre très chères à terme.
Au pire, les enfants des élites iront faire leurs études à l’étranger.
Moi j’ai vraiment un problème avec les écoles, l’enseignement de masse en général. Cela dit, quand je vois la culture d’Alain Soral, son niveau, je trouve ça encourageant, tout n’est pas perdu... Je ne comprends pas cette espèce d’utopie de croire que tout le monde est fait pour penser et faire de la recherche...On donne le bac à tout le monde, tout le monde va à l’université.... Ce qu’il faut admettre c’est que la génération de nos grands parents sont des gens qui ont arrêté l’école en 3e et qui avait un niveau de français et de mathématiques très satisfaisant. Basta...faut pas aller plus loin...On a besoin de plombiers, d’électriciens, de boulangers, d’artisans, de créateur d’entreprises...
Je voulais également faire remarquer que nous ne sommes plus au temps de la reproduction sociale...Nous à l’époque du déclassement !
Ce courrier est d’une arrogance infatuée…digne d’un étudiant de l’ESSEC. Un épicier qui donne des leçons de grandes écoles… c’est à hurler de rire ! surtout quand il évoque "une élite dotée d’un esprit critique" ! Venant de l’Université française publique, Diplômé d’un DESS de défense, géostratégie et dynamique industrielle de l’Université Paris II, j’ai souvent été amené à croiser des anciens ESSEC, dont l’esprit critique, justement, est équivalent à celui du bigorneau, surtout dès qu’il s’agit d’eux mêmes. Ce courrier est typique du revanchard sur l’existence qui se croit au dessus des autres tout simplement parce qu’il a bien bossé à l’école, et accessoirement signé un gros chèque. Pour rappel les ESSEC sont généralement membres du CA de grosses compagnies, ce sont eux qui n’hésitent à glorifier et mettre en oeuvre la mondialisation et toutes les merdes qui l’accompagnent (mariage gay, délocalisation, explosion de notre système social, asservissement aux Banques etc etc ). Bref les tortionnaires de demain ne me feront pas pleurer aujourd’hui.
et moi, je dis que ces élites devraient inclure dès leur début de carrière politicienne une carrière de français moyen, et consacrer une journée par semaine à un travail tel que : caissier dans un super marché, ou femme de ménage en entreprise, ou secrétaire dans le public en tant que CUI-CAE, etc ... Ca leur permettrait de toucher du doigt la réalité économique et mettrait leur pendule à l’heure ! comparer leur différentes fiches de payes, croiser les vrais gens en vrai mode travail ... Car pour l’instant, ils se la coulent douce sous prétexte qu’ils travaillent du cerveau pour la nation !!! Ouarfff
Ca et rétablir le service militaire, quitte à le raccourcir à un semestre, voire un trimestre.
Bonjour,
Ce courrier est il une blague ? La suffisance et l’arrogance de l’auteur dessert complètement son message. Se prétendre être d’une élite doté d’un esprit critique lorsque l’on voit ce qu’il en sort de L’ESSEC et consort. Je pense que l’auteur devrait retomber sur terre et dégonfler les montgolfière qu’il possède aux chevilles. Ces écoles ne forment que des robots inculturé, totalement conformiste et baignant dans la certitude d’être supérieur à la populace.
Bon je vais pas etre tendre avec l’auteur de l’article :
1/ Je préfère qu’on mette cette même thune à la fac plutôt que dans nos pseudo grandes ecoles. Les écarts sont juste disproportionnés. Les mêmes types talentueux réussiraient tout aussi bien à la fac. Mais globalement je préfère qu’on utilise la thune gachée dans nos classes préparatoires et grandes écoles dans une remise à plat du système éducatif de 3e cycle, plutôt que dans ces conneries.
2/ Elites ??? lol Pour ce qui est du niveau théorique pur, en dehors des normaliens (et encore uniquement ceux de St Cloud) je n’ai croisé que des types finalement assez médiocres. En tout cas pas meilleurs que les meilleurs étudiants à la fac. Je ne parle que des sciences humaines. Pour les autres disciplines, je ne sais pas. Mais je doute qu’isl soient dans les choux au MIT...
3/ Ces pseudo grandes écoles ne forment pas des élites. Pour ne parler que des écoles de commerce, je me souviens d’une réflexion judicieuse d’un homme d’affaire russe : En France vous avez de très belles écoles de comemrce... mais vous ne faites pas de commerce". Faisant le même constat de la nullité stratégique des mecs issus des écoles de commerce, il y a quelque années, j’ai décidé de ne plus m’associer qu’avec des autodidactes, des mecs de St Cyr (qui ont une maturité intellectuelle et opérationnelle sans commune mesure avec les autres). Seule exception aux écoles de commerce, parce que l’enseignement n’y a strictement rien à voir avec ce qui se fait dans nos pseudos écoles de commerce : quelques personnes de l’INSEAD. Question : pourquoi des types bourrés de diplomes et talentueux finissent-ils par bosser pour des types moins intelligents qu’eux (dans l’absolu) ? N’est ce pas la première question à se poser, quand on veut faire du business ? Autre chose : ce pays crève de sa culture d’ingénieur. Les ingénieurs , de par leur formation, ne seront jamais outillés comme il faut pour faire du biz.
4/Les grandes écoles n’ont aucune utilité. Les classes préparatoires fabriquent uniquement des machines à réussir des concours, ce dont le pays n’a aucun besoin. Les créatifs subversifs sont systématiquement exclus, alors qu’ils sont l’avenir de ce pays. Alors oui, on crée une "élite", mais du type "consanguine". Les grandes écoles ne sont rien d ’autre que des "labels". C’est simplement une garantie pour l’employeur que le jeune recruté "ne sera pas trop c on".
Je suis totalement d’accord avec vous, ça fait du bien de voir que je ne suis pas le seul à le penser !
Marre qu’on investisse plus d’argent chez des sales enfants de riches que chez les sales goyims, faqueux que nous sommes...
Vous semblez totalement méconnaître les classes prépa et les grandes écoles. La plupart ont pour but de former des scientifiques et de ingénieurs sans lesquels nous n’en serions pas à ce niveau de développement. On en a rien à foutre, en tant que nation, qu’ils soient "créatifs subversifs" ou pas. Arrêtez de mélanger le politique au scientifique. En revanche je ne nie pas que la plupart des produits des grandes écoles finissent en attalis, ça ne fait aucun doute. Néanmoins leur existence est indispensable en terme de rayonnement international de la France et même en terme de développement. Quenellement vôtre
Ce pamphlet est malheureusement largement mensonger :
le "système qui les a refusés à l’entrée" est strictement le même que celui en vigueur à l’université : la cooptation par des pairs issus des mêmes formations. Les enseignants de classes préparatoires ne sont que des agrégés comme les autres, qui ont passé strictement le même concours. Seul le copinage leur a valu leur affectation... Il n’y a guère plus anti-méritocratique que la nomination en classe prépa ...
"M. Peillon sait qu’il jouit du soutien de la majorité des enseignants de France" : c’est faux, cette réforme des classes préparatoires n’est qu’un aspect de la réforme qui touche tous les autres enseignants (suppression des heures de laboratoire, de 1ère chaire,etc ...) , qui seront largement plus impactés, leur salaire étant bien moindre.
"de gens qui chaque année « font le boulot », dignement et avec humilité" : il faut ne pas les avoir fréquentés pour ne pas connaître la morgue dont font preuve un nombre important de ces enseignants envers leurs collègues, particulièrement ceux non issus de la rue d’Ulm .... Il n’y a pas si longtemps, une salle des professeurs particulière leur était dédiée dans de nombreux lycées . Ils n’hésitent d’ailleurs jamais à faire cavaliers seuls et à ne pas soutenir leurs collègues.
" l’université, lieu de toutes les magouilles et sous contrôle socialiste" : l’Université est loin d’être sous contrôle socialiste, le jeune homme ne connaît pas bien les filières de sciences économiques, juridiques, de médecine, etc ...
Quant à pouvoir mieux juger du "tonneaux des Danaïdes" que seraient les ZEP, si l’on en est issu (ou du moins le prétend) ... Le reste de l’article ne semble pas indiquer une clairvoyance exceptionnelle... La bonne question est : comment se fait-il que ce jeune homme ait réduit la problématique de la réforme aux classes préparatoires alors qu’elle touche la totalité de la profession ? Qui fait le jeu de l’Empire en jetant l’opprobre sur la masse laborieuse de l’enseignement, dernier lieu relativement épargné par la marchandisation ? Bref, à qui profite le crime ? L’Essec n’est pas la rue d’Ulm, le tarif de la scolarité (15000€/an dit-on) non plus.
Je ne connais pas du tout la prépa mais j’aurais plutôt tendance à nuancer ta vision de l’université. Premièrement, je trouve les 2 premières années vraiment ignoble : un prof dans un amphi qui écrit ses notes sur un énorme tableau noir à une vitesse impressionnante pendant que les étudiants recopient bêtement. On t’oblige à admettre comme vrai ce qui n’a jamais été démontré mais comme l’inverse n’a pas été prouvé c’est vrai ?! ( loi de joule, principes de la thermodynamique,... ). A partir de la licence (informatique) on passe dans le culte de la débrouille : "Voilà ton objectif, maintenant tu te démerdes". J’ai beaucoup apprécié cette méthode d’enseignement qui m’a permis de me former en continu sur d’autres types de machines dites "en voie de disparition" comme les gros systèmes IBM et continuer à maîtriser les nouvelles technologies sans avoir à prendre de cours ou d’acheter des tonnes de bouquins.
oui, fini tes études, après tu te démerdes ;
et une fois sur le marché du travail, y a des haut et des bas, mais on fini par s’en sortir, crois - moi !!!
salutations à e&r.
J’aimerai nuancer certains commentaires, parce que j’ai l’impression que beaucoup parlent d’un système qu’ils ne connaissent pas. Il est important de prendre en considération une chose, c’est qu’au delà des prépas pour les écoles de commerce, les prépas pour les écoles d’ingénieurs sont également concernées par cette réforme. Je suis issu d’une prépa physique chimie, actuellement en dernière année d’école d’ingénieur, et mon expérience me montre deux choses :
En théorie, le système des prépas permet de tirer les élèves vers le haut, d’effectuer une forme de tri par le concours, et d’apprendre à apprendre. S’il est vrai que la quantité de connaissances à accumuler est colossale, la construction intellectuelle qui en découle est indéniable (en partie parce que nombre de théories scientifiques sont impossibles à reproduire sans une réelle compréhension. Donc non, les prépas n’apprennent pas qu’à enregistrer quantité d’informations sans réflexion)
En pratique, le pourcentage d’élèves effectivement "éveillé" en prépa comme en école d’ingénieurs est relativement faible. Les modalités du concours poussent les étudiants à se désintéresser du littéraire faiblement coefficienté et on trouve des génies scientifiques parfaitement illettrés (à mon sens bien loin de la tradition de l’intellectuel français polyvalent). Cette inculture politique, économique et sociale est à mon avis extrêmement dommageable, mais n’est pas le fait de la prépa, puisque ce manque de lucidité est palpable chez les gens issus de la fac que je fréquente beaucoup.
Et puisque je pense qu’il faut finir en proposant des solutions, mon avis est que le système français peut effectivement se passer des prépas, mais en élevant au préalable l’ensemble du niveau du CP au bac. Un système de résultat minimum au bac pour accéder à un type d’études donné ne me semble pas être une hérésie. Cela redonnerai une vrai valeur au diplôme et un enjeu réel sous forme de concours pour différentes études. En somme, l’égalité, mais par le haut.
Rappel à certains dans les commentaires ; ceci est affiché en rouge avant que vous postiez : [Ceci] n’est pas (...) un espace pour exprimer votre enthousiasme ou vos déceptions, ni de vous encourager à polémiquer (...). Cet espace est réservé à la mise en perspective des articles et vidéos du site. Ne seront donc acceptés que les commentaires argumentés et constructifs rédigés dans un français correct. A méditer...
Bonsoir Etant en terminale scientifique et allant rentrer probablement l’année prochaine en prépa physique chimie (PCSI), j’approuve fortement votre commentaire et je vous remercie de votre témoignage. (Je confirme également le fait que la plupart des scientifiques sont complètement abrutis sur des sujets tels que l’économie, la politique ou la religion. J’ai de plus fait connaissance aujourd’hui avec un quenellier de mon lycée... qui est en série littéraire) Je partage également la vision traditionnelle de l’intellectuel français polyvalent, qui est l’élite légitime que ce pays devrait avoir. Bonne soirée
En théorie, le système des prépas permet de tirer les élèves vers le haut, d’effectuer une forme de tri par le concours, et d’apprendre à apprendre. S’il est vrai que la quantité de connaissances à accumuler est colossale, la construction intellectuelle qui en découle est indéniable (en partie parce que nombre de théories scientifiques sont impossibles à reproduire sans une réelle compréhension. Donc non, les prépas n’apprennent pas qu’à enregistrer quantité d’informations sans réflexion)
====> c est peut etre le cas pour les filieres scientifiques, mais en filiere eco on apprends jamais a verifier la moindre theorie scientifique. On se contente d apprendre les conclusions et il est de mise de finir son devoir en soulignant l interet de tel ou tel concept keynesien, neo liberal ou monetariste. Les tonnes de calculs effectues (ou pas) pour en arriver la sont eludes et un manuel un peu complet suffit, avec les cours du prof. Idem pour l histoire economique, on ouvre jamais le moindre travail base sur des archives. Seulement des manuels.
Cette attaque contre les CPGE et les filières de formation des ingénieurs est dans la ligne directe des autres attaques visant à notre perte d’autonomie et de souveraineté.
Je ne suis pas sûr, à voir les commentaires précédents, qu’on comprenne la gauche du travail de la même façon. Des profs qui ont fait normale sup et qui forment nos ingénieurs, civils et militaires, ne devraient pas voir leurs salaires (pas extraordinaires, comparés aux salaires des ingés qu’ils forment) baisser, mais plutôt avoir la reconnaissance de la nation.
Comparez un peu avec les notaires : études comparables, intérêt pour la société moindre, travail moindre, salaires beaucoup plus élevés, cooptation maçonnique (on est loin des concours anonymes et gratuits des ENS, croyez-moi, je connais bien le milieu...). Cette attaque des profs de CPGE est minable. Ils y a des tonnes de fonctionnaires plus payés, moins utiles pour la nation (voir nuisibles) et moins travailleurs qu’eux.
Quand je vois tous ces commentaires de militants E&R derrière Peillon... vous me foutez le cafard. Vous croyez que ce gars s’attaque à ces profs pour quoi ? Pour faire des économies ? Vous avez vu les économies calculées : 20 millions d’euros, c’est de l’ordre du 10 millième du budget de l’éducation nationale ! Achète une bagnole à 10 000 euros dans mon garage, et je t’offre un porte-clef, il est content le n’acheteur ?? Il l’aime bien son n’on’os ?? Réfléchissez 30 secondes, et rappelez-vous un peu de qui est Peillon... Si vous croyez que derrière la tête, il a le bien commun, la justice sociale, et l’intérêt de la France, vous avez un sérieux problème.
votre commentaire respire la sincérité ! selon moi, cette réforme vise aussi à resserrer toujours davantage les entrées aux grandes écoles, les réservant à une petite élite et à des prétendants argentés - en tout cas, leurs parents ! notre système se rapproche à grands pas de l’école américaine : une instruction low cost pour la populace et les bastions de l’enseignement "première classe" pour une toute petite élite...de plus, cette "réforme" vise également à préparer le terrain à l’arrivée d’ingénieurs "low cost", venant d’Asie ( Chine et Pakistan, par exemple)...la France est en voie de disparition !!! si le sursaut doit venir, c’est maintenant ou jamais, car dans 10 ans au plus, ce sera trop tard...car un pays ne peut perdurer- sans même parler de prospérer- sans élites savantes et ingénieuses -et des élites issues du terroir, bien sûr ! car si dans 15 ans, une majorité de nos cerveaux est issu d’Asie, alors les centres de décision du pays- et du continent- s’en trouveront déplacées !!!
Bonjour à tous, j’ai lu vos commentaires et la plupart émanent de personnes ayant un bon, voire brillant, parcours scolaire et je ne sais pourquoi je me suis demandé "et si ce courrier c’est juste pour débusquer ceux qui fréquentent E@R parmi les, ou futurs, ingénieurs chercheurs etc. .." Cf un article sur Rue89 qui disait" ..ceux qui suivent Soral sont structurés .."
Très bon article ! Bravo à "A.B." et à Égalité&Réconciliation pour cette publication. Ça me rappelle exactement ce que je suis en train de lire en ce moment, à savoir "La violence des riches ", de Michel Pinçon et "États de choc - Bêtises et savoirs au 21e siècle", de Bernard Stiegler". Le premier parle beaucoup du fait que tout les dirigeants passent par ENA ou sciences-Po, et regroupe beaucoup d’informations très pertinentes sur tout les Riches de France. Le second se concentre sur l’avenir de l’Université et sur la direction abrutissante vers laquelle elle se dirige, en analysant pars quels médias ou techniques nous en sommes arrivés là. Je vous les recommandes si ces sujets vous intéresse !
Bonne fin de journée à vous.
Bonsoir,
Si ce commentaire passe l’étape de la modération par l’administrateur du site, qui j’espère le publiera pour montrer son attachement à la liberté d’expression, j’aimerais dire ceci :
Je m’appelle Clément Pairot et suis étudiant à l’ESSEC. J’ai eu connaissance de cet article par une alerte google qui référence les articles paraissant sur cette école.
Je n’ai pas vos opinions mais je suis favorable à la liberté d’expression. En revanche je ne supporte pas que l’on s’arroge une quelconque légitimité en se revendiquant d’une institution dont on est simple membre tout en profitant de l’anonymat. En ne donnant pas ton identité A.B. tu laisses le lecteur de ton courrier croire que ton opinion est plus ou moins largement répandue dans ton école - et plutôt plus que moins - puisque tu t’associes à l’institution entière. Ce n’est pas honnête et ce n’est pas digne de quelqu’un qui s’il a des opinions doit avoir le courage de les porter.
Ainsi, A.B., tu as le droit d’avoir tes opinions politiques mais tu ne peux pas selon moi te contenter de signer de tes simples initiales, si tant est que ce soit les vraies. Sans lancer une quelconque chasse aux sorcières je pense que par honnêteté intellectuelle tu devrais soit ne pas te revendiquer de quelqu’école que ce soit : l’important dans ton texte est que tu as fait une prépa et que tu considères qu’elle t’a aidé à réussir ; soit décliner ta véritable identité. Dans l’attente de cette clarification, je te souhaite une bonne fin de journée.
Alors, M. Clément Pairot, que veux-tu donc faire avec son nom, à notre ami ? Mh ?
Retourne donc à tes études mon cher Clément. Je te conseille l’étude des années 50 aux États-Unis, cherche au chapitre « Maccarthisme » dans ton petit manuel d’histoire pour les soumis. Il me semble que tu manques un peu de culture sur ce sujet...
Et s’il te reprend l’envie de poursuivre tes camarades pour leurs écrits ou leurs pensées, relis donc une seconde fois. La lecture, ça t’évitera bien des conneries.
E&R prodigue ses bons conseils et ne facture pas. Merci d’être venu nous voir, et « de rien », c’est avec plaisir.
Bonjour Clément, Je ne comprends vraiment pas le sens de ton message. L’auteur a simplement commencé son message par "Etudiant à l’essec,...". Je ne vois pas en quoi il se prétend parler au nom de l’essec. Respirons un grand coup et calmons nous, pas besoin de paniquer à ce point parce qu’un étudiant de ton école a posté un message sur ER.
Cher Mr A.B,
Venant d’une famille modeste, n’ayant que le bac, et vivant actuellement en dessous du seuil de pauvreté, ma perspective d’avenir la plus optimiste est un cdi à 1600 Euros dans n’importe quel domaine pourvu qu’on veuille de moi. Et j’ai bien peur que mon cas soit celui d’un nombre considérable de Français…
Pour cette raison, je crois pouvoir être légitime pour vous répondre au nom de la classe « populaire » dont vous réclamez le soutien auprès de Mr Soral.
Si j’ai bien compris : vous défendez l’ascenseur social en panne (méritocratie) pour faire partie d’une élite dotée d’un esprit critique, tout en accusant l’égalité des chances à la Peillon.
Pour commencer, Nous avons tous ici compris l’escroquerie de l’égalitarisme obsessionnel de notre élite. Leurre qui permet de cacher l’uniformisation à la baisse des individus dans tous les domaines.
Mais pour « la méritocratie », l’égalité des chances pour les plus intelligents, ou pire, entre les plus intelligents et les privilégiés, les choses me paraissent confuses.
« L’ascenseur social », dont vous pensez être le dernier bastion, pour moi, n’existe pas. Vous reconnaissez vous-même l’inefficacité du collège et du lycée, et c’est un fait que les enfants de pauvres soit une infime minorité à être diplômés de grandes écoles. Et parmi tous les diplômés de grandes écoles, seule une infime minorité aura de l’importance dans les lieux de pouvoir Français. Puisque seuls les plus « compatibles » aux intérêts conservateurs, sont choisis pour faire partie de l’élite dirigeante (ceux qui décident l’idéologie dominante). J’ai bien peur que l’espoir d’élitisme vendu par les grandes écoles ne soit aussi qu’un leurre…
De ce fait, l’ascenseur social ne vous amène pas jusqu’à l’élitisme. Encore moins si vous conservez votre esprit critique. Au mieux vous deviendrez un super cadre soumis à l’idéologie dominante (seulement par carriérisme) sans jamais avoir votre mot à dire sur cette dernière avec option de réussite dans entrepreneuriat. Je connais pas mal de gens sortis de l’ESSEC à mois de 3000euros par mois, sauf rares exceptions, qui ne font pas du tout partie de l’élite. 1/2
De ce fait, l’ascenseur social ne vous amène pas jusqu’à l’élitisme. Encore moins si vous conservez votre esprit critique. Au mieux vous deviendrez un super cadre soumis à l’idéologie dominante (seulement par carriérisme) sans jamais avoir votre mot à dire sur cette dernière avec option de réussite dans entrepreneuriat. Je connais pas mal de gens sortis de l’ESSEC à mois de 3000euros par mois, sauf rares exceptions, qui ne font pas du tout partie de l’élite. 1/2
=> En effet, diplômée de Sup de Co Reims fin 2010 - école certes bien moins prestigieuse - je suis arrivée sur un marché du travail plus que tendu et touche aujourd’hui 2400e net (avec très peu d’avantages à côté, petite boîte oblige) après 3 ans d’expérience pro et un apprentissage de 2 ans dans un grand groupe. Pas de quoi mener la grande vie quand on habite à Paris.
Je connais pas mal de jeunes diplômés qui ont dû, pour leur part, passer par la case stage et qui ont débuté leur vie pro avec un joli crédit sur le dos (ça permet de prendre des bonnes habitudes pour le crédit immo remarquez). Chaque parcours est différent et certains négocient mieux que d’autres, mais reste que nous sommes TRES nombreux à sortir formatés des écoles de commerce : comme tout produit soumis aux lois de l’offre et de la demande, le prix baisse quand la denrée se fait moins rare.
Après 2 ans de prépa et 3 ans d’école à vous entendre dire que vous êtes "l’élite de la nation" (haha), le retour à la réalité est rude... ceux qui ont intégré les écoles de commerce ces 5 dernières années et qui, comme moi, n’ont pas de réseau savent (ou ils s’en apercevront bien vite) que l’investissement de départ (+ de 9000e / an) est de plus en plus long à rentabiliser.
Quant au contenu des cours, il laisse clairement à désirer et je confirme que l’esprit critique n’est pas au programme. Ceci dit, c’est une bonne introduction à votre future vie professionnelle où ce dernier est généralement prié de rester devant la porte.
Une adepte des jobs-éoliens (oui, je brasse de l’air... et ca souffle dur en ce moment !).
2/2 Sachez que je ne remets pas en question la pertinence du système élitiste. Nous avons toujours été dirigés par une élite conservatrice et c’est pour moi la meilleure configuration à condition que l’intérêt général ait de l’importance, ce qui n’est évidemment pas le cas aujourd’hui (comme vous le faites justement remarquer).
Pour finir, il me semble que La politique de main tendue d’e&r (jonction entre classe moyenne ouvrière et petit patronat, entre droite des valeurs et gauche du travail), devrait ce fait autour d’intérêts communs.
J’ai donc du mal à comprendre l’intérêt qu’auraient les classes populaires à sauver un ascenseur social quasi inexistant qui ne nous concerne pas lorsqu’il s’agit de défendre leurs intérêts de classe bien compris.
D’autant plus que nous avons d’innombrables luttes communes à mener (comme l‘arrêt du marché transatlantique, la sortie de l’euro, la nationalisation de la création monétaire, l’arrêt de la spéculation sur les denrées alimentaires, l’augmentation de la tva qui arrive, l’éco taxe etc…) et que les manifestations ne servent strictement à rien…
Pour être plus clair, J’ai pour ma part l’impression que Mr Soral diffuse votre courrier pour venir glaner un peu de popularité chez les futurs cadres du système et non réellement pour défendre l’esprit critique de nos futures élites…
Et puisque vous êtes sans doute une personne brillante, je vous serais très reconnaissant de bien vouloir éclairer ma lanterne à ce sujet.
Sincères salutations, et bonne fêtes à tous ! Sylvain
Je suis loin d’etre d’accord avec cet article !
Pour etre moi-meme passe par une prepa (pas mauvaise du tout !) puis etre alle a la Sorbonne, je trouve que les mots de l auteur sont completement biaises.
La prepa m a beaucoup appris et je le reconnais, mais quand je suis arrive a fac j ai vraiment appris a apprendre, c est a dire, developpe une methode de recherche qui permet d etudier des documents historiques d un point de vue critique et donc soi meme de pouvoir verifier et contester l information qu on nous donne. Le contenu de ce qu on m a appris en prepa stimulant. Mais ce n est certainement pas en revisant ses cours qu on devient capable de remettre en cause les informations qu on nous donne. Au contraire, a la fac, chaque eleve fait ses propres recherches, du moins en histoire, et ce des la licence. Les profils sont bien plus divers que ceux de la prepa, d ou un doute personnel sur l idee que la prepa favorise l ascension sociale. Et d autre part, on rencontre bien plus de personnalites interessantes a la fac qu en prepa ou regne le conformisme et des ambitions purement materialistes (ou elitistes) dans la grande majorite des cas.
Qu il y ait des magouilles a la fac, c est bien vrai, et je sais tres bien que l Unef se comporte souvent a la limite du racket tout en desinformant les nouveaux eleves. Mais mettre en valeur la prepa par rapport a la fac de cette maniere, c est franchement n importe quoi.
