Le trublion du mouvement MAGA vient encore de donner un coup de pied dans la fourmilière de la droite bien-pensante US, qui correspond, à peu de choses près, à l’extrême droite française. En ce sens, on peut dire que Trump est le Le Pen américain, ou Jean-Marie le Trump français avant la lettre.
« Je sais que cette opinion n’est pas populaire mais franchement, je m’en fous. Ce ne sera jamais populaire d’être contre les hommes domestiqués. »
C’est vrai que les femmes, à l’intérieur du mariage (Nick ne sait pas de quoi il parle), ont tendance à domestiquer leur homme, c’est comme ça, et les hommes, au départ, trouvent ça très agréable. Jusqu’au moment où, effectivement, ils se sentent comme une grosse mouche dans la toile d’une araignée.
C’est le lot des femmes de choper des hommes sauvages et de les domestiquer, elles adorent ça. Malheureusement, dès qu’elles en ont domestiqué un bien comme il faut, genre pantoufles-télé-ventre à bière, elles commencent à renifler ailleurs, voir si y aurait pas un mâle un peu plus sauvage dans le coin, et le cycle recommence...
En ce sens, et en ce sens seulement, Nick a raison. Mais il est difficile de faire la différence entre l’amour, le confort, le plaisir, l’habitude, et la domestication. Car on peut voir la relation homme-femme comme un rapport de force, la femme sortant souvent vainqueur, vu qu’elle dispose d’un choix plus large de prétendants.
Mais ça, c’est la faute de l’homme qui met le sexe avant toute chose, donc ça donne le pouvoir de choisir à la femme, de sélectionner, d’éliminer. De là à dire que toutes les femmes sont des Mengele en puissance, des Mengelettes du quotidien, il y a un grand pas de l’oie que nous ne franchirons pas. Tiens, ça nous fait penser à cette sortie d’Ozon, Laurent, le droitiste – pas le gauchiste qui fait des films de femmes –, qui a rhabillé Fuentes pour l’hiver :
« Ce nazi italo-mexicain nain à grande gueule est un pur produit de l’époque. Cette génération d’influenceurs n’a pas d’histoire, de sang, de mémoire, ni d’odeurs attachées à ses mots. Le monde n’a pas plus de réalité pour lui qu’un gameplay de jeu vidéo. Reste la désinhibition dopée par les signaux de récompense chimique liés à la viralité sociale virtuelle et à ses rétributions. On en a les mêmes, avec vingt points de moins, en France. »
On dira, pour rester dans le débat correct, que Fuentes clive. On sent qu’il a lu Schopenhauer (penser à lui envoyer des ouvrages Kontre Kulture), et que pour lui il y a un lien souterrain entre enjuivé et enféminé, un barbarisme qui a du sens. Nick est pour un nazisme du quotidien. Les connaisseurs de la chose le colleront dans la rubrique SA plutôt que dans la rubrique SS, les mœurs des SA étant très... viriles. Justement, ça parle pédés.
« Je n’ai aucun respect pour les hommes domestiqués, ces pédés ne réussiront jamais à me convaincre que la vraie masculinité consiste à subvenir aux besoins de sa femme. »
Que Nick n’oublie pas la femme dans l’histoire, elle fait quand même le job. Solie nous dévoile les trois conditions d’un mariage heureux :
« Un, faites souvent l’amour.
Deux, priez ensemble.
Et trois, soumettez-vous à votre mari. »
"Les Trad Wives doivent être sexuellement dispo pour leurs maris. C’est un devoir, c’est écrit dans la Bible. Quand je suis fatigué, je suis plus enclin à refuser, mais quand c’est elle, la porte doit rester ouverte", déclare André à propos de sa femme.pic.twitter.com/UFTwsKx0bn
— Cerfia (@CerfiaFR) October 8, 2024
Quelqu’un a le 06 de Solie ? La nôtre, c’est tout le contraire. Quant à Nick, il faudra lui poser la question du mariage gay, pour voir.


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