Le sujet aurait plu à Camron, qui trouve les mots justes pour analyser la détresse des Françaises fragiles et seules – pardon, indépendantes et fortes – d’aujourd’hui. On voit que le problème est le même en Chine. Les femmes seraient-elles partout pareilles ? Ça alors...
On commence par cette Française de 37 ans qui commence à prendre conscience que son cas n’est pas unique et que les hommes pensent d’une autre façon que les femmes. Et que quand on pense se passer d’homme eh ben les hommes se passent de vous.
En Chine, les femmes ont gagné leur indépendance économique, malgré le poids des traditions. Désormais, dans ce pays paléo-capitaliste ou post-communiste (au choix), seul le pognon compte : les femmes célibataires n’hésitent pas à demander un homme avec tel ou tel niveau de revenu, le physique passant en second.
France Info a fait un bon sujet sur cette tendance lourde. Le communisme égalitaire n’aura tenu qu’un temps : la nature profonde (des femmes) reprend ses droits !
Chez nous, le marché aux célibataires, c’est Tinder et autres applis pourraves. Là-bas, c’est dans un parc. Les parents, surtout les mères, font homme-sandwich pour vendre leur progéniture.
Faire aboutir un mariage en Chine est désormais compliqué. À l’intérieur de ce marché aux célibataires, des dizaines de parents sont alignés le long du mur. Chacun porte une pancarte sur sa poitrine ou devant lui, avec une photo de son fils ou de sa fille à marier. Sur la pancarte d’une dame, on peut, par exemple, lire en détail toutes les informations concernant sa fille : celle-ci mesure 1 m 55, elle pèse 60 kilos, elle a une licence et cherche un homme avec un revenu mensuel d’au moins 2 500 euros, qui possède une voiture et un appartement.
Et là on retombe sur nos pattes françaises, avec des gonzesses qui réclament des vies de princesses, tout en n’ayant rien d’autre à offrir qu’un gros cul et un petit QI. Si certaines pouvaient se faire enlever des points de QI – elles pensent que ça plaît aux mecs, que ça les valorise –, elles le feraient. La chirurgie du cerveau prendrait un essor formidable.
Fanny a vraisemblablement subi plusieurs interventions ablatives au cerveau.
Heureusement, il n’y a pas que des Fanny, tête creuse provisoirement sauvée par son enveloppe. Ceux qui ont un peu d’expérience savent qu’une détresse infinie l’attend dans quinze ans au coin de la rue. Il ne faut pas oublier le rôle des mères dans ce genre de catastrophe humaine : les mères sont les meilleures, et donc les pires conseillères des filles. En Chine, elles semblent avoir gardé leur raison, mais négocient dur pour leur fille. Le mariage, c’est un investissement à long terme, donc autant ne pas prendre une planche pourrie.
« Ma fille recherche un homme mesurant environ 1 m 75, et titulaire d’au moins une licence, décrit cette mère d’une candidate au mariage. Son salaire doit être équivalent à celui de ma fille. Si l’homme a un emploi instable ou un faible revenu, cela entraînera davantage de conflits entre eux. La stabilité financière permet d’avoir moins de problèmes dans le couple. »
On est loin de l’amour courtois, on est plutôt dans l’amour courtier. Le problème, en France ou en Chine, c’est qu’on oublie les hommes dans l’histoire. Ils détiennent encore un dernier pouvoir qui peut ébranler toute la stratégie des truies vénales ou des putes déguisées en rosières : ne pas se marier, boycotter le couple. Copuler gratuitement, pour être directs. Heureusement, il reste de l’amour, le néolibéralisme n’a pas encore vaincu l’Amour. Mais il essaye, le bougre !


et
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