Les trois armes de l’Iran : les missiles, le détroit, les câbles
23 mai 20:10, par MauriceTrois guerres qui rapportent gros, Afghanistan, Ukraine, Iran.
Le projet de corridor énergétique (comme le gazoduc TAPI) a été l’un des intérêts stratégiques majeurs. Sa concrétisation nécessitait un Afghanistan "pacifié" et un gouvernement stable. Or, pour tenter d’atteindre cet objectif, les États-Unis ont injecté environ 150 milliards de dollars dans la reconstruction du pays .
Ce gigantesque chantier, géré par des agences comme l’USAID, est devenu une véritable "vache à lait" pour les entreprises américaines.
Fin du retrait d’Afghanistan : Le retrait militaire américain s’est achevé fin août 2021,
Six mois après ce fût la guerre Ukraine Russie.
2022-2024 : La guerre en Ukraine dure. Les banques américaines (Citi, JPMorgan, etc.) sont présentes et tirent parti de la volatilité, mais sans "panache" héroïque. Leurs profits sont déjà en hausse, mais ce n’est rien comparé à la suite. Début 2026 : Le conflit majeur avec l’Iran éclate (frappes américano-israéliennes, fermeture du détroit d’Ormuz). Mi-2026 (MAINTENANT) : Les banques américaines viennent d’annoncer des profits historiques grâce à cette guerre. L’Ukraine, elle, est toujours en guerre : Les États-Unis ne sont pas "sortis" d’Ukraine. Ils continuent d’y envoyer de l’aide et leurs banques (comme Citi) y opèrent toujours, les deux conflits se chevauchent. Mais le second a apporté aux banques un jackpot bien plus gros et plus rapide que le premier. Pourquoi l’Iran rapporte plus que l’Ukraine ? Le conflit iranien est une "affaire en or" pour Wall Street pour des raisons structurelles.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Au premier trimestre 2026, les six plus grandes banques américaines ont engrangé 47,7 milliards de dollars de bénéfices. JPMorgan Chase a enregistré 11,6 milliards de dollars de revenus de trading (son record absolu) et un bénéfice net de 16,5 milliards. Citigroup a vu son bénéfice bondir de 42 %. Goldman Sachs, Morgan Stanley, Bank of America : toutes affichent des hausses à deux chiffres de leurs revenus de trading, portées par la volatilité des prix du pétrole et des marchés. Comme le résume ironiquement un article de WION : "Banks always win" (Les banques gagnent toujours).
Alain Soral et E&R
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