Le géant chinois du commerce en ligne JD.com a annoncé, le 1er septembre dernier, le lancement d’une offre d’achat sur l’entreprise allemande Ceconomy, spécialiste outre-Rhin de l’électronique grand public et de l’électroménager, et propriétaire de 21,9 % du capital du groupe français Fnac Darty.
Selon Challenges, « un combat aussi politique que capitalistique » pourrait se dessiner entre le groupe chinois et l’actionnaire principal de Fnac Darty, le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, qui détient 29,99 % du capital de Fnac Darty via sa société Vesa Equity Investment. En moins d’une décennie, l’homme d’affaires s’est construit en France un empire à la croisée des médias et de la grande distribution : l’édition avec le groupe Editis (Robert Laffont, Plon, Nathan, etc.), la distribution avec Casino (Monoprix, Franprix, Cdiscount), Fnac Darty, ainsi que les médias (Elle, Marianne, Le Monde, etc.).
S’inscrivant dans le contexte d’un ralentissement de la croissance chinoise et de l’imposition de nouvelles taxes douanières par l’administration Trump, cette acquisition permettrait à JD.com, en s’appuyant sur les réseaux de magasins ainsi acquis, de développer son activité de commerce physique, dans l’objectif de conquérir le marché européen et de prendre l’avantage sur ses concurrents chinois Alibaba et Temu. Cette opération devra tout d’abord être approuvée par les autorités réglementaires en Allemagne, en France et à Bruxelles, avec une finalisation du rachat prévue au premier semestre 2026.


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