Speed dating : le bal des nazes

Publié le : dimanche 8 février 2026
Modifié le : lundi 9 février 2026
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Source : E&R
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On commence cette rubrique sociétale par un Polnareff, qui donne le ton. Les drames se nouent en silence. Château, bal, amour, tragique ; ce sera le quarté de ce qui suit, en moins distingué. On s’excuse pour le titre, qui paraît méprisant, mais au fond, cela devrait servir de claque aux gens qui font fausse route en achetant de la rencontre.

 

 

Nous voici deux siècles plus tard, en Alsace, du côté de Sélestat. Il est question de la souffrance des célibataires. Avant, on disait les gens seuls, les solitaires, on a même appelé ça la maladie du siècle (le mal de dos aussi, puis le cancer). Des quinquas tentent le tout pour le tout afin de trouver l’âme sœur. Pour une fois, on ne va pas envoyer Camron au charbon, tout est dans le doc.

« Dès que je sonne la cloche, les messieurs changent de place ! »

 

On va faire court : l’ultralibéralisme détruit le couple pour le reconstruire, mais en multiple. On brise le couple à vie, et on vend du micro-couple en série. On ne critique pas, c’est un fait. Entre deux couples, il y a la rencontre, et cette fracture dans la vie de beaucoup est devenue un marché juteux. Idem avec la guerre : on détruit un pays, et ce faisant, on ouvre un nouveau marché, gigantesque, celui de la reconstruction. On pense à Gaza, à l’Ukraine.

Tout dans ce doc est désespérant, pour les cobayes en question, et pour ceux qui regardent. Quand on se respecte, on ne descend pas aussi bas, mais la peur de la solitude justifie tout : il faut absolument faire couple, couple que les tentations envoyées par le même Système viendront menacer... Il faut être fort pour rester en couple aujourd’hui, plus fort que le Système !

En regardant ce doc qui met mal à l’aise, on se dit qu’une grande partouze à mille personnes permettrait de balayer toutes ces arnaques, ces normes sociales à la con, et faire que chacun et chacune se rencontrent selon d’authentiques affinités… Mais on n’est pas sur l’île de Jeffrey, il paraît qu’elle a fermé, et qu’il reste un lieu dans le désert, avec des souterrains…

Il y a tant de répliques cultes dans ce reportage qu’on a renoncé à tout noter. On a bien aimé celle-ci : « On va s’mettre une petite série. C’est une très belle femme Léa Drucker. » Quand on en est à trouver l’actrice du Bureau des légendes belle, c’est qu’on est au fond du trou. Il y a aussi un fabuleux « je pense qu’elle me regarde », juste avant de se prendre un râteau : « T’as déjà oublié mon prénom ? » L’image de fin est triste, vraie : « Malgré tous ses efforts, Véronique n’a pas croisé son prince charmant. […] Michèle, elle, n’a pas trouvé l’amour, mais une nouvelle bande d’amis ». Et nous on a trouvé un sujet.

On aurait envie d’être ailleurs, dans un autre système solaire (demander à Thomas Pesquet, qui a disparu après sa gaffe lunaire au profit de Sophie Adenot, si c’est possible), mais on reste scotchés, fascinés par cette descente dans l’âme humaine, qui accepte tout. Il n’y a pas de révolte, pas de colère. Tous, marqués du stigmate de la solitude, cette pauvreté relationnelle, acceptent leur sort et se laissent conduire à l’échafaud de la course en sac, victimes d’un système de prédation qui vole leur intimité, leur bonté, leur souffrance. Comme dirait Johnny Cash, la souffrance, c’est le seul truc qui est vrai.

 

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Le 8 février à 22:02 par Hombre
#3592445

"Speed Dating XXL", pourquoi toujours des titres en Anglais chez les français ? Je ne parle pas de l’article, mais de la foire aux rencontres. Je n’ai pas pû regarder la vidéo plus que 2 minutes, je dis bien 2.

Le 9 février à 09:44 par toto l’asticot
#3592514

C’est archi simple : les anglais nous ont apporté
- le speed dating
- le fist fucking
- le body count
- le doggy bag / style etc. et les français ont apporté aux anglais
- bon appétit
- rendez-vous ( souvent amoureux ) ..... la qualité française par opposition à la vulgarité anglo-saxone et ce n’est qu’un premier jet, chacun trouvera un mot français utilisé en Angleterre et un mot anglais utilisé en France

Le 9 février à 12:41 par GAFA et moi
#3592536

"pourquoi toujours des titres en Anglais chez les français ?"

parce qu’on est colonises, parce qu’on est americains.

Le 10 février à 09:38 par Miles Davis
#3592652

Par ce que l’Anglais se chante mieux. Et comme le gang joue de la mandoline, c’est pour que tu puisse mieux chanter avec eux.

Le 10 février à 11:00 par Sev
#3592664

Je suggère encore une fois ici, pour ceux qui veulent avoir des billes argumentaires concrètes en cas de discussions sur le thème "l’anglais est à 70 % du français mal prononcé, modifié et détourné", la lecture de : "L’EXTRAORDINAIRE HISTOIRE DU FRANÇAIS EN ANGLAIS" d’Anthony Lacoudre.

Le 8 février à 22:09 par Shen
#3592447

Bonne chance à tous pour l’amour, le mariage se prend par la macronie le dernier clou dans son cercueil avec l’abolition du devoir conjugale, après que l’Etat ai inventé le crime de viol conjugale, la prestation compensatoire, les impôts, les allocations familiales rognées et rendu les femmes bouffies par l’industrie sucrière. Je dois en oublier. Tu m’étonnes que les français ne font plus de gosses.

Le 9 février à 02:42 par Anonyme
#3592475

La prestation compensatoire... Une dissuasion puissante. La solitude est devenu un fléau. Dans toutes les classes sociales.

Le 9 février à 06:43 par Clofer
#3592488

J’ai rencontré mon épouse dans une agence matrimoniale et nous sommes mariés depuis 47 ans. Voilà, c’est comme ça, pas de recette, pas de conseils, c’est comme ça et c’est tout. Je remercie malgré tout le Ciel pour sa protection.

Le 9 février à 13:22 par Alençon
#3592541

Dans le domaine conjugal , comme dans tant d’ autres , l’ état -CàD l’ ingénierie des politiques publiques- a volontairement détruit ce que la Nature fournissait gratuitement à l’ amour , à savoir la nécessité de l’ autre pour s’ accomplir en tant qu’ adulte et parent .

La prétendue égalité des droits s’ est concrétisée en une furieuse discrimination anti-pères et la négation de l’ altérité des sexes.. Jamais je n’ oublierai Najat Vallaud-Belkacem à l’ Ass.Nat. enfonçant le dernier clou du cercueil de la paternité par ces mots "..mais messieurs , faites donc confiance aux femmes !" , le sourire aux lèvres bien entendu.. J’ espère que les enfants de France détruits par des divorces inutiles , des monoparentalités débiles , des familles perdues , iront chercher ces vipères jusque dans les chiottes de la république , pour leur rendre leur monnaie du progrès !

Le 8 février à 23:55 par lulu67
#3592457

C’est surtout le fait de voir leurs tronches dissimulées derrière de pauvres masques qui fait perdre foi en la nature humaine...

En tout cas, sur internet ou dans un salon, un château ou tout autre événement il y a du pognon à se faire sur la misère affective de ses pauvres gens...

Le 9 février à 08:25 par Le radeau de la Méduse
#3592500

".C’est surtout le fait de voir leurs tronches dissimulées derrière de pauvres masques qui fait perdre foi en la nature humaine... "

Dans ce domaine ils ont pris de l’ avance, grâce au "covid"...

Le 9 février à 00:29 par Bise de la Mer
#3592459

La voix de la speakerine toujours cette voix irréelle horrible monotone robotique pour accompagner ces laidrons que même mon chien ne voudrait pas pour se faire accompagner !!!

Le 9 février à 00:59 par Raoul de Godewarsvelde
#3592461

On ne sait pas où se rencontrent les gens..

Dans quel endroit la mère bretonne de Polnareff a croisé son père juif ukrainien ? Quelle merveille cette voix, jamais égalée.

Et Alan Stivell ,où diable sa mère ashkénaze a t elle dégoté son amoureux originaire de Pontivy ? Alan Stivell est sûrement le musicien français , vivant, ayant le plus bourlingué à l’étranger .

C’est la playlist des boomers qui est surtout pitoyable dans ce document de merde.

Le 9 février à 01:42 par Yankee98
#3592466

Les applications de rencontres, ça marche, vraiment.

Parce qu’on peut prendre son temps, filtrer, voir au préalable à qui on a affaire.

C’est important de prendre son temps pour cerner l’Autre avant toute rencontre physique, que ce soit pour 5 ans, 10 ans, 15 jours ou une demi-nuit.

Le « speed dating » est donc un concentré d’absolument tout ce qu’il faut éviter de faire, ou plutôt de ne pas faire, pour rencontrer une partenaire.

Ça présente tous les défauts de la dragouille classique en situation, à savoir le piège de la pression immédiate l’air de rien, et tous les défauts des rencontres en ligne, notamment la légèreté des échanges.

Un peu comme les véhicules à trois roues : tous les inconvénients de la voiture, et tous les inconvénients de la moto.

Le 9 février à 04:50 par Fela Kuti
#3592481

on est tous hackés du cerveau par la société de consommation, mais les femmes le sont encore plus, leurs exigences sont lunaire.

La solitude, si elle est choisie est bénéfique, par contre si elle est imposée, cela peut donner des dégâts au niveau neurologique.

Le 9 février à 07:27 par Screenager
#3592492

La solitude est une des maladies du siècle en Occident.

Les forces qui ont travaillé depuis des décennies l’homme et la femme afin de les éloigner peuvent aujourd’hui être satisfaites du travail accompli.

Nous sommes dans une société où le conjoint doit cocher toutes les cases sous peine d’être recalé à l’examen. Trouver l’amour s’apparente désormais à faire ses courses – le logo d’un site de rencontre n’est-il pas un homme renversé dans un caddie ?

Avec le féminisme, l’incel, les désaccords politiques, les désaccords climatiques, pour ne citer que ces sujets, si vous êtes du mauvais côté, vous n’avez aucune chance.

Mieux, si vous dites que vous suivez Alain Soral et ER, que la pseudo-crise du COVID était une entourloupe, et que vous n’avez rien contre Poutine, vous êtes considéré comme une personne dangereuse, qu’il faut éviter, voire dénoncer.

Par contre, si vous êtes pro-migrant, pro-LGBT, pro changement-climatique, pro-écriture inclusive, pour les vaccins, là, vous rentrez dans un certain moule qui peut vous faire espérer rencontrer « l’âme-sœur ».

Il ne faut évidemment pas faire une généralité, bien des facteurs entrent en compte. Mais à cela s’ajoute le fait qu’être couple est présenté désormais comme une corvée : pourquoi partager à deux quand on est préoccupé que par soi-même ? Pourquoi avoir un homme pour faire des enfants quand on peut se faire inséminer ? Pourquoi devoir trouver un équilibre en couple alors qu’une montagne de plaisir nous attend lorsqu’on est seul et qu’on peut faire ce qu’on veut sans avoir de compte à rendre ?

J’ignore si la tendance s’inversera, mais ce qui est certain, c’est que cet hédonisme, qu’il soit du côté de la femme ou de l’homme, ne rend pas plus heureux ces derniers : la sinistrose n’a jamais été aussi forte dans le pays alors qu’on ne cesse de nous vanter l’égoïsme comme le nec le plus ultra…

Et pour parfaire ce tableau déjà sombre, on trouve des sites de rencontre encourageant l’adultère. Niveau effondrement moral, ça se pose là…

Le 9 février à 07:38 par cousin
#3592493

Basique ! Ne divorcez jamais ! Mais le système le veut ? Ben fu.k le système ! Apprenez à faire fuir le malheur . C’est tout un art à notre époque

Le 9 février à 08:25 par bougre
#3592499

Devenir vieux ca commence par ne pas assumer son indépendance de corps et d’esprit.

Le 9 février à 16:34 par Pifou
#3592565

Non, c’est de voir les années passer et son corps tomber en ruine lentement.

Le 11 février à 17:14 par rougette
#3592935

Vous parlez comme un livre aurait dit mon père... La vieillesse c’est être dépendant de tout quand le corps se barre. J’ai connu ce naufrage avec mes deux parents nés entre deux guerres dans des conditions que vous imaginez. Je vous assure que l’instinct de survie ne les a jamais quitté. C’est juste la vie qui s’en est allée....

Le 9 février à 08:29 par nico
#3592502

Camron , que j’ai découvert grace a vous dit tout a ce sujet C’est très dur a entendre mais c’est la réalité .

Le marché de la rencontre n’est pas la place d’une femme de 50ans . Le marché de la rencontre est en réalité le marché du désir. Le deal c’est sexe contre engagement. Aucun homme n’a envie d’une femme de 50ans a part quelques rares exceptions si elle est encore très belle ou si elle l’est moins avec des mecs désespérés ou encore avec ceux qui fantasment sur des cougards mais qui dans tous les cas n’aura aucune envie de s’engager avec elle.

La place d’une femme de 50ans est le foyer qu’elle a fondé et le cercle affectif qui en découle. Si elle a divorcé, c’est triste pour elle , mais c’est la solitude assurée , car même un homme de 50 n’a pas besoin d’une femme de cinquante ans.

II préfèra bien souvent être seul ,aller voir ses potes au bar, que de se faire refourguer la "vielle de quelqu’un d’autre "

Le 9 février à 18:26 par Sabrina
#3592578

Vous vous trompez et êtes tombé dans le piège des vidéos du genre de "Camron diffusion" qui surfe sur la misère affective des hommes. Ça vous rassure de penser qu’apres un certain âge, les femmes galèrent à trouver un homme qui veuille d’elles. Faites un test : prenez sur internet la photo d’une femme lambda de 50 ans (voire plus) et inscrivez vous sur un site de rencontre, vous verrez que vous serrez inondé de messages dès le premier jour. Heureusement qu’il existe encore des hommes non superficiels qui cherchent tout simplement une compagne de leur âge afin de partager le quotidien.

Le 9 février à 22:19 par lulu67
#3592609

@Sabrina

Il est vrai qu’une femme quelconque de 50 ans inscrite sur un site de rencontre sera inondée de messages mais ce sera surtout pour servir de purge... D’ailleurs la femme dans le reportage le dit également...

Savez vous comment un homme se rend compte de son âge avancé à l’approche de la cinquantaine ?? C’est lorsque plus aucune femme de son âge ne l’attire... (véridique ?)

Le 10 février à 15:23 par Arkanoid
#3592722

Heureusement que Sabrina est là pour nous expliquer ce que veulent les hommes...

Le 10 février à 18:28 par nico
#3592756

@r lulu67 Je confirme totalement vos propos J’ai la cinquantaine, je ne suis pourtant pas arrêté sur l’âge , je suis totalement ouvert a rencontrer une femme de 50 ans si elle est encore attirante et bien conservée, mais mon dieu comme les femmes viellissent plus mal que les hommes ! c’est un fait .

Je veux dire tous les hommes ne sont pas focrecement plus attractifs passé 50ans , mais il y en a encore plein, rien que parmi les célibrités on en compte des dizaines, surtout ceux qui s’entretiennent et qui font du sport , alors que les femmes de plus de 50ans dans leur grande majorité franchement j’ai limpression de voir ma mère. Si un mec n’a aucune motivation sexuelle envers une femme, il n’a aucune motivation tout court pour aller vers elle . C’est triste mais c’est la réalité .

Le 10 février à 21:42 par Gaëtan
#3592787

"Echange femme de 60 ans contre 2 de 30" comme dit mon voisin Raymond !

Le 10 février à 21:46 par Alençon
#3592788

"Heureusement qu’il existe encore des hommes non superficiels qui cherchent tout simplement une compagne de leur âge afin de partager le quotidien."

Il me semble aussi que ceci soit dans l’ ordre des choses.. naturellement , les gens sont attirés par des individus de LEUR génération , et ceci à tous les âges (existe quand même des exceptions reposant sur d’ autres critères qualitatifs) . Evidemment ce qui fausse la donne est le pouvoir de l’ argent , les femmes qui se vendent pour du fric trouvent preneur , à moins d’ être parfaitement irréalistes sur leur pouvoir de séduction.. ce dernier point prend beaucoup d’ importance avec l’ âge , et pour les 2 sexes ; que ça soit de la part d’ hommes mal entretenus et mal éduqués qui convoitent des femmes sophistiquées , ou des femmes au physique de poissonnière qui n’ attendent QUE le prince charmant .

Maintenant , je ne dirais pas que les françaises soient de bonnes clientes (malheureusement) , elles ont tous les défauts des enfants gâtées , même vieilles , et ceci quel que soit le type de rapport qu’ on a avec elles.. ça n’ est peut-être pas entièrement de leur faute bien sûr , mais c’ est quand même plus 1 fait de société que quelques travers psychologiques (et je parle bien là d’ être comédienne , capricieuse , manipulatrice , superficielle , inconséquente , complètement immature pour résumer) .

Le 11 février à 18:20 par Bali
#3592944

Sabrina, qu’on imagine d’un certain âge, tente de se rassurer en affirmant que les hommes tentent de se rassurer... Si des hommes chassent la quinqua sur le net c’est juste qu’ils sont trop radins pour aller voir les prostituées.

Le 9 février à 10:27 par Sev
#3592521

Oui, c’est vrai que regarder ce reportage laisse pantois... La solitude est l’un des effets secondaires dévastateurs du choix de société qui nous afflige. Exploser le pilier de toute société, la famille, en échange d’une multitude d’options façon pièces de puzzle insérées en forçant pour que ça rentre à tout prix en espérant obtenir l’image finale même si elle est monstrueuse, est bien la caractéristique de notre lent déclin civilisationnel.

Est-ce que tout cela est voulu, planifié ? Allez savoir... l’hyper capitalisme, en passe de devenir total, ne pousse que sur l’organisation de la vacuité intérieure et extérieure. La surconsommation d’absolument tout, y compris le virtuel en tout domaine, est la seule voie proposée à ces paumés de l’amour.

Mais y a t-il de l’amour dans ces recherches désespérées ? Oui, mais façon presque adolescente, sous forme d’un rêve de "prince encore un peu charmant" pour les unes et de "femme encore dynamique" pour les autres.

L’amour, dont se gargarise notre époque, est précisément ce qui manque intégralement à notre époque. Les vrais sentiments profonds ont été balayés au profit du Désir tout puissant et de l’amour de soi devenu un narcissisme désolant qui affecte aujourd’hui même les hommes.

Le mal de notre fin de civilisation tient en cette réflexion de G. Bernanos : " On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l’on n’admet pas d’abord qu’elle est une conspiration contre toute forme de vie intérieure. »

Les rares authentiques ermites vivent dans une solitude totale parce que leur vie intérieure est intense. L’homo technicus de la modernité finissante est un homme vide à l’intérieur duquel résonne la terreur de "finir seul".

La modernitude a engendré des monades qui se croisent sans se voir, la destruction finale des liens humains a été réalisée lors du coup d’état planétaire covidien. Les minuscules cercles peints sur les quais de gares, de métro et dans tous les espaces publics sont restés gravés dans l’esprit des cobayes de cet attentat contre l’humanité.

Les rencontres qui se produisaient dans la vie professionnelle, au café du commerce, dans les associations, lors d’une fêtes bon enfant, tout cela a été ringardisé. Les affiches des métros proposent des sites pour adultères assumés. Les sites de rencontre genre "meetic" sont les points de convergence de la solitude massifiée où l’on fait semblant d’y croire.

La véritable misère est là, dans ce grand vide intérieur.

Le 9 février à 10:49 par azer
#3592525

Je ne veux pas être méchant mais putain quand je vois les fin de séries, jamais ô grand jamais je ne pourrai poser la main dessus, bon certes j’ai toujours été pignot (c’est du charentais) c’est à dire que je n’ai jamais léchè la glace après l’autre, alors pour la madame, faut vraiment qu’elle me plaise.

Elles se sont flinguées toutes seules avec leurs exigences de princesses, maintenant faut passer à la caisse. Quand je vois les biches que je pourrais me lever à 55 balais alors que j’en fais 40 grâce au sport et à mon hygiène de vie, je me compare volontiers à ces dames en forme de poires. C’est triste mais le phénomène est devenu la norme en occident : solitude.

Sur X et FB combien d’américaines font des "real" en pleurnichant dans leur voiture parce qu’elles sont seules mais là par contre, il y a souvent des bombasses alors soient elles sont infectes au jour le jour ou alors elles sont perchées avec des exigences inatteignables. Et puis comment peut-on se laisser filmer dans une situation aussi dégradante alors que c’est du domaine de la vie privée et de l’intime ?

La honte totale, la loose et ils ne s’en rendent même pas compte....mais on ne peut pas leur en vouloir.

Bon je vais devoir vous laisser car j’ai un cours là... "A la sorbonne ?" Non à roland Garros

Le 11 février à 10:53 par Sev
#3592870

Vous avez raison, Azer, mais je peux vous assurer que nous sommes en réalité bien plus nombreuses à avoir compris l’arnaque et le grossier piège de notre "émancipation" bidon.

Nous autres, regardons nos consoeurs chouiner-en-ligne sur leur solitude, avec une certaine empathie. Dans toutes les guerres, cher Azer, il y en a des qui pigent tout de suite l’enfumage et d’autres qui s’y vautrent puis pleurnichent le reste de leur vie.

Je fais partie de ces meufs qui ont passé leur vie à la construire par l’intérieur. Ça aide beaucoup en prenant de la bouteille. La solitude est une île délicieuse où ne peuvent vivre que ceux qui ont une Vie Intérieure.

J’ai toujours préféré la compagnie des hommes sans que cela ne m’ait empêché d’avoir de véritables amitiés avec quelques femmes sacrément "burnées" sans qu’elles n’aient eu à taire leur féminité. C’est le secret... on est peu dans le club, mais si l’on doit finir en Ehpad, on sait qu’on y sèmera la même joie de vivre, de partager, de soutenir comme celle que nous aurons pratiquée pendant nos années de fraîcheur. Et si l’on perd la tête (ce n’est pas exclu...), ce sera pour aller se perdre dans la beauté des nuages, des beaux souvenirs avec nos vieilles potes et nos bons copains.

Le 9 février à 11:05 par Spirou
#3592528

Mon rencard de jeudi dernier au bar hemingway du Ritz m’a plombé de 270€ en cocktails. Les coupes ont rétrécies et les prix fait l’inverse. Encore un lieu clé qui disparait.

Le 9 février à 18:46 par Ange
#3592585

Et pour ce prix, on a droit à combien de litres de boisson ?

Le 11 février à 04:13 par anonyme
#3592803

Ventre saint gris !

On a un mec sur E&R qui claque 270 euros pour un rencard dans une buvette de luxe !

Le 9 février à 12:25 par Jairaison
#3592535

Quand les sujets de sociétal prennent le pas sur les sujets sociaux. Une évolution due aux réseaux sociaux pour une audience peu politisée.

Le 9 février à 13:02 par frederic
#3592539

La foire aux bestiaux où t’es à la fois l’éleveur et le bétail ! Beurk, mon dieu non merci.

A 63 ans ça fait un bail que j’ai pas tiré ma crampe et je m’en tape. Je pense qu’il y a une sorte de pression sociale qui nous oblige à nous mettre en couple. Comme j’ai l’esprit rebelle, j’ai tendance à vouloir faire l’inverse de ce que la pression sociales exige.Et puis quelle liberté le célibat.

Je préfère être seul que mal accompagné. Si je dois rencontrer quelqu’un ça sera mon destin et ça sera dans mon cercle quotidien, donc quelqu’un qui a des centres d’intérêts communs avec moi.

D’ailleurs la seule personne avec laquelle je sois resté vraiment longtemps (dix ans et 2 enfants), je l’ai rencontré à la piscine, lieu où je me rendais plusieurs fois par semaine pour nager.

Le 9 février à 13:41 par Anonymous19
#3592545

"l’ultralibéralisme détruit le couple"

Bizarrement, avant l’État nounou, les femmes tenaient beaucoup plus à leur mari.

Le 11 février à 20:07 par Alençon
#3592970

Tout à fait , la libido féminine étant mille fois plus dirigée vers la procréation que celle de l’ homme , la nécessité était au couple un remède contre les moments de doutes . L’ ingénierie judéo-marxiste a subventionné l’ émancipation des femmes séparatistes avec l’ argent des couples tradis , et il faut voir quel appel d’ air ça a été pour ces smicardes qui se sont retrouvées avec un budget x2 ou 3 , et la responsabilité d’ éduquer seule les espoirs de demain . Les chiens ne faisant pas des chats , on se retrouve avec une génération de petites salopes , dont l’ avenir en tant qu’ adultes , ne pourra vraisemblablement pas s’ épanouir dans un monde WOKE et décarboné.. la république a formaté des boulets/ettes , alors qu’ il nous fallait des artilleurs d’ élite !

Le 9 février à 15:16 par Anonyme
#3592554

Le problème, c’est le smartphone. A cause de cet appareil, les regards se sont éteints et ils ne luisent qu’à la lumière d’un médiocre émoticone se réfléchissant sur leurs pupilles, rivées sur l’écran. Adieu les coups de foudre, les regards qui se croisent, les paumettes qui rougissent, les sourires qui s’esquissent, les coeurs qui tambourinent. Tout ça a été remplacé par des émojis, qu’on appelle ça. La première vision est celle que renvoie l’écran, si possible en haute définition, et avec un filtrage adéquat pour estomper les imperfections. Imperfections qui jadis constituaient toute la subtilité, la beauté de l’être tant rêvé.

Même ici, les commentaires anonymes. Avant, on se rencontrait dans des cafés. On voyait tout le monde, entendait leurs avis, écoutait leurs voix. J’aurais tellement envie de rencontrer certaines personnes ici.

Le 10 février à 09:07 par info service à votre service
#3592647

"J’aurais tellement envie de rencontrer certaines personnes ici."

J’avoue... ça donnerait de sacrés discussions toujours très courtoises !

Ah bordel... plus sérieusement, il y a des antennes locales d’ER (je sais plus si elles existent encore) et divers associations gravitant autour. Donc si tu veux rencontrer les "gens du site" ou les sympathisants, tu peux. Pas besoin de lâcher des commentaires nommés, surtout vu ce qu’on dit parfois... j’ai pas envie de me retrouver avec une mezzouzah à la maison et un poster de Gabi(te) Attal.

Le 10 février à 09:40 par Miles Davis
#3592653

Ça dépend. Tu as de l’argent ?

Le 9 février à 15:38 par L’École Buissonnière Alsacienne
#3592556

Tout dans ce doc est désespérant, pour les cobayes en question, et pour ceux qui regardent. Quand on se respecte, on ne descend pas aussi bas (….)

En effet, constat évident, mais qui ose descendre aussi bas ? Les pauvres… Des pauvres qui unanimement ont le cœur sur la main et notez, une croix au coup.

Évidement, ces gentils alsaciens ont quand-même la chance d’avoir été arrachés aux griffes de nos voisins, ces sales boches sans humanité (((universelle)))….

Le 9 février à 15:49 par Leopard
#3592557

Pour le divertissement, c’est le genre de salon ou je me pointerai bien en portant le tee shirt "Poutine vite !" rien que pour voir les tronches et pour les offusqués, je rétorquerai : "C’est le salon de l’amour non ? et bien le mec sur mon tee shirt a l’amour de son peuple et son pays"

Ca pourrait être assez drôle ...

Le 9 février à 16:14 par IGGY POP l’iguane
#3592559

Bien vu ER "le bal des nazes".......... Cela va bien avec notre époque pourrave, creuse à tous les niveaux. Cette populace est pathétique, ces cadres moyen, ces petits chef d’entreprise, ces secrétaires, ses connes de la com’............tout ces pseudos bobo ou petit arriviste qui sont déconnecté de la réalité.............ils ne respirent que par les écrans, ils achètent en ligne, ils se branlent ne ligne et leurs rencontres sont foireuse : cons avec connes. 1984..........on y est ....... ;et bien dedans : vu que tout le monde à la gueule sur les iphones partout dans les rues, dans le métro, au resto : ces crétins (tines) vont eu resto avec une personne= 0 de conversation, ces abrutis ont tout deux la tronche sur leurs écrans durant tout le repas................ C’est l’époque et certains pensent que cela va changer ????????le bétaille est trop bien nourris pour qu’ils changent de crémerie................surtout si elle est Patriote/souverainiste.

Le 9 février à 18:14 par SA42
#3592577

Ce reportage est proche d’une parodie de tournez manège avec encore plus de pauvreté d’âme et de désespoir. Comme dit le proverbe ’’quand je me regarde je me désole, quand je me compare je me console’’

Le 9 février à 18:44 par Ange
#3592583

Un célibataire qui rêve de Léa Drucker, bien que désespéré, ne mérite même pas notre pitié.

Le 9 février à 20:27 par sélib et séliba
#3592594

Ce documentaire pose en héroïne principale la femme la plus improbable, la moins mariable, et, mine de rien, ne cesse de se moquer d’elle. Le reportage est bien plus indulgent avec les messieurs, à peine consultés. Il y a des dames quinquagénaires très présentables et sympathiques dans la réalité. Les messieurs de 50 ans, pour peu qu’ils aient un aspect assez sain (pas trop gros, pas trop chauves, le regard alerte) ont tendance dans ce genre de lieu de rencontres à se croire irrésistibles, contrairement aux femmes de leur âge qui doutent énormément d’elles-mêmes. Le fait est que beaucoup de mariages ainsi arrangés ne fonctionnent pas. Le mariage, c’est fait pour les jeunes. Souvent monsieur se cherche une gouvernante. Madame se cherche un bricoleur. Ce sont des bourgeois sans domesticité, d’où le drame contemporain. La soubrette sauvait bien des ménages, dans le temps. Madame pouvait se livrer aux petits fours et à l’élégance, voire à ses amants. Monsieur aux discussions de fumoir, voire à ses liaisons coûteuses. Les enfants avaient précepteurs ou nourrices. Nul homme de qualité ne cherchait une épouse sachant cuisiner. Madame sonnait son valet de pied quand il fallait planter un clou. Sa mère avait veillé au temps des amours à ce qu’elle ne fréquente que le gratin masculin. Une telle prudence, une oisiveté luxueuse, c’était le paradis des familles. Pas forcément pour la famille de la soubrette, laquelle finissait célibataire plus souvent qu’à son tour.

Le 10 février à 09:45 par Jordan
#3592655

Grosso modo, avant les riches avaient une vie cool...

Le 9 février à 22:51 par Julio
#3592611

On s’attend à des quinquas solides et endurcis par la vie mais on voit de vieilles personnes fragiles, maladroites, gênées, hésitantes, apeurées.

Le 10 février à 08:06 par Remi_Pierre
#3592643

Le premier qui dit le marché des secondes mains et des pas doués pour trouver tout seul, il sort.

Faut pas se moquer de la solitude et de la souffrance d’autrui.

Ami ouvrier : tu ne trouves pas l’âme soeur dans ton milieu hyper masculin ? N’hésites pas à te faire des amis dans le milieu de la comptabilité et de la gestion de paie, 3 personnes sur 4 sont des nanas, il y a beaucoup de femmes bien et seules qui t’y attendent.

Le 10 février à 09:42 par Miles Davis
#3592654

La vie est moche, ce n’est pas comme à Hollywood...

Le 11 février à 07:35 par menfin
#3592824

"le don de soi et la recherche de profit ne font pas bon ménage", dieudonné

Le 11 février à 11:30 par anonyme
#3592875

A 67 ans je n’imagine pas un homme dans mon lit. J’ai bien vécu ma vie. Des souvenirs à la pelle, des amours, des chagrins, des voyages... De quoi nourrir le restant de mes jours. J’habite une solitude peinarde et c’est bien comme ça ! Ces mendiants de l’amour me font de la peine...

Le 11 février à 21:55 par Alençon
#3592984

C’ est tout à fait compréhensible.. et pour le plaisir de l’ échange , je partage avec toi ce dicton.. "ça n’ est pas parce que le vieux lion a perdu ses crocs qu’ il a perdu l’ appétit ."

Et cette réflexion d’ ordre sociologique.. si la discrimination positive a permis aux femmes de s’ émanciper des pères et maris -au prix d’1 bilan économique catastrophique- ; il convient d’ examiner par QUOI elles les ont remplacé , pour évaluer le bénéfice de ces politiques sociales pour le pays .

Le 11 février à 12:48 par Franck
#3592893

Pour ma part j’ai renoncé et c’est bien loin d’être le désespoir . Au contraire , je vis à mon rythme et mes envies , je n’ai pas d’emploi du temps défini , tout au feeling et la liberté comme plus grande part de ma richesse , avec la santé évidemment. Sport , passions , contempler la nature , vivre avec mes animaux , vivre sans pression , quel bonheur ! 40 ans de ma vie en couple , plusieurs et je regrette pas du tout , célib depuis 3 ans et mes ex les plus intelligentes sont aujourd’hui mes meilleures amies , franchement ça me va . Les femmes de ma génération sont des mamys depuis leurs 50 ans , pas attirantes pas excitantes sauf les 1% d’exceptions , insupportables souvent d’ailleurs et comme les plus jeunes qui me plairaient me sont inaccessibles , je perds quoi finalement ? Je me demande souvent si cette solitude n’est pas la meilleure préparation à l’issue qui nous attend tous , j’ai pas encore la réponse mais ...