Ils ont en effet une grande culture de la liberté notamment individuelle, et surtout du patriotisme. Cela s’explique notamment par l’histoire des Etats-Unis, construite sur la volonté des immigrants européens originels de trouver une terre de libertés et l’émancipation de ce pays vis -à-vis du Royaume-Uni qui fût le produit de la guerre d’indépendance. L’appropriation de ces faits historiques par le peuple rejaillit sur leur manière de penser pour beaucoup, c’est impressionnant. D’ailleurs, la Cour Suprême des Etats Unis, qui contrôle la conformité des lois à la constitution américaine, constitue une certaine garantie juridictionnelle pour les américains qui savent que si leurs droits individuels constitutionnels sont violés par les pouvoirs publics, ils ont grande chance de trouver justice par son biais. En France, le Conseil constitutionnel, remplit aussi cette fonction de contrôle de constitutionnalité des lois et de défense des droits individuels constitutionnels entre autres face au politique, mais il est moins audacieux dans son opposition potentielle face au pouvoir politique, d’autant plus que l’ineptie veut notamment qu’il soit présidé par Laurent Fabius, dont la nomination apparaît contestable au regard de son parcours politique, mais aussi composé de membres de droit et nommés issus du pouvoir politique, qui peut comme on le sait, ne pas toujours avoir au cœur la meilleure conception de l’intérêt général, voire être corrompu par des intérêts personnels (tous les anciens Présidents de la république française peuvent y siéger par exemple et y faire office de juges). J’apprécie aussi l’amour des américains pour la constitution des Etats-Unis. Cette révérence me rappelle celle qu’a tenté d’instituer Hugo Chavez au Venezuela en vulgarisant la connaissance de la constitution de son pays au sein du peuple. Je pense que c’est une voie salvatrice, encore faut-il, bien sûr, que le contenu de la constitution soit à la hauteur de la valeur qui lui est conférée.