J’ai eu une enfance joyeuse pour ne pas dire normal. J’étais dans une petite école maternelle et primaire. Tout se passait bien pour moi, pas de problème scolaire et social. Arrivé au collège, je retrouvais comme chaque année mes amis d’enfance. Puis petit à petit quelque chose n’allait pas. La manière d’apprendre était différente. Les cours se résument à bla bla bla (prof qui parle) + dictée du cours. Bref je m’ennuyais au contraire du primaire car on travaillait en cours donc pas le temps de s’ennuyer. Le collège c’est aussi le début de l’âge bête et je n’aimais pas les élèves turbulents dégénéré. Je ne vous raconte pas les emplois du temps hétérogène. Se lever à 7 heures, revenir à la maison à 18 heures pour encore s’occuper de l’école et faire les "devoirs". Devoirs qui auraient du être fait en cours pour apprendre par soi-même et non pour apprendre les cours par coeur comme une poésie. J’étais trop fatigué et je ne sais pas comment les autres faisaient pour tenir. J’ai redoublé la sixième et la quatrième. Malade de l’école j’en pouvais plus. Je vomissais à chaque rentrée scolaire ou vacance. J’étais au bord du suicide et je gardais tout ça pour moi.
Ensuite on m’a envoyé en BEP Comptabilité deux ans puis bac pro deux ans. Ce fut un soulagement. Moins de cours, plus de travail en cours pour les matières professionnelles. Par contre encore beaucoup de bla bla pour l’histoire-géo, français l’économie et droit. Aujourd’hui j’en conclu que cela servait à lobotomiser les élèves, c’est bien dommage. J’ai eu la chance de faire un BTS dans le même domaine puis de l’avoir obtenu fut la revanche de ma vie. Bien sur je sais que c’est un métier parasite car maintenant j’en souffre dans le monde du travail moderne esclavagiste. Je compte me reconvertir dans un métier manuel et vivre à la campagne.
Pour conclure sur cet article. De l’école, j’ai eu le meilleur, le pire, le moins pire, le meilleur.
Alain Soral et E&R
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