C’est un morceau d’anthologie, n’ayons pas peur des mots. Camron analyse le discours d’une idiote de 40 ans qui ne trouve pas chaussure à son pied. Et qui ne voit pas qu’elle boite. Pour elle, ce sont les hommes qui boitent.
Naturellement, comme elle est conne (non mais écoutez la lecture de son livre à la fin, c’est à peine du niveau 5e), elle ne voit pas que c’est son problème, et que ça fait fuir les mecs de qualité. Les autres veulent juste la sauter, c’est de bonne guerre, comme dirait Hitler.
Elle voit le problème partout sauf chez elle, c’est-à-dire dans son œil (ça suppose une distance, un retour sur soi, une conscience), remarquable application de la parabole du Christ, qu’on a déjà citée six cents fois ici.
L’analyse fracturée de Camron est réjouissante, non pas parce qu’on tient un mec qui vengerait tous les mecs qui ont eu affaire à des féministes, mais parce que ses interventions sont justes, et sans haine. Du bon sens, pas du bullshit. Bon, il y a bien sûr un petit sentiment de supériorité, il a la place de Dieu dans ses sujets, mais comment ne pas se sentir supérieur à une conne ?
Pas besoin de guerre des sexes pour comprendre qu’il s’agit avant tout, entre un homme et une femme, de compréhension mutuelle, derrière l’accord physique. C’est la compréhension mutuelle (le désir de se connaître, après le désir de s’accoupler) qui fera durer la relation, sinon elle en restera à un accord physique, et là, c’est au gré des besoins de chacun et de leur intersection. Pas de quoi fouetter un chat.
Le féminisme, on le voit, a donné aux femmes une fausse valeur, car dans la vie, que ce soit au boulot ou dans les relations, il faut prouver sa valeur, pas la prétendre. Celles qui partent à la guerre amoureuse en ayant une idée fausse d’elles-mêmes et des hommes ne peuvent que se planter, et souffrir. Cela permet, et c’est là le vice profond du féminisme, d’accuser les hommes de tous les maux.
C’est cette supercherie fondamentale qui fait enrager les féministes qui foirent leur vie amoureuse, et qui fait sourire les hommes qui préfèrent les femmes naturelles, ou avisées. Pas connes, pour parler vulgairement.
Conclusion : une jolie conne se plantera toujours, alors qu’une moins jolie pas conne aura plus de chance de trouver chaussure à son pied. C’est à se demander si la nature n’a pas distribué beauté et intelligence sur le mode n, 1-n...
Mais Camron dit bien, à un moment donné, qu’ayant été très jolie à 20 ans (elle l’est encore à 40 et fait semblant de trouver horripilant que des mecs la désirent, même des cons), elle n’a pas dû faire beaucoup d’effort pour séduire, c’est-à-dire développer sa personnalité. On préférera le mot connaissance. Conne ou connaissance, faut choisir !


et
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