On pourrait les appeler les quatre mousquetaires, mais pas de Macron, l’homme qui risque de nous porter la poisse en Coupe du monde le 11 juin. Ces quatre champions incarnent le nouveau sport français, décomplexé, victorieux, une génération dorée qui se déguste sur tranche.
On va tout de suite (tenter d’)évacuer le débat sur la couleur de peau. Les identitaires n’aiment pas le passage de l’équipe de France du blanc au noir en moins de cinquante ans. On regarde le 11 de 1965, celui de 1979, et enfin celui de 2026.
C’est vrai que le tableau s’assombrit, mais les titres s’accumulent.
C’est évidemment le résultat de l’immigration, mais plus sûrement le croisement structurel entre pauvreté et pratique des sports collectifs. Ce qui voudrait dire que les prolétaires blancs sont montés en grade dans la société, ce qui est un fait, et que le prolétariat blanc a été remplacé par un prolétariat de couleur, ce qui ne change structurellement pas grand-chose à la lutte des classes (sauf que les immigrés sont moins organisés collectivement, ce qui arrange le grand patronat). Ça réactualise le marxisme en noir et blanc.
Cependant, les identitaires diront que si l’on ne trouve plus de Blancs parmi les champions du foot (le dernier en date, c’est Griezmann), c’est parce qu’au niveau des petits clubs, donc de la détection, les Blancs ne trouvent plus leur place, communautarisme immigré ou solidarité de couleur obligent. Ce n’est pas totalement faux, mais pas totalement vrai non plus : les Blancs qui touchent leur bille ne se font pas tabasser par leurs partenaires dans les vestiaires ou priver de ballon sur le terrain.
Bref, le visage de la France change, elle se créolise, et le débat est loin d’être terminé. Il y en a même qui font de la négrification de l’EDF un signe de supériorité raciale ! Là, c’est du Kemi Seba dans le texte.
@flofootballclub Alors t’as compris la raison toi ? 😂😂
Il se trouve que parmi nos quatre mousquetaires, deux sont de couleur, et deux en noir & blanc. Il y a donc deux nazis et deux islamo-gauchistes racisés, selon la terminologie officielle.
Seixas, c’est la petite perle qui monte dans le cyclisme : Wemby, la star des Spurs qui enchante le public amerloque ; Marchand, le maréchal soviétique de la nage qui c(r)oule sous ses médailles ; et Olise, le dreadlocker du Bayern qui met des lucarnes rentrantes de l’intérieur du pied gauche. Ajoutons un cinquième mousquetaire, LBB, auteur de neuf essais pendant le dernier tournoi des Six Nations.
Marchand, l’homme lingot (le Rothschild de la flotte ?)
Wemby n’est pas que grand, il est immense
Seixas sans complexes à 19 ans
Olise crucifie le Real à la 90e
La même contre Mayence en Bundesliga
Louis Bielle-Biarrey a tué le crunch
La tête et les jambes
On aurait pu reparler des frères Lebrun, mais on en a déjà reparlé. Pourquoi ce passage en revue générateur d’autosatisfaction nationale ? C’est pour dire que globalement, malgré les déclinistes et autres défaitistes, et surtout destructeurs-revendeurs de notre pays, la France continue à produire des pépites dans tous les coins.
Par exemple, en IA, derrière les mastodontes américains ou chinois, la France a développé Mistral et plus récemment Gilbert (chez Lexia), une IA vocale qui évite de passer par les prompts. La France, malgré ses ressources limitées en R&D par rapport aux deux géants (on peut ajouter l’Inde), reste le pays des idées, et c’est dû à une longue culture. En France, on ne vole rien aux autres, on ne rachète rien, mais on crée beaucoup et on se fait pomper ou racheter nos idées. Exemple, Macron et l’EPR chinois...
☢️ 🇨🇳 La Chine s'impose comme le futur géant du nucléaire mondial avec ses propres réacteurs. 🇨🇳
Pendant ce temps, la France de Fessenheim et des éoliennes se noie dans la paperasse et l'écologie punitive.
On a inventé la puissance, ils l'exécutent. Réveil ou déclin ? 🔥… pic.twitter.com/ULOI9WYNCP
— GDams (@Gdams70) April 23, 2026
À ce sujet, on ne résiste pas au désir cruel de rediffuser une idiote qui donne des leçons à un Nobel. Ça nous rappelle les connasses de la presse et de la télé qui crachaient sur Luc Montagnier pendant le covidisme. Le mal français, c’est aussi ça, le renversement de compétences entre les improductifs et les productifs.
Quand Dominique Voynet expliquait au prix Nobel de physique Georges Charpak qu’il faudrait préférer le gaz au nucléaire, celui-ci présentant selon elle « un risque bien moindre d’accentuer l’effet de serre »... pic.twitter.com/3ULY2X97Qs
— Documentaire et Vérité (@DocuVerite) April 25, 2026
Nous, pour une troisième Coupe du monde, pour une troisième étoile sur le maillot des Bleus, on est prêts à oublier notre racisme du 11 juin au 19 juillet. C’est ça, le patriotisme : ça transcende tout !


et
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